D’un point de vue éthique, que feriez-vous? Obtenir ce que vous voulez

La Feuille d'érable
Octobre 2016

La capitaine Sarah Finch-Ouellette, nouvelle agente d’administration du bureau du commandant de la base, s’est vu confier la tâche de coordonner la Campagne de charité en milieu de travail du gouvernement du Canada (CCMTGC), qui permet d’amasser des fonds au profit d’organismes de bienfaisance de la collectivité.

Le commandant de la base a mentionné à la Capt Finch-Ouellette qu’il encourage fortement les gens à prendre part à la campagne. Il souhaite donc que la militaire fasse preuve d’innovation afin d’accroître la participation des gens aux activités de collecte de fonds, sans toutefois compromettre l’efficacité opérationnelle.

La Capt Finch-Ouellette a lu les DOAD 7021-4, Sollicitation, parrainage et dons, le CANFORGEN 136/15 sur les organismes de bienfaisance, sollicitation, parrainages, dons et acceptation de cadeaux, marques d’hospitalité et autres avantages non classifiés, le CANFORGEN 137/16 sur les directives pour la Campagne de charité en milieu de travail du gouvernement du Canada de 2016, ainsi que la politique de prestation de services, et a discuté avec le contrôleur de la base de quelques-unes de ses idées. Plus particulièrement, elle suggère le recours au tout nouveau simulateur d’aptitudes aux armes rapides de deux millions de dollars : son utilisation coûterait 5 $ aux employés du MDN ainsi qu’aux militaires et à leur conjoint, et 2 $ pour les enfants.

Ce ne serait qu’un petit prix à payer pour faire l’essai pendant 15 minutes d’une simulation de tir d’armes, pense la Capt Finch-Ouellette. De nombreuses personnes voudraient très certainement l’essayer, et il serait ainsi possible d’amasser une somme considérable pour la campagne tout en respectant l’objectif du commandant de la base.

Le contrôleur de la base affirme toutefois que cette activité ne respecterait pas les politiques, puisqu’on demanderait aux gens de payer pour utiliser de l’équipement qui servirait à atteindre un but autre que celui prévu. Il mentionne également que le Cabinet du juge-avocat général devrait probablement examiner des questions relatives à la responsabilité, donc que l’activité ne serait probablement pas recommandée.

La Capt Finch-Ouellette pense toutefois qu’il s’agit d’une bonne cause et que, puisque la base ne s’est pas beaucoup servie de l’équipement dernièrement, il n’y aurait rien de mal à interpréter librement les politiques.

Afin de convaincre le contrôleur de la base d’accepter son idée, la militaire affirme que le commandant de la base lui a dit que c’est ce qu’il veut et qu’il faut donc le faire.

D’un point de vue éthique, est-ce que la Capt Finch-Ouellette respecte les principes et les valeurs du Code de valeurs et d’éthique du MDN et des FAC?

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et à nous proposer des idées de scénarios.

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