Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2016

1. Introduction

Le présent rapport financier trimestriel a été préparé par la direction en vertu de l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Il devrait être lu de concert avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses (A) et (B). Ce rapport n’a pas fait l’objet d’un examen ni d’une vérification externe.

La Défense a pour mission de défendre les intérêts et les valeurs du Canada et des Canadiens et Canadiennes tout en contribuant au maintien de la paix et de la sécurité au plan international. Au nom du peuple canadien, les Forces armées canadiennes (FAC) et le ministère de la Défense nationale (à partir de maintenant «ministère») se tiennent prêts à exercer trois rôles clés :

  • Défendre le Canada - servir avec excellence au pays;
  • Défendre l’Amérique du Nord - être un partenaire fort et viable des États-Unis pour défendre le continent;
  • Contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationale - en renouant avec la fière tradition du Canada en matière de leadership international.

La Défense accomplit sa mission par le truchement de six activités de programme. La Section II - Les Rapports sur les plans et priorités présente une courte description de ces activités de programme.

Méthode de présentation

Ce rapport trimestriel a été préparé par la direction en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations joint à ce rapport inclut les autorisations de dépenser du ministère accordées par le Parlement et celles utilisées par le ministère, de manière cohérente avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses (A) et (B) pour 2016-2017. Ce rapport trimestriel a en outre été rédigé à l’aide d’un référentiel d’information financière à usage particulier conçu pour répondre aux besoins en information financière à l’égard de l’utilisation des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les autorisations sont accordées par l’intermédiaire de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par le biais de lois sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.

Le ministère utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour la préparation de ses états financiers annuels qui font partie du processus de rapport sur le rendement ministériel. Toutefois, les autorisations de dépenser votées par le Parlement sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

Dans la section suivante portant sur les faits saillants des résultats financiers, le ministère fournit des explications sur les écarts excédant un seuil d’importance de 20,0 millions de dollars ou sur les postes connaissant une diminution ou une augmentation inhabituelle de pourcentage. Les écarts portent sur les résultats financiers trimestriels et cumulés au 31 décembre 2016 par rapport à la même période de l’exercice précédent.

État des autorisations

Les autorisations budgétaires totales disponibles aux fins d’utilisation ont diminué de 263,3 millions de dollars (1,3 %) en 2016-2017 par rapport à celles de 2015-2016. Cette diminution nette résulte d’augmentations des autorisations de dépenser du crédit 1 de 273,5 millions de dollars, de diminutions des autorisations de dépenser du crédit 5 de 586,9 millions de dollars, d’une augmentation des autorisations de dépenser du crédit 10 de 8,5 millions de dollars et d’une augmentation des autorisations de dépenser au titre des paiements législatifs de 41,5 millions de dollars.

Voici un résumé des écarts concernant les autorisations budgétaires :

 Crédit Explication des écarts (en milliers de dollars)Écarts ($)
1 Indexation annuelle des dépenses de la Défense 361 051
Financement lié à la réponse du Canada aux crises du Moyen-Orient 122 278
Financement pour des projets rattachés aux bases des Forces armées canadiennes et à d’autres propriétés de la Défense (Plan d'investissement infrastructure fédérale) 27 680
Financement lié au Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux 26 112
Financement lié à la capacité intérimaire de pétrolier ravitailleur d’escadre pour les Forces armées canadiennes 22 000
Financement à l’appui de la mise en œuvre continue des priorités en matière de défense nationale (165 000)
Financement autorisé à être reporté d’un exercice à l’autre (76 173)
Autres besoins ministériels divers (44 431)
Total des dépenses de fonctionnement 273 517
5 Financement autorisé à être reporté d’un exercice à l’autre 100 000
Financement pour des projets rattachés aux bases des Forces armées canadiennes et à d’autres propriétés de la Défense (Plan d'investissement infrastructure fédérale) 56 188
Ajustements nets dans le profil des dépenses liées aux grands projets d’immobilisation (équipement) et d’infrastructures afin d’harmoniser les ressources financières et les délais d’acquisition des projets actuels (761 604)
Autres besoins ministériels divers 18 476
Total des dépenses en capital (586 940)
10 Total des subventions et contributions 8 541
(L) Total des dépenses législatives 41 548
Autorisations budgétaires totales (263 334)

Le changement dans les autorisations budgétaires du crédit 1 est principalement attribuable à une augmentation de l’indexation annuelle des dépenses de la Défense, du financement lié à la réponse du Canada aux crises du Moyen-Orient, du financement lié au Plan d’Investissement et d’infrastructure fédérale, au financement associé au Plan d’action des Sites contaminés fédéraux, et au financement lié à la capacité intérimaire de pétrolier ravitailleur d’escadre pour les Forces armées canadiennes. L'augmentation du crédit 1 est compensée en partie par une diminution prévue de 165 millions de dollars du financement de l'entretien de la flotte des équipements comme les véhicules blindés légers et l'aéronef de patrouille « Aurora », et par une diminution du financement autorisé à être reporté d’un exercice financier à l’autre, et autres besoins ministériels divers.

Le changement dans les autorisations budgétaires du crédit 5 est principalement attribuable à la diminution des ajustements nets dans le profil des dépenses liées aux grands projets d’immobilisation (équipement) et d’infrastructures afin d’harmoniser les ressources financières et les délais d’acquisition des projets actuels. Plus précisément, les besoins de trésorerie pour la famille de véhicules de combat terrestre et le projet des hélicoptères maritimes sont moins élevés pour 2016-2017 que pour 2015-2016. La diminution du crédit 5 est contrebalancée en partie par une augmentation du financement autorisé à être reporté d’un exercice à l’autre, et du financement lié au plan d'investissement infrastructure fédérale et autres besoins ministériels divers. L’entretien de la flotte dépend du budget national d’approvisionnement qui est suffisant pour répondre aux demandes du ministère pour 2016-2017.

L’augmentation dans les autorisations budgétaires du crédit 10 est principalement attribuable à l’augmentation du financement lié à la réponse du Canada aux crises du Moyen-Orient.

L'augmentation des autorisations budgétaires législatives est principalement attribuable à un taux plus élevé dans les contributions de l’employeur aux régimes d’avantages sociaux.

État des dépenses ministérielles budgétaires par article courant

Les « dépenses budgétaires nettes » cumulées depuis le début de l'exercice ont augmenté de 449,4 millions de dollars (3,7 %) par rapport à l’an dernier.

Au cours du troisième trimestre, les « dépenses budgétaires nettes » ont augmenté de 291,8 millions de dollars (6,4 %), comparativement au même trimestre de l’exercice précédent.

Les articles courants ayant subi la hausse la plus marquée au troisième trimestre, comparativement au même trimestre de l’exercice précédent sont les suivants :

  • Acquisition de machinerie et d’équipement (143,7 millions de dollars) – principalement attribuable à l’augmentation des achats pour la famille des véhicules de combat terrestre et pour divers petits projets de biens d’équipement;
  • Acquisition de terrains, de bâtiments et d'ouvrages (42,6 millions de dollars) – principalement attribuable à la mise en œuvre du Programme d’investissements fédéraux dans l’infrastructure;
  • Services professionnels, spéciaux et autres (40,4 millions de dollars) – principalement attribuable à l’accroissement des exigences en matière de services professionnels pour les immobilisations et les Services de santé des Forces canadiennes.

Les revenus ont baissé de 82,9 millions de dollars principalement en raison d’un écart temporaire au chapitre des paiements reçus du Royaume-Uni concernant la prestation de services à l’Unité d’entraînement de l’armée britannique au Canada.

3. Risques et incertitudes

Pour remplir sa mission, le ministère achète les biens et services nécessaires à la formation des forces armées, à l’exécution d’opérations à la demande du gouvernement du Canada et à l’acquisition des infrastructures et du matériel rattachés, et ce, tant au Canada qu’à l’étranger.

De ce fait, les opérations financières du ministère sont exposées à divers risques externes, tant financiers qu’économiques, comme l’inflation, les opérations sur devises et la fluctuation du prix des biens. Selon ce qui advient de ces risques, ils pourraient causer des surplus ou des pénuries de fonds. D’une part, une montée de la valeur du dollar canadien ou une baisse du prix des biens, en particulier du pétrole, pourrait entraîner une baisse des dépenses. D’autre part, une baisse de la valeur du dollar canadien ou une augmentation du prix des biens pourrait entraîner une hausse des dépenses.

Le programme d’acquisition d’immobilisations du ministère comprend d’importants projets d’acquisition étalés sur plusieurs années. Des délais dans les activités d’approvisionnement ou de passation des marchés, ou dans la livraison de biens par les fournisseurs pour des projets individuels pourraient entraîner une diminution des dépenses ou des surplus budgétaires.

Bien que le ministère tienne compte des principaux facteurs de risque économiques et financiers, dont l’inflation visant particulièrement la défense et l’opération sur devises lors de l’élaboration de ses stratégies de dépenses, il n’exerce aucun contrôle sur ces derniers.

De plus, d’importants besoins opérationnels non prévus peuvent se présenter en tout temps, obligeant le ministère à se déployer n’importe où sur la planète. Selon la portée de la demande opérationnelle, le coût des opérations non prévues peut être atténué par des réaffectations à l’interne ou par la demande d’un financement gouvernemental supplémentaire.

4. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

Au cours des dernières années, le ministère a fait face à une situation fiscale changeante. Devant cette réalité, le ministère a lancé une multitude d’initiatives, incluant le renouvellement de la défense, dont le but est d’améliorer les pratiques et les processus opérationnels. La mise en œuvre de ces initiatives continue d’être une priorité pour 2016-2017. Le renouvellement de la défense vise à réévaluer les besoins, découvrir des efficiences et générer des économies pour le réinvestissement dans les capacités militaires et la disponibilité opérationnelle, incluant le réinvestissement interne du personnel à des tâches de plus haute importance.

Malgré les temps économiques difficiles, le ministère continueront à détenir une force militaire efficace au combat et polyvalente pour le Canada et les Canadiens en renforçant leurs capacités opérationnelles et en réduisant leurs coûts indirects ministériels et institutionnels.

 
Approuvé par :

// SIGNÉ PAR //

John Forster

Sous-ministre

// SIGNÉ PAR //

C. Rochette, CPA, CMA

Dirigeant principal des finances

 

Date : 28 février 2017

Ottawa, Canada

5. Tableaux financiers

Date de modification :