Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 30 juin 2015 - Révisé

Attention : Erratum

Date : 22 septembre 2015

Endroit : Tableau 1 : Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non audité), dépensées durant le trimestre terminé le 30 juin 2015 et cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre du 30 juin 2015, paiements de transfert.

Révision: « Paiements de transfert 5 256 milliers de dollars » remplace «Paiements de transfert 33 754 milliers de dollars » dans les deux colonnes.

Justification de la révision : Le montant déclaré initialement était inexact. La correction n’a eu aucun impact sur les totaux du tableau.

1. Introduction

Le présent rapport financier trimestriel a été préparé par la direction en vertu de l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor (CT). Il devrait être lu de concert avec le Budget principal des dépenses. Ce rapport n’a pas fait l’objet d’un examen ou d’une vérification externe.

La Défense a pour mission de défendre les intérêts et les valeurs du Canada et des Canadiens et Canadiennes tout en contribuant au maintien de la paix et de la sécurité au plan international. Au nom du peuple canadien, les Forces armées canadiennes (FAC) et le ministère de la Défense nationale (MDN) se tiennent prêts à exercer trois rôles clés :

  • Défendre le Canada - servir avec excellence au pays;
  • Défendre l’Amérique du Nord - être un partenaire fort et viable des États-Unis pour défendre le continent; et
  • Contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationale - en exerçant du leadership à l’étranger.

La Défense accomplit sa mission par le truchement de six activités de programme.  La Section II - Les Rapports sur les plans et priorités présente une courte description de ces activités de programme.

Méthode de présentation

Ce rapport trimestriel a été préparé par la direction en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations joint à ce rapport inclut les autorisations de dépenser du ministère accordées par le Parlement et celles utilisées par le ministère, de manière cohérente avec le Budget principal des dépenses pour l’exercice 2015-2016. Ce rapport trimestriel a en outre été rédigé à l’aide d’un référentiel d’information financière à usage particulier conçu pour répondre aux besoins en information financière à l’égard de l’utilisation des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les autorisations sont accordées par l’intermédiaire de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par le biais de lois sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.

Le ministère utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour la préparation de ses états financiers annuels qui font partie du processus de rapport sur le rendement ministériel. Toutefois, les autorisations de dépenser votées par le Parlement sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

Dans la section suivante portant sur les faits saillants des résultats financiers, le ministère fournit des explications sur les écarts excédant un seuil d’importance de 20,0 millions de dollars ou sur les postes connaissant une diminution ou une augmentation inhabituelle de pourcentage. Les écarts portent sur les résultats financiers trimestriels et cumulés au 30 juin 2015 par rapport à la même période de l’exercice précédent.

État des autorisations

Les autorisations budgétaires totales disponibles ont augmenté de 513,2 millions de dollars (2,8 %) au cours de l’exercice 2015-2016 par rapport à celles de 2014-2015. Cette hausse nette est attribuable à une hausse des autorisations de dépenser sous le crédit 1 de 1 081,4 millions de dollars, à une baisse des autorisations de dépenser sous le crédit 5 de 601,0 millions de dollars, à une baisse des autorisations de dépenser sous le crédit 10 de 9,4 millions de dollars et à une hausse des autorisations de dépenser concernant des paiements législatifs de 42,2 millions de dollars.

Voici un résumé des écarts concernant les autorisations budgétaires :

CréditExplication des écarts (en milliers de dollars)

Écarts ($)

1 Financement pour appuyer les efforts en cours pour la mise en place de la Stratégie de défense « Le Canada d’abord » 500 000
1 Indexation annuelle des dépenses de la Défense annoncée dans le budget de 2008 pour fournir une source de financement à long terme et prévisible 353 972
1 Financement pour des projets rattachés aux bases des Forces armées canadiennes et à d’autres propriétés de la Défense (infrastructure fédérale) 111 652
1 Croissance des Forces armées canadiennes dans le cadre de la Stratégie de défense « Le Canada d’abord » 71 833
1 Augmentation du financement visant à appuyer le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux 60 974
1 Autres besoins ministériels divers (17 084)
1 Total des dépenses de fonctionnement 1 081 347
5 Ajustements nets dans le profil des dépenses liées aux grands projets d’immobilisation (équipement) et d’infrastructures afin d’harmoniser les ressources financières et les délais d’acquisition des projets actuels (726 800)
5 Financement pour des projets rattachés aux bases des Forces armées canadiennes et à d’autres propriétés de la Défense (infrastructure fédérale) 108 195
5 Autres besoins ministériels divers 17 624
5 Total des dépenses en capital (600 981)
10  Total des subventions et contributions (9 441)
(L) Total des dépenses législatives 42 230
  Total des autorisations 513 155      

L’écart concernant les autorisations budgétaires sous le crédit 1 est principalement attribuable à une augmentation du financement pour appuyer les efforts en cours pour la mise en place de la Stratégie de défense « Le Canada d’abord », pour l’indexation annuelle des dépenses de la Défense annoncée dans le budget de 2008, pour les projets d’infrastructure fédérale, pour la croissance des Forces armées canadiennes et pour appuyer le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux.

L’écart concernant les autorisations budgétaires sous le crédit 5 est principalement attribuable à une diminution des ajustements nets dans le profil des dépenses liées aux grands projets d’immobilisation (équipement) et d’infrastructures afin d’harmoniser les ressources financières et les délais d’acquisition des projets. Plus précisément, les fonds requis pour la famille de véhicules de combat terrestre, le projet d’hélicoptères de transport moyen-lourd, le projet des hélicoptères maritimes et le projet de remplacement des chars sont moins élevés en 2015-2016 qu’en 2014-2015. La diminution des autorisations budgétaires sous le crédit 5 est compensée en partie par une augmentation du financement pour les projets d’infrastructure fédérale et pour d’autres besoins ministériels divers.

L’écart concernant les autorisations budgétaires sous le crédit 10 est attribuable à une diminution des paiements de transfert. L’augmentation enregistrée au chapitre des dépenses législatives est majoritairement attribuable à une augmentation des contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés.

État des dépenses ministérielles budgétaires par article courant

Les « dépenses budgétaires nettes » cumulées depuis le début de l'exercice ont diminué de 50,1 millions de dollars (1,4 %) par rapport au premier trimestre de l’an dernier.

L’article courant ayant subi la hausse la plus marquée au premier trimestre, comparativement au même trimestre de l’exercice précédent est :

  • Acquisition de matériel et d’outillage (83,8 millions de dollars) – attribuable principalement aux paiements d'étape effectués pour la réalisation du projet des hélicoptères maritimes en 2015-2016.

Les articles courants ayant subi les baisses les plus marquées sont :

  • Personnel (38,6 millions de dollars) – attribuable principalement à une diminution de la rémunération en remplacement en ce qui a trait au programme d’indemnité de départ des Forces canadiennes;
  • Services professionnels, spéciaux et autres (23,3 millions de dollars) – attribuable principalement à un écart temporaire en ce qui concerne les paiements pour le programme d’entretien de l’équipement majeur;
  • Acquisition de terrains, de bâtiments et travaux (21,1 millions de dollars) – attribuable principalement à des retards dans plusieurs projets de construction d’infrastructures, maintenant dans la phase de mise en œuvre, ayant entraîné une réduction des coûts en 2015-2016;
  • Autres subventions et paiemenst (60,8 millions de dollars) – attribuable principalement au paiement de transition unique de 58,3 millions de dollars en 2014-2015 pour l’application de la paye en arrérages par le gouvernement du Canada.

Les revenus ont baissé de 21,3 millions de dollars principalement en raison d’un écart temporaire au chapitre des paiements reçus du Royaume-Uni concernant la prestation de services à l’Unité d’entraînement de l’armée britannique du Canada et des changements dans les quantités de carburant vendues aux pays étrangers.

3. Risques et incertitudes

Pour remplir sa mission, la Défense nationale achète les biens et services nécessaires à la formation des forces armées, à l’exécution d’opérations à la demande du gouvernement du Canada et à l’acquisition des infrastructures et du matériel rattachés, et ce, tant au Canada qu’à l’étranger.

De ce fait, les opérations financières de la Défense nationale sont exposées à divers risques externes, tant financiers qu’économiques, comme l’inflation, les opérations sur devises et la fluctuation du prix des biens. Selon ce qui advient de ces risques, ils pourraient causer des surplus ou des pénuries de fonds. D’une part, une montée de la valeur du dollar canadien ou une baisse du prix des biens, en particulier du pétrole, pourrait entraîner une baisse des dépenses. D’autre part, une baisse de la valeur du dollar canadien ou une augmentation du prix des biens pourrait entraîner une hausse des dépenses.

Le programme d’acquisition d’immobilisations de la Défense nationale comprend d’importants projets d’acquisition étalés sur plusieurs années. Des délais dans les activités d’approvisionnement ou de passation des marchés, ou dans la livraison de biens par les fournisseurs pour des projets individuels pourraient entraîner une diminution des dépenses ou des surplus budgétaires.

Bien que la Défense nationale tienne compte des principaux facteurs de risque économiques et financiers, dont l’inflation visant particulièrement la défense et l’opération sur devises lors de l’élaboration de ses stratégies de dépenses, elle n’exerce aucun contrôle sur ces derniers.

De plus, d’importants besoins opérationnels non prévus peuvent se présenter en tout temps, obligeant la Défense nationale à se déployer n’importe où sur la planète. Selon la portée de la demande opérationnelle, le coût des opérations non prévues peut être atténué par des réaffectations à l’interne ou par la demande d’un financement gouvernemental supplémentaire.

4. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

Au cours des dernières années, la Défense nationale a fait face à une situation fiscale changeante. Devant cette réalité, le MDN a lancé une multitude d’initiatives, incluant le renouvellement de la défense, dont le but est d’améliorer les pratiques et les processus opérationnels. La mise en œuvre de ces initiatives est une priorité pour l’exercice 2015-2016. Le renouvellement de la défense vise à réévaluer les besoins, découvrir des efficiences et générer des économies pour le réinvestissement dans les capacités militaires et la disponibilité opérationnelle, incluant le réinvestissement interne du personnel à des tâches de plus haute importance. Malgré les temps économiques difficiles, le MDN et les FAC continueront à détenir une force militaire efficace au combat et polyvalente pour le Canada et les Canadiens en renforçant leurs capacités opérationnelles et en réduisant leurs coûts indirects ministériels et institutionnels.

 

Approuvé par :

// SIGNÉ PAR //

John Forster

Sous-ministre

// SIGNÉ PAR //

C. Rochette, CPA, CMA

Dirigeant principal des finances

 

Date: 21 août 2015

Ottawa, Canada

5. Tableaux Financiers

Date de modification :