Annexe A : Recommandations du comité d'experts

Recommandation 1 : Les FC devraient continuer de miser sur leurs mécanismes actuels pour l’élaboration, la mise en oeuvre et l’évaluation de la formation sur la santé mentale, plus particulièrement sur le CCESM et le BCC.

Recommandation 2 : On devrait intégrer la formation courante sur la sensibilisation à l’égard du suicide et la prévention du suicide au reste de la formation régulière coordonnée sur la santé mentale que reçoit chaque militaire au cours de sa carrière et de son cycle de déploiement.

Recommandation 3 : Le programme « ACE » de l’United States Army cible les compétences clés liées à la prévention du suicide, et on devrait y accorder une attention particulière pour ce qui est des efforts déployés par les FC dans le but d’améliorer l’éducation sur la santé mentale.

Recommandation 4 : On devrait préparer la formation sur la sensibilisation à l’égard du suicide et la prévention du suicide en appliquant les principes rigoureux d’élaboration des programmes d’études et d’éducation aux adultes. Plus particulièrement, ce genre de formation devrait permettre aux apprenants de mettre en pratique les compétences propres à la prévention du suicide, par exemple en interrogeant un ami afin de savoir s’il a des pensées suicidaires.

Recommandation 5 : Le CCESM devrait être chargé de décider de l’avenir du module du programme ELF portant sur la prévention du suicide. Jusqu’à ce que le programme complet de formation sur la santé mentale soit mis en oeuvre, on devrait continuer d’offrir le module sur la prévention du suicide du programme ELF comme formation optionnelle, tout particulièrement pour les personnes qui jouent un rôle de protecteurs.

Recommandation 6 : En ce qui concerne l’éducation de masse, on devrait favoriser les programmes courts plutôt que les programmes longs jusqu’à ce qu’il ait été démontré que les programmes longs donnent de meilleurs résultats.

Recommandation 7 : Le Comité d’experts juge qu’il n’est pas nécessaire d’obliger tous les membres des FC à suivre une formation sur la prévention du suicide d’ici une date donnée.

Recommandation 8 : Le lien entre un bon leadership, le stress lié au travail et les problèmes de santé mentale devrait être abordé dans le programme courant d’éducation sur la santé mentale des FC. Ce programme devrait également traiter du rôle que jouent les chefs afin de surmonter les obstacles en matière de soins de santé mentale.

Recommandation 9 : Les compétences générales en leadership qui forment l’assise de l’instruction de leadership au sein des FC sont probablement plus importantes pour la prévention du suicide que les compétences propres à la prévention du suicide. Cependant, il a été clairement démontré qu’une formation sur la prévention du suicide présentait suffisamment d’avantages potentiels pour justifier son intégration dans le programme d’éducation sur la santé mentale des FC, qui est offert tout au long de la carrière des chefs. On peut envisager de donner une formation libre sur la prévention du suicide aux chefs qui ne recevront pas de formation sur la prévention du suicide dans le cadre d’un cours de formation professionnelle (ou d’une autre formation) au cours des prochaines années. Toutefois, cette formation ne devrait pas être considérée comme obligatoire. Les chefs devraient plutôt établir la priorité de la nécessité de donner de la formation sur la prévention du suicide en fonction des autres besoins en formation de l’unité et des individus.

Recommandation 10 : Les programmes d’éducation à l’intention des chefs devraient porter précisément sur les méthodes de gestion du processus disciplinaire permettant d’atténuer les risques de suicide.

Recommandation 11 : Les responsables de la gestion de l’éducation continue des membres des groupes professionnels des FC qui sont davantage susceptibles de rencontrer des patients qui présentent des risques de suicide (notamment la police militaire) devraient tenir compte de la nécessité de donner une formation spécifique sur la prévention du suicide aux militaires de leur groupe professionnel. Le niveau de priorité devant être accordé à cette formation devrait être établi en fonction des nombreux autres besoins en matière de formation d’un groupe professionnel donné.

Recommandation 12 : Les personnes chargées de gérer les programmes de formation à l’intention des professionnels de la santé des FC devraient envisager d’offrir des programmes de formation sur la dépression et le suicide dans le cadre de leurs activités de formation régulières (p. ex. la formation propre à un groupe professionnel à la BFC Borden). Ces personnes devraient également établir le niveau de priorité devant être accordé à cette formation en fonction des nombreux autres besoins en matière de formation de leur groupe professionnel.

Recommandation 13 : La capacité d’établir un lien de confiance avec un patient potentiellement suicidaire est essentielle à l’évaluation des tendances suicidaires. Par conséquent, la formation sur la prévention du suicide à l’intention des cliniciens devrait être axée sur l’évaluation et, au besoin, sur le perfectionnement de ces compétences.

Recommandation 14 : Les personnes chargées de superviser les cliniciens devraient tenir compte de la nécessité d’offrir une formation ciblée sur la dépression et le suicide dans le cadre du Plan d’apprentissage personnel des cliniciens. Encore une fois, on devrait établir le niveau de priorité devant être accordé à cette formation en fonction de l’ensemble des besoins en matière de formation de chaque personne.

Recommandation 15 : Il n’est pas recommandé d’effectuer, au sein des FC, des examens supplémentaires de dépistage de masse afin de déceler les idées suicidaires. On peut toutefois continuer de procéder au dépistage actuel pendant l’examen médical périodique (EMP), le dépistage préalable au déploiement et le dépistage postdéploiement, car cette pratique fournit des données de surveillance utiles et qu’elle est peu susceptible de faire du tort.

Recommandation 16 : Il faut continuer de procéder au dépistage de la dépression durant l’EMP, le dépistage préalable au déploiement et le dépistage postdéploiement.

Recommandation 17 : Les FC devraient envisager d’augmenter la fréquence du dépistage de la dépression, mais uniquement si cette pratique fait partie d’une approche systématique de gestion des soins primaires liés à la dépression.

Recommandation 18 : Les FC devraient tenir compte des documents qui sont publiés et qui portent sur les avantages qu’il y a à procéder plus fréquemment au dépistage du TSPT dans le cadre des soins primaires et mettre en application cette pratique de dépistage si les avantages qu’elle comporte sont assez clairement démontrés.

Recommandation 19 : Les FC devraient adopter et diffuser les lignes directrices de l’American Psychiatric Association en ce qui concerne l’évaluation des tendances suicidaires.

Recommandation 20 : L’évaluation des tendances suicidaires devrait évidemment être réalisée au cours de la première rencontre d’évaluation avec les patients qui présentent des symptômes de problèmes de santé mentale dans les établissements de soins de santé mentale et les établissements de soins primaires. On devrait procéder à une nouvelle évaluation des tendances suicidaires pendant le traitement des patients dont l’état s’est détérioré ou ne s’est pas amélioré comme prévu, qui présentent de nouveaux symptômes ou une comorbidité, qui se trouvent dans une situation de crise ou qui sont aux prises avec de nouveaux facteurs de stress importants. Il n’est pas nécessaire d’évaluer les tendances suicidaires au cours de chaque rencontre relative à des soins de santé mentale. Cela pourrait même s’avérer contreproductif. Cependant, ce désavantage pourrait ne pas s’appliquer aux questionnaires informatisés.

Recommandation 21 : Dans le cadre de leurs programmes de formation sur le suicide, les FC devraient mettre l’accent sur la valeur limitée des facteurs de risque pour la prévision des suicides au cas par cas. L’évaluation des risques de suicide repose plutôt sur le contenu précis des idées suicidaires et du plan de suicide de la personne.

Recommandation 22 : Compte tenu du rôle essentiel qu’elle joue dans la prévention du suicide, l’évaluation des tendances suicidaires devrait constituer un objectif des vérifications en matière d’assurance de la qualité.

Recommandation 23 : Les FC devraient former un groupe distinct, qui serait responsable de l’élaboration des pratiques exemplaires de prise en charge des patients externes qui présentent un risque élevé de suicide (comme ceux qui obtiennent leur congé de l’hôpital après une tentative de suicide sérieuse). Ce groupe devrait déterminer précisément à quel moment il est indiqué de « surveiller un collègue » au sein de l’unité, de même que dans quelle mesure la surveillance doit être exercée. Comme il est probable que les ressources varient d’une région à l’autre, il faudra trouver des solutions à l’échelle nationale comme à l’échelle régionale.

Recommandation 24 : La « surveillance d’un collègue » au sein de l’unité ne devrait être exercée qu’à court terme et dans des circonstances tout à fait exceptionnelles telles qu’une tentative de suicide sérieuse dans une base d’opérations avancée.

Recommandation 25 : Les FC devraient suivre les directives courantes fondées sur des données probantes pour ce qui est du traitement des troubles mentaux par la médication.

Recommandation 26 : Les FC devraient suivre les directives de l’American Psychiatric Association pour le traitement des patients suicidaires par la médication. Ces directives fournissent des instructions sur la manière d’atténuer les risques accrus de comportements suicidaires au cours des semaines ou des mois qui suivent le début de la prise d’antidépresseurs.

Recommandation 27 : Les tendances suicidaires doivent être cernées et traitées comme un problème distinct chez les patients souffrant de troubles mentaux. Les patients ont des idées, des intentions ou des comportements suicidaires doivent suivre une psychothérapie factuelle axée particulièrement sur les tendances suicidaires et les problèmes interpersonnels qui sont à l’origine de ces tendances.

Recommandation 28 : Les approches cognitivo-comportementales qui visent l’impulsivité, le dérèglement émotionnel, le désespoir et le pessimisme sont particulièrement pertinentes dans le cadre d’une psychothérapie axée sur les tendances suicidaires, car elles ont fait leurs preuves et sont bien connues des cliniciens des FC.

Recommandation 29 : La décision d’accroître (ou de remplacer) une thérapie cognitivo-comportementale visant à traiter des tendances suicidaires par une thérapie interpersonnelle, une thérapie purement cognitive, une thérapie de résolution de problèmes et une thérapie axée sur la plaine conscience doit être prise par le clinicien traitant, qui doit tenir compte de toutes les circonstances cliniques.

Recommandation 30 : Lorsque cela est approprié sur le plan clinique, l’utilisation d’approches personnalisées ayant fait leurs preuves devrait être sérieusement envisagée (dans le cas où l’efficacité de ces approches a bien été prouvée).

Recommandation 31 : Les FC devraient envisager d’élaborer et de mettre en oeuvre un processus unique à l’échelle du système en vue d’assurer le suivi des patients qui sont traités pour des troubles mentaux, à la fois au stade des soins primaires et au stade des soins de santé mentale spécialisés.

Recommandation 32 : Le programme de prise en charge des cas en vigueur au sein des FC peut être utilisé comme un mécanisme permettant d’améliorer le suivi des patients souffrant de troubles mentaux qui présentent des risques élevés.

Recommandation 33 : Les FC doivent s’assurer que les données de surveillance des suicides indiquent la provenance des armes utilisées (armes de service ou armes personnelles). Les FC doivent également s’assurer de disposer de suffisamment de renseignements pour être en mesure de déterminer si les politiques et les procédures d’accès aux armes à feu ont été respectées. Les données de surveillance doivent permettre de déterminer s’il est nécessaire de modifier les politiques existantes en matière de contrôle des armes à feu.

Recommandation 34 : Les FC doivent également s’assurer que les données de surveillance des suicides indiquent précisément l’agent utilisé pour les suicides par surdose de médicaments ainsi que la provenance de cet agent (pharmacie des FC, pharmacie civile à l’aide de la carte de la CroixBleue des FC ou autre), dans la mesure du possible. Les FC doivent examiner les pratiques en vigueur en matière de distribution et d’emballage des médicaments à risque élevé en essayant de déterminer s’il existe des possibilités supplémentaires de réduire l’accès à des moyens de se donner la mort.

Recommandation 35 : La restriction de l’accès aux moyens de se donner la mort doit faire partie du plan de gestion des patients suicidaires dans le cadre des soins en clinique externe.

Recommandation 36 : Les FC devraient envisager de mener des actions proactives auprès des médias locaux, régionaux et nationaux afin de les informer à propos des suicides et de la santé mentale au sein des FC en vue de les encourager à annoncer de manière responsable les suicides des membres des FC et d’accroître la confiance qu’ont les membres des FC et le public à l’égard des soins de santé mentale offerts par les FC.

Recommandation 37 : Les FC doivent continuer d’élaborer, de mettre en oeuvre et d’évaluer des politiques et des programmes conçus pour atténuer le stress et ses conséquences liés au travail en espérant que cela permette d’améliorer la prévention des suicides et d’offrir de nombreux autres avantages à l’organisation.

Recommandation 38 : On devrait examiner les politiques et les procédures en matière de discipline et d’enquête en s’intéressant aux possibilités supplémentaires de modifications qui permettraient d’atténuer le stress et de diminuer le risque de suicide. On devrait envisager d’adopter une version de la politique de « transfert » de l’USAF pour les militaires qui font l’objet d’une enquête. Pour être efficace, cette politique devrait être accompagnée d’une formation ainsi que d’outils et de ressources à l’intention des dirigeants, des enquêteurs et du personnel subalterne.

Recommandation 39 : Le Comité d’experts ne recommande pas, aux fins de prévention du suicide, la mise en oeuvre de mesures de dépistage ou de sélection supplémentaires destinées aux recrues potentielles ou aux militaires se préparant en vue d’une mission.

Recommandation 40 : Les FC devraient continuer d’évaluer les aspects de la formation relative à la résilience de leur programme de formation sur la santé mentale.

Recommandation 41 : Les FC devraient continuer de surveiller les documents scientifiques publiés qui portent sur la formation relative à la résilience et modifier leur programme en tenant compte des pratiques exemplaires.

Recommandation 42 : Les volets du programme ELF des FC qui portent sur la maîtrise de la colère, la gestion du stress et les relations dans le domaine de la santé contribuent probablement à accroître le bienêtre des militaires et des membres de leur famille et à atténuer les principaux facteurs de risque associés aux comportements suicidaires. C’est pour ces raisons que l’on doit continuer à offrir ces programmes.

Recommandation 43 : Les FC devraient poursuivre leurs efforts visant à cerner les autres obstacles en matière de soins de santé mentale (tant en garnison qu’au cours des déploiements) et apporter les modifications nécessaires pour surmonter ces obstacles.

Recommandation 44 : La protection de la confidentialité relative aux idées et aux comportements suicidaires présente des avantages et des inconvénients. Selon les spécialistes en santé mentale des FC, les effets de la politique des FC visant à assurer une grande protection de la confidentialité en matière de tendances suicidaires sont, tout compte fait, beaucoup plus positifs que négatifs. Néanmoins, les cliniciens des FC devraient engager, avec la chaine de commandement opérationnelle, un dialogue constructif au sujet des restrictions à l’emploi pour raisons médicales. De plus, ils devraient inciter les militaires à révéler les détails de leurs problèmes de santé mentale lorsque cela peut contribuer à leur rétablissement.

Recommandation 45 : Les FC devraient continuer à diminuer le plus possible le temps d’attente pour les services de santé mentale.

Recommandation 46 : Les FC doivent renforcer leurs capacités d’amélioration de la qualité clinique des soins de santé mentale. Elles doivent saisir des données suffisantes sur les processus et les résultats des soins afin qu’il soit possible de cibler les problèmes potentiels et d’évaluer les effets des contre-mesures.

Recommandation 47 : Après chaque suicide, il faudrait mener une enquête clinique le plus rapidement possible.

  1. L’objectif principal de l’enquête devrait consister à explorer les possibilités d’amélioration future de la prévention du suicide ou de l’aide offerte aux personnes suicidaires, en mettant l’accent sur les soins de santé ainsi que sur la communication et la collaboration entre les professionnels de la santé et la chaîne de commandement.
  2. Ajouter des données épidémiologiques utiles au système de surveillance des suicides des FC devrait constituer un objectif secondaire de l’enquête.
  3. L’enquête devrait être menée par au moins un professionnel de la santé qui possède une formation ou de l’expérience dans les enquêtes sur les suicides.
  4. Les enquêteurs devraient être choisis parmi un bassin formé d’un nombre restreint d’enquêteurs qualifiés, pour lesquels mener de telles enquêtes fait partie des principales fonctions.
  5. L’enquête devrait respecter un protocole uniformisé; le rapport sur le suicide du département de la Défense des États-Unis devrait servir de modèle.
  6. L’autopsie psychologique devrait être réservée aux cas où il existe un doute important quant à la cause du décès (p. ex., suicide ou homicide). Les personnes chargées d’effectuer l’autopsie psychologique devraient posséder la formation et l’expérience requises pour le faire.
  7. Les FC devraient obtenir des conseils juridiques pour déterminer dans quelle mesure les renseignements recueillis dans le cadre d’une enquête clinique sur un suicide peuvent être protégés aux fins de l’assurance de la qualité.
  8. L’enquête clinique sur un suicide (ou des renseignements tirés de celleci) peut s’avérer utile à la commission d’enquête à titre de document de référence.

Recommandation 48 : Les FC devraient examiner les données nécessaires concernant leurs activités de surveillance du suicide pour s’assurer qu’elles disposent d’un mécanisme fiable pour saisir les données les plus susceptibles d’être utiles aux fins de l’assurance de la qualité. Plus particulièrement, des précisions sont nécessaires en ce qui concerne ce qui suit :

  1. les moyens;
  2. les éléments déclencheurs;
  3. les soins de santé mentale;
  4. la communication et la collaboration avec la chaîne de commandement.

Recommandation 49 : Le rapport sur le suicide du département de la Défense des États-Unis pourrait servir de modèle pour ce qui est des données sur la surveillance du suicide.

Recommandation 50 : L’enquête clinique sur le suicide devrait servir à saisir les données nécessaires à la surveillance du suicide, et les enquêteurs devraient apprendre à se servir du rapport sur le suicide.

Recommandation 51 : Pour le moment, les FC devraient porter leur attention sur les suicides réussis pour faire la mise au point finale de leur système de surveillance du suicide. Toutefois, elles devraient à l’avenir trouver des moyens de saisir des données semblables sur les tentatives de suicide graves.

Recommandation 52 : Les FC devraient continuer de surveiller les facteurs de risque de suicide (notamment les obstacles en matière de soins de santé mentale) à l’aide de leur Sondage sur la santé et le style de vie périodique.

Recommandation 53 : Les FC devraient précisément examiner les taux de suicide chez les militaires actifs et les anciens militaires dans l’étude de corrélation sur le cancer et la mortalité qu’elles ont planifiée.

Recommandation 54 : Les FC devraient élaborer un ensemble de mesures du rendement (et des moyens de saisir cellesci) pour son programme de prévention du suicide. Le taux de suicides réussis aura une valeur restreinte en tant que mesure du rendement parce que l’on s’attend à ce que les nombres soient assez bas, si bien qu’il sera difficile de détecter d’importants changements. Par conséquent, d’autres mesures du rendement seront nécessaires (le nombre de personnes qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale et qui suivent un traitement, la prévalence des idées suicidaires, le nombre de patients en santé mentale ayant dans leur dossier médical une évaluation complète de leurs tendances suicidaires, etc.).

Recommandation 55 : Il faudrait intégrer l’éducation des dirigeants sur les services de santé mentale offerts au programme avancé d’éducation sur la santé mentale des FC. Il faudrait en outre déterminer la fréquence de cette formation en fonction d’un besoin démontrable d’éducation plutôt que d’un calendrier fixe.

Recommandation 56 : Il faudrait également intégrer les aptitudes de soutien en santé mentale nécessaires à l’aide entre camarades au programme d’éducation avancé sur la santé mentale des FC.

Recommandation 57 : Il faudrait concevoir un plan de mise en oeuvre de l’ensemble des recommandations du Comité d’experts. Étant donné les répercussions sur les ressources et les difficultés associées, il faudrait mettre l’accent sur les plans de conception d’un système d’enquête clinique d’assurance de la qualité sur un suicide et sur le renforcement en général de la capacité des FC à améliorer la qualité de ses soins de santé mentale.

Recommandation 58 : Il faudrait élaborer un plan de communications approfondi visant à éduquer toutes les parties prenantes au sujet du programme de prévention du suicide des FC. Les efforts de mobilisation des médias, afin qu’ils encouragent le signalement responsable de suicides, devraient être intégrés à ce plan.

Recommandation 59 : Le programme de prévention du suicide des FC a maintenant assez cheminé; on pourrait annuler l’OAFC 1944 et la remplacer par un ou des instruments de politique convenables qui décriraient les caractéristiques essentielles de l’approche actuelle des FC.

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