Questions de mise en œuvre

Les recommandations précédentes dépendent presque entièrement de mécanismes, de ressources et de processus existants. La recommandation selon laquelle tout suicide entraîne une enquête clinique normalisée d’assurance de la qualité est toutefois l’une des exceptions principales. Pour mettre sur pied l’infrastructure nécessaire (personnel, protocoles, mécanismes de saisie des données, formation, contrôle de la qualité, logistique, etc.), il faudra consacrer des efforts majeurs sur au moins un an. Le financement en cours servira principalement à payer les voyages vers les différentes bases, où l’on pourra procéder aux enquêtes.

La recommandation visant à former un groupe distinct, responsable de l’élaboration des pratiques exemplaires de prise en charge des personnes présentant un risque élevé dans un contexte de patients externes n’aura que peu de répercussions sur les ressources, mais elle nécessitera une participation active de la part de celles présentes au sein de la chaîne de commandement opérationnelle. Il enva de même pour la recommandation quant à la mise en oeuvre d’une version de la politique de « transfert » de l’USAF en ce qui concerne les personnes faisant l’objet d’une enquête.

Il faudra des ressources considérables pour que les FC puissent renforcer leur capacité à améliorer de façon systématique les soins de santé mentale qu’elles fournissent, mais les avantages que cela leur procurera seront aussi considérables. Les améliorations à la qualité doivent survenir pour des raisons qui vont bien au-delà de la prévention du suicide. Étant donné que des données électroniques détaillées sur le processus et les résultats des soins de santé mentale constituent la pierre angulaire des efforts d’amélioration de la qualité, il faudra consacrer des ressources et des efforts considérables à la collecte, à l’analyse et à l’interprétation de ces données. Enfin, non seulement ces efforts seront vraisemblablement rentables, mais ils devraient tout simplement permettre de réaliser des économies, d’améliorer la productivité, de réduire le taux d’absentéisme et de réduire les autres dépenses d’ordre médical qui, habituellement, dépassaient les coûts différentiels du programme [126-128].

La meilleure façon d’éduquer les principaux intervenants au sujet de l’approche des FC en prévention du suicide serait de concevoir un plan de communications officiel qui soulignerait de façon uniforme les mêmes messages importants. L’un des objectifs centraux de ce plan serait en outre d’accroître la confiance à l’égard de la stratégie de prévention du suicide des FC.

  • Recommandation 57 : Il faudrait concevoir un plan de mise en oeuvre de l’ensemble des recommandations du Comité d’experts. Étant donné les répercussions sur les ressources et les difficultés associées, il faudrait mettre l’accent sur les plans de conception d’un système d’enquête clinique d’assurance de la qualité sur un suicide et sur le renforcement en général de la capacité des FC à améliorer la qualité de ses soins de santé mentale.
  • Recommandation 58 : Il faudrait élaborer un plan de communications approfondi visant à éduquer toutes les parties prenantes au sujet du programme de prévention du suicide des FC. Les efforts de mobilisation des médias, afin qu’ils encouragent le signalement responsable de suicides, devraient être intégrés à ce plan.
  • Recommandation 59 : Le programme de prévention du suicide des FC a maintenant assez cheminé; on pourrait annuler l’OAFC 1944 et la remplacer par un ou des instruments de politique convenables qui décriraient les caractéristiques essentielles de l’approche actuelle des FC.
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