Étude du cancer et de la mortalité chez les membres des Forces canadienne

Pour plus d’information, veuillez présenter une demande de renseignements au 613-995-2534.

Le Groupe des Services de santé des Forces canadiennes est engagé à assurer les soins et le soutien de nos hommes et de nos femmes en uniforme, nos anciens combattants, ainsi que la famille des FC au sens plus large.

L’étude du cancer et de la mortalité chez les membres des Forces canadiennes (ECM FC) fournira de nouvelles informations sur les causes de décès et les incidences du cancer sur les personnes ayant servi dans les FC, ce qui servira à informer le développement de la recherche, des politiques et des programmes.

L’étude permettra, en outre, au leadership des FC de mieux comprendre la santé de son personnel pendant et après le service.

L’ECM FC est dirigée et financée par le Groupe des Services de santé des Forces canadiennes. Elle est conduite en collaboration avec Anciens Combattants Canada (ACC) et Statistique Canada.

Le rapport initial sur la mortalité est maintenant disponible sur le site Web de Statistique Canada. La deuxième partie de l’étude, qui traite des résultats sur le cancer, est attendue en 2012.

Alerte : Données des Forces canadiennes

La présente étude utilise des données administratives des FC. Par conséquent, le personnel actuel et celui qui a pris sa retraite des FC n’est pas tenu de s’enregistrer ou de se porter volontaire.


Foire aux questions

Objet : Premiers résultats de l’étude de la mortalité et du cancer chez les militaires des Forces canadiennes
Date: 1 juin 2011
QR No

  1. Qu’est-ce que l’étude du cancer et de la mortalité chez les militaires des Forces canadiennes?
  2. Quelles sont les principales constatations du rapport sur la portion de l’étude portant sur la mortalité?
  3. Quels sont les facteurs associés au risque accru de suicide pour les anciens militaires des FC?
  4. Comment les FC abordent-elles la question du suicide?
  5. Pourquoi le taux de décès relié aux aéronefs est-il si élevé?
  6. Est-ce que le déploiement a été examiné en tant que risque de mortalité?
  7. Qui a été exclu de l’étude?
  8. Est-ce que cette étude est représentative de la population des vétérans canadiens?
  9. Pourquoi les résultats de cette étude sont-ils significatifs?
  10. Est-ce qu’il y a des risques de confidentialité associés à cette étude?
  11. Où puis-je obtenir plus de renseignements?

 

1. Qu’est-ce que l’étude du cancer et de la mortalité chez les militaires des Forces canadiennes?

L’étude du cancer et de la mortalité chez les militaires des Forces canadiennes (ÉCM FC) est un projet financé et dirigé par les Forces canadiennes (FC), auquel collaborent Anciens Combattants Canada et Statistique Canada. L’ÉCM FC permettra de recueillir des données essentielles sur les causes de décès et sur l’incidence du cancer chez les militaires actifs et à la retraite. Elle permettra aux FC et à ACC de se pencher pour la première fois sur les taux de mortalité et de cancer observés chez les militaires actifs et à la retraite qui se sont enrôlés dans les FC entre 1972 et 2006 en ce qui concerne la portion de l’étude portant sur la mortalité, et jusqu’en 2007 pour ce qui est de la portion de l’étude portant sur le cancer.

2. Quelles sont les principales constatations du rapport sur la portion de l’étude portant sur la mortalité?

Les principales constatations de l’étude sont les suivantes :

  • Les hommes et les femmes qui ont fait du service militaire courent un risque de décès de 35 p.cent moins élevé par rapport à celui de la population canadienne.
  • Le risque de mourir de blessures, de cancer, de maladie cardiovasculaire et d’autres maladies est plus faible chez les hommes et les femmes du groupe étudié.
  • Le risque de mourir dans un accident d’aéronef est plus élevé chez le groupe d’hommes étudié par rapport à la population en général, ce qui s’explique vraisemblablement par la plus grande proportion d’individus occupant un emploi dans le secteur de l’aviation dans le groupe étudié que dans l’ensemble de la population, ainsi que par le risque plus élevé associé à l’exécution d’opérations aériennes spécialisées.
  • Le risque de suicide global pour les hommes et les femmes qui ont fait du service militaire n’est pas différent de celui de la population canadienne. Toutefois, l’étude a permis de démontrer que la probabilité que les hommes libérés des FC meurent en se suicidant était 1,5 supérieure à celle des hommes de la population canadienne.

3. Quels sont les facteurs associés au risque accru de suicide pour les anciens militaires des FC?

Une analyse plus poussée des données relatives au suicide chez les anciens militaires des FC a fait ressortir les facteurs de risque suivants: sexe masculin, service avant 1986, période de service plus courte (moins de 10 ans), grades de militaire du rang et libération involontaire ou pour raisons médicales.

4. Comment les FC abordent-elles la question du suicide?

Le taux de suicide chez les militaires actifs des FC est resté inférieur à celui de la population générale en dépit du rythme opérationnel élevé de la dernière décennie. Néanmoins, la prévention du suicide demeure une priorité pour le gouvernement du Canada. Les FC déploient tous les efforts nécessaires pour dépister les militaires aux prises avec des problèmes de santé mentale et leur procurer de l’aide. Les Services de santé des FC ont mis en œuvre un solide programme en matière de santé mentale, qui permet de fournir des soins personnalisés aux militaires des FC malades ou blessés, et qui met l’accent sur l’élimination des obstacles à l’accès aux services en santé mentale. En 2009, un Comité d’experts des Forces canadiennes sur la prévention du suicide a conclu que le programme de prévention du suicide des FC est solide et diversifié. De plus, l’Unité interarmées de soutien au personnel (UISP) fournit, au nom du MDN et d’ACC, des services de soutien complets, multidisciplinaires et intégrés aux militaires actifs des FC et à leur famille lorsqu’ils se blessent ou tombent malades, puis pendant qu’ils réintègrent la vie militaire ou qu’ils effectuent la transition vers la vie civile.

5. Pourquoi le taux de décès relié aux aéronefs est-il si élevé?

Cette constatation s’explique vraisemblablement par la plus grande proportion d’individus occupant un emploi dans le secteur de l’aviation dans le groupe étudié que dans l’ensemble de la population, ainsi que par le risque plus élevé associé à l’exécution d’opérations aériennes spécialisées. Les FC disposent d’un excellent programme de sécurité en vol.

6. Est-ce que le déploiement a été examiné en tant que risque de mortalité?

Dans ce premier rapport, le déploiement n’a pas été examiné en tant que facteur de risque de mortalité parce que les données relatives aux déploiements dans les banques de données administratives étaient incomplètes et devront être mises à jour avant d’être utilisés dans le cadre de ce projet de recherche.

7. Qui a été exclu de l’étude?

Le groupe de personnes exclues de l’étude comprend celles qui se sont enrôlées avant 1972 ou après 2006. Également exclues :

  • Les personnes dont la date de naissance est invalide ou manquante (la date de naissance était une variable essentielle de l’analyse);
  • Les personnes qui ont servi uniquement dans la Réserve (les données administratives sur les réservistes étaient incomplètes et insuffisantes pour pouvoir mener une analyse représentative);
  • Les décès à l’extérieur du pays (Statistique Canada n’inclut pas ces décès dans ses données sur la population canadienne en général).

8. Est-ce que cette étude est représentative de la population des vétérans canadiens?

L’étude n’est pas représentative de tous les vétérans au Canada parce qu’elle porte uniquement sur les militaires qui se sont enrôlés dans les FC entre 1972 et 2006.

9. Pourquoi les résultats de cette étude sont-ils significatifs?

Auparavant, les FC n’avaient la possibilité de recenser les causes de décès que parmi les militaires actifs. Pour la première fois, cette étude fournit des données sur la santé et sur les causes de décès des gens après leur départ des FC.

10. Est-ce qu’il y a des risques de confidentialité associés à cette étude?

Non. Les données recueillies sur la mortalité et le cancer sont sauvegardées et analysées conformément aux principes et règlements de la confidentialité à Statistique Canada. Toutes les données créées, possédées ou recueillies par Statistique Canada, comme c’est le cas pour cette étude, sont protégées par la Loi sur la protection des renseignements personnels et par la Loi sur la statistique. Seules les données d’ensemble conformes aux dispositions sur la confidentialité de la Loi sur la statistique ont été publiées par ACC et le MDN. En outre, l’étude a été menée sur approbation d’un comité d’éthique de la recherche agréé externe.

11. Où puis-je obtenir plus de renseignements?

Le rapport est disponible sur le site Web de Statistique Canada. Pour plus d’information, veuillez présenter une demande de renseignements via le MDN au 613-995-2534 ou en ligne.

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