Obstacles aux soins

Un route qui est inondé

Caméra de combat

Plusieurs raisons peuvent empêcher un membre des Forces armées canadiennes d’aller chercher des soins en santé mentale, alors qu’il pourrait tirer parti des services disponibles. Le Sondage sur la santé et le style de vie (SSSV) de 2008 a permis de repérer un certain nombre d’obstacles qui empêchent les membres des FAC d’accéder à des soins.

Ils préfèrent gérer eux-mêmes la situation

Dans les zones verte à orange du Modèle du continuum de la santé mentale (MCSM), s’occuper soi même de ses propres problèmes peut faire partie d’une stratégie d’adaptation saine. La personne qui adopte une telle stratégie peut, par exemple, pratiquer des activités qui lui permettent de réduire son stress et accéder à un réseau de soutien. Toutefois, les personnes qui commencent à entrer dans la zone orange du MCSM peuvent avoir besoin d’assistance professionnelle et de services d’aide ciblés. Les professionnels en santé mentale peuvent fournir du soutien et proposer de nouvelles stratégies de gestion des sources de détresse.

Ils craignent les conséquences à long terme pour leur carrière

Quand un militaire présente des signes davantage associés aux zones orange et rouge du MCSM, les stratégies et les comportements inadéquats qu’il adopte sont plus susceptibles d’avoir des répercussions négatives sur sa carrière que les restrictions d’emploi pour raison médicale auxquelles il pourrait être soumis de façon temporaire.

Ils craignent d’être stigmatisés

Des efforts ont été déployés au sein des Forces armées canadiennes pour lutter contre la stigmatisation des problèmes de santé mentale. Le changement est un processus qui prend du temps, et tous les membres des FAC peuvent contribuer à mettre fin à la stigmatisation de ces problèmes. Il s’agit pour vous d’une occasion de changer les choses.

On enseigne aujourd’hui aux chefs qu’ils ont le devoir d’appuyer directement leurs subalternes qui souhaitent obtenir des soins de santé mentale, notamment en adoptant les comportements suivants :

  1. susciter la participation des ressources en santé mentale et informer les supérieurs;
  2. favoriser un climat ou un environnement propice au rétablissement;
  3. respecter les limites médicales et utiliser convenablement le personnel des FAC;
  4. gérer les comportements inacceptables (ce qui inclut gérer les comportements en milieu de travail qui sont inappropriés et qui contribuent à la stigmatisation des problèmes de santé mentale ou mettre fin aux rumeurs).

Ils croient que le traitement n’aidera pas

Les Forces canadiennes emploient plus de 200 professionnels en santé mentale. Il existe une diversité de méthodes de traitement très efficaces qui permettent aux militaires de reprendre leurs fonctions et qui contribuent à la prise en charge des problèmes de santé mentale. La formation et l’expérience de votre professionnel de la santé font en sorte qu’il est en mesure de fournir un traitement efficace.

Si vous avez besoin d’aide supplémentaire, veuillez consulter la section sur les ressources pour voir si l’une des sources de soutien présentées convient à votre situation.

Ils sont trop occupés ou négligent la situation

Les membres des FAC ont le devoir de faire ce qui est nécessaire pour demeurer en forme et en santé. Ils doivent notamment faire de leur santé, y compris leur santé mentale, une priorité. Vous devez accorder la plus grande importance à votre santé pour préserver votre état de préparation opérationnelle, votre carrière et votre famille.

Ils craignent que les soins ne soient pas confidentiels

Vos renseignements médicaux personnels ne sont pas communiqués aux membres de votre chaîne de commandement. Les seuls renseignements qui leur sont communiqués sont vos restrictions d’emploi pour raison médicale, et c’est votre médecin militaire généraliste qui les leur transmet. Ces renseignements sont communiqués à vos supérieurs pour qu’ils aient la possibilité de vous confier des tâches appropriées qui favoriseront le rétablissement de votre santé et qui vous permettront d’éviter d’autres blessures ou maladies. Vous pouvez faciliter la communication entre vos supérieurs et votre clinicien traitant en fournissant votre consentement de sorte qu’ils puissent travailler ensemble pour soutenir votre rétablissement. Il s’agit toutefois d’une décision qui vous appartient. Sans votre consentement, le personnel médical ne peut pas communiquer aucun renseignement sur votre état de santé.

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