Aide-mémoire du leader

Formats Alternatifs

Directorat de la Santé mentale

Table de matières

Ressources utilisées pour le développement de cet aide-mémoire :

  1. James Loehr - Brain: The Complete Mind, National Geographic, 2009
  2. FIRST 100 DAYS LEADERS’ HANDBOOK : Tactics, Techniques, and Procedures United States Army Center for Army Lessons Learned (CALL)
  3. A Leader’s Guide to Psychological Support Across the Deployment Cycle, NATO Task Group HFM 081/RTG

Introduction

But du Guide

Les leaders militaires à tous les niveaux jouent un rôle clé dans le maintien de l’état de préparation mentale des militaires placés sous leur commandement. Le présent guide vise à fournir aux leaders des renseignements et des stratégies pratiques pour gérer le stress et fournir du soutien psychologique. Le but est d’améliorer l’efficacité de l’unité et de chaque individu dans le contexte des opérations militaires modernes, et ce, en garnison ou en déploiement.

Il est important que le personnel des FC et les leaders comprennent que les effets du déploiement et du stress opérationnel sont ressentis par tous les militaires. Savoir reconnaître et gérer les effets du stress opérationnel est aussi important durant les périodes d’entraînement de routine que durant les opérations de combat. Les leaders se doivent d’établir un climat où leurs personnels se sentiront à l’aise de parler de leurs expériences afin de leur donner un sens.

Les leaders doivent se rappeler que plus les troupes seront informées au sujet des réactions normales vis-à-vis le stress, plus elles seront résilientes et en mesure de faire face au stress découlant des opérations militaires. Les leaders ne devraient pas sous-estimer l’influence qu’ils exercent sur le morale et le bien-être des troupes sous leur commandement.

Les compétences de leader du commandant, ainsi que son aptitude à fournir du soutien, sont essentielles, et sont souvent tout ce qu’il faut pour aider un militaire à se rétablir normalement après un incident stressant. En fait, il a été démontré que si la plupart des personnes présentent des symptômes physiques ou affectifs après avoir vécu un événement potentiellement traumatisant, la grande majorité d’entre elles se rétablit. Il est impératif que le personnel des FC à tous les échelons, évite de présumer que des réactions humaines normales à des événements potentiellement traumatisants entraîneront des problèmes qui nécessiteront des soins médicaux.

Définitions

« L’endurance mentale (Mental Toughness) est l’habileté de performer au plein potentiel de ses habiletés et de son talent, lorsque la situation le demande. Ce qui pourrait se traduire par l’habilité de combattre le sommeil, ou de demeurer calme et relaxe, ou de ne pas abandonner dans des moments difficiles. » Traduction libre - James Loehr dans Brain: The Complete Mind, National Geographic, 2009

Situations difficiles : L’exercice de nos fonctions militaires en théâtre d’opérations peut nous exposer à des situations stressantes et traumatisantes. Les facteurs de stress varieront vraisemblablement selon la nature de l’opération, de la mission ou de l’occupation militaire.

Le répertoire de terminologie de l’Armée de terre définit la résilience militaire comme étant « la capacité que possède un soldat de récupérer rapidement, de résister et, possiblement, de se développer lorsqu’il est exposé directement ou indirectement à des événements traumatisants et à des situations adverses en garnison, à l’entraînement ou en opération. »

Stress & rendement

La physiologie & le cerveau

Le système de réaction au stress (combattre/fuir/s’immobiliser) est automatique; nous ne le contrôlons pas directement. Il s’agit d’un réflexe programmé en fonction de notre vécu, qui se déclenche lorsque nous sommes confrontés à des situations difficiles. Les réactions de combat ou de fuite causent un certain nombre de sensations déplaisantes, notamment des tensions musculaires, des difficultés respiratoires, des douleurs musculaires, une pression thoracique et des tremblements.

Toutefois, même si nous ne le contrôlons pas directement, le fait de comprendre son fonctionnement peut nous permettre d’influencer indirectement notre réaction au stress, et d’empêcher les effets du stress de devenir dommageables ou chroniques.

Lorsque les réactions engendrées par le stress se manifestent, on peut réagir et reprendre la maîtrise de soi en commençant par ralentir le processus. On y parvient en relaxant le corps, en ralentissant la respiration et en augmentant l’apport en oxygène au cerveau. Il faut quelque temps pour maîtriser cette technique. C’est une compétence qui nécessite un certain apprentissage et beaucoup de pratique.

Effets physiques de la respiration tactique :

  • Changements immédiats: baisse de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque, du rythme respiratoire et de la consommation d’oxygène.
  • Changements à long terme (après beaucoup de pratique) : atténuation de l’anxiété et de la dépression, renforcement de l’aptitude à gérer les facteurs de stress de la vie.

Modèle du continuum de santé mentale (MCSM)

En santé (vert)

Santé, adaptation

En réaction (jaune)

Détresse ou incapacité fonctionnelle légère et réversible

Blessé (orange)

Incapacité plus grave et persistante

Malade (rouge)

Maladie clinique et trouble nécessistant des soins médicaux plus intensifs

Les expériences récentes nous ont appris que de nombreux militaires canadiens éprouvent des problèmes physiques et mentaux qui pourraient être temporaires et réversibles, si ceux-ci étaient diagnostiqués et traités à temps. Ce modèle tient compte de l’éventail des problèmes de santé, mentale ou physique, auxquels pourraient faire face les militaires canadiens au cours de leur carrière. Le modèle comprend diverses étapes: santé, adaptation (vert), détresse ou incapacités fonctionnelles légères et réversibles (jaune), traumatismes ou incapacités plus graves qui persistent (orange), maladies cliniques et troubles nécessitant des soins médicaux plus intensifs (rouge). La flèche située sous les quatre blocs de couleur marque le continuum, le mouvement dans les deux sens, indiquant la possibilité de retrouver pleinement la santé et de fonctionner normalement. Ainsi, personne n’est totalement écarté en raison de symptômes d’une maladie ou d’un traitement pour un trouble ou une maladie. On reconnait également que plus l’intervention est précoce, plus il sera facile de retrouver pleinement la santé et de fonctionner normalement (vert).

Signes et symptômes

En santé (vert)

  • Humeur normale; Calme, prend les choses aisément
  • Bon sens de l’humour; Bon rendement; Mentalement en contrôle
  • Profils de sommeil normaux; Quelques difficultés à dormir
  • Bonne condition physique; Bon niveau d’énergie
  • Actif socialement et physiquement
  • Pas/peu de jeu ou de consommation d’alcool

En réaction (jaune)

  • Irritable/ Impatient; Nerveux; Triste/Débordé
  • Sarcasme déplacé; Procrastination; Tendance à l’oubli
  • Troubles du sommeil; Pensées intrusives; Cauchemars
  • Muscles tendus/ maux de tête; Faible énergie
  • Diminution des activités ou de socialisation
  • Consommation régulière mais contrôlée d’alcool/de jeu

Blessé (orange)

  • Colère; Anxiété; Tristesse envahissante/ désespoir
  • Attitude négative; Piètre rendement/ Bourreau de travail; Piètre concentration/ mauvaises décisions
  • Sommeil agité, dérangé; Images récurrentes ou cauchemars
  • Accroissement des maux, de la douleur, et de la fatigue
  • Évitement; Retrait
  • Consommation accrue d’alcool/de jeu - difficile à contrôler

Malade (rouge)

  • Excès de colère, agressivité; Anxiété excessive/ paniques; Dépression/idées suicidaires
  • Insubordination grave; Ne peut s’acquitter de ses fonctions, contrôler son comportement ou se concentrer
  • Ne peut s’endormir ou demeurer endormi(e); Trop ou pas assez de sommeil
  • Maladies physiques; Fatigue chronique
  • Ne pas sortir ou répondre au téléphone
  • Dépendance au jeu ou à l’alcool; Autres dépendances

Atténuer les incidences du stress

Quoi faire

Nous utilisons diverses contre-mesures afin de lutter contre les dangers ou les menaces. Les contre-mesures utilisées pour lutter contre le stress sont conçues pour mettre un frein aux activités de notre système nerveux central, et ainsi gérer l’impact du stress sur notre corps et notre esprit.

Les quatre grandes stratégies

Établissement des objectifs

L’établissement d’objectifs nous donne une direction à suivre, une certaine rétroaction, et de la motivation. Un objectif se doit d’être hors de portée, mais pas hors de vue. Vous devez diviser les objectifs en petites parties, prendre action, et évaluer les progrès.

Préparation mentale /visualisation

La préparation mentale consiste notamment à vous préparer mentalement aux éventualités. Il ne s’agit pas d’être négatif et de laisser nos pensées nous accabler, mais plutôt d’envisager les problèmes qui pourraient survenir et d’essayer à l’avance d’y trouver des solutions.

Monologue interne

Ce n’est pas un événement qui commande nos émotions et notre comportement, mais plutôt nos pensées au sujet de l’événement. Si nos pensées sont négatives et non positives, elles altèrent grandement notre capacité de réussir.

  • Prenez conscience de l’existence du monologue interne
  • Arrêtez les pensées négatives; remplacez-les par des pensées positives
  • Utilisez des mots clés: Prêt. Focus. Persévérer. Vaincre. Confiance.

Contrôle de l’activation: respiration tactique

En résumé, vous devez retenir le chiffre quatre : inspirez pendant 4 secondes, et expirez pendant 4 secondes, pendant au moins 4 minutes.

L’Examen ponctuel de l’incident (EPI)

  1. Étape 1 : Admettre et écouter
  2. Étape 2 : Informer - Vérifier et appliquer le modèle
  3. Étape 3 : Répondre - Observer, faire un suivi et servir de modèle

L’Examen ponctuel de l’incident (EPI) est un outil que vous pouvez utiliser pour structurer votre intervention de soutien auprès du groupe et réduire le stress. Le processus peut être entrepris de façon officielle ou non, auprès des membres d’une petite unité ou d’un sous-groupe, ou, de façon plus informelle, selon un système de jumelage de pairs.

Étape 1 : Admettre et écouter

Admettre : Les leaders ont la responsabilité d’admettre qu’un événement s’est produit : « Quelque chose de terrible vient de se produire », « Cet événement était difficile ». Vous pouvez faire une déclaration globale sur la façon dont les membres du groupe se sentent. Ne faites pas comme si l’événement ne s’était pas produit, et ne poursuivez pas vos activités sans admettre que l’événement soit arrivé. Cependant, n’accordez pas non plus trop d’importance à l’événement. Parlez seulement des faits. Ce que vous pourriez faire: faites comme si vous vouliez diffuser un message à la radio, en restant calme, direct et clair.

Écouter : Votre travail ne consiste pas à réparer les dommages (vous ne le pouvez pas). Vous pouvez toutefois aider vos pairs en leur offrant une occasion de discuter de l’événement. Vous devez vous attendre à ce que certains membres ne veuillent pas parler de l’événement, ou que d’autres ne veuillent pas en parler avec vous, mais seulement avec leurs pairs. Cela est correct. Chaque personne fait face aux événements à sa façon, et nous ne voulons pas perturber les stratégies d’adaptation naturelles de chacun. Vous ne devez pas forcer quelqu’un à vous parler, car cela pourrait être dommageable. Toutes les discussions doivent être amorcées volontairement et naturellement.

Étape 2 : Informer - Vérifier et appliquer le modèle

  • La plupart des personnes (80 %) ont une réaction à court terme face au stress opérationnel ou aux événements difficiles. Les meilleures interventions sont les plus simples, c’est-à-dire les interventions non médicales qui peuvent être mises en oeuvre par l’entremise de la chaîne de commandement en place.
  • Après avoir admis qu’un événement se soit produit, et avoir offert à vos troupes l’occasion d’en parler, vous devez leur rappeler qu’il est important de prendre soin d’eux-mêmes. L’événement n’aura peut-être eu aucun impact sur certains membres, mais d’autres pourraient continuer de présenter des symptômes de détresse pendant des jours, ou même des semaines après l’événement. Insistez sur le fait que des ressources sont à leur disposition et que vous les aiderez à y accéder.
  • Il est souvent difficile de mettre fin à ce genre de conversation. Voici donc des options que vous pourriez envisager :
    • Recentrez l’attention sur la mission et sur ce qui doit être accompli.
    • Engagez-vous à offrir aux troupes la chance de se réunir de nouveau lorsque le temps le permettra.
    • Dites aux membres de votre troupe que vous reprendrez contact avec eux dans les prochaines semaines pour savoir comment les choses se passent.

Étape 3 : Répondre - Observer, faire un suivi et servir de modèle

  • Observez les membres en question et faites un suivi auprès d’eux plus tard pour savoir comment ils vont, et servez de modèle en ayant recours à une saine stratégie d’adaptation. Un mot au sujet du fait de servir de modèle: les gens veulent entendre les leaders parler de leurs émotions ou de leurs pensées négatives, à la suite d’un événement difficile. Ils ne veulent pas que vous fassiez semblant que tout va bien.
  • Les situations difficiles présentent un défi pour les leaders, mais elles sont par ailleurs une occasion privilégiée. En effet, les leaders efficaces profiteront de ces événements pour montrer qu’ils se préoccupent du bien-être des membres de leur unité, qu’ils reconnaissent les pertes, qu’ils communiquent directement avec les membres de l’unité et leurs familles, et qu’ils envoient le message qu’ils s’attendent à ce que l’unité passe au travers de l’épreuve. Grâce à un leadership efficace, ils pourront contribuer à renforcer la cohésion, la résilience et l’état de préparation opérationnelle de leur unité

Intervention

Rôle de chaque individu

La plupart des soldats affirment que c’est grâce à leurs camarades s’ils ont réussi à passer au travers du déploiement. Les soldats doivent absolument apporter un soutien de base à leurs pairs pour assurer le bien-être de tous pendant un déploiement. Le soutien par les pairs n’a pas besoin d’être complexe, et il ne s’agit pas d’une thérapie. Les interventions les plus simples sont parfois les plus efficaces.

N’oubliez pas que, dans les moments les plus sombres d’un homme, une tape dans le dos et une bonne accolade peuvent accomplir de petits miracles. [Traduction libre] -- Brigadier-général S.L.A. Marshall, 1950

Rôle des leaders

  • Les leaders doivent instaurer un climat de confiance dans lequel il est reconnu qu’une personne puisse se sentir dépassée par les événements auxquels elle fait face. Les troupes seront ouvertes à l’idée de recevoir de l’aide seulement si elles ont le profond sentiment que de demander de l’aide est un principe accepté dans leur environnement de travail.
  • Les leaders doivent être prêts à parler à leur personnel, ainsi qu’à écouter ce qu’ils ont à dire. Ils doivent démontrer qu’ils sont intéressés à prendre connaissance de ce qui se passe avec leurs troupes.
  • Il est important d’insister sur le fait que de demander de l’aide, dans les moments difficiles, est un signe de courage, de force, de responsabilité, et de gros bon sens.

Reconnaissance et soutien :

  • Connaissez les membres de votre équipe, et aidez-les à acquérir les compétences nécessaires à leur travail
  • Soyez à l’affut des changements soudains de comportement et de rendement; en présence de tels signes, n’hésitez pas à poser des questions
  • Demandez aux membres de votre équipe comment ça se passe avec le déploiement, ainsi que comment vont les choses à la maison
  • Offrez-leur des encouragements et de la reconnaissance pour ce qu’ils accomplissent
  • Si vous êtes inquiets par rapport à certains individus, posez-leur la question à savoir comment ils vont

Rôles clés des leaders

Protéger
  • Prêcher par l’exemple
  • Apprendre à connaître les troupes
  • Favoriser un climat sain
  • Déceler et résoudre les problèmes rapidement
  • Régler sans délai les questions de rendement
  • Montrer un intérêt sincère
  • Offrir des occasions de repos
  • Offrir du soutien suite à une situation traumatisante
  • Offrir des opportunités de formation réalistes
Détecter
  • Diriger afin d’être le réservoir de résilience
  • Être à l’affût des changements de comportement
  • Ajuster la charge de travail au besoin
  • Connaître les ressources et la façon d’y accéder
  • Éliminer les obstacles à la recherche d’aide
  • Encourager l’accès aux soins tôt
  • Consulter la chaine de commandement/ services de santé au besoin
Supporter
  • Faire appel à des ressources santé mentale
  • Montrer un intérêt sincère envers autrui
  • Respecter la confidentialité
  • Réduire au minimum les rumeurs
  • Respecter les restrictions médicales
  • Employer les gens de façon appropriée
  • Entretenir des relations respectueuses
  • Amener les militaires à participer à des activités de soutien social
  • Consulter, au besoin
  • Gérer les comportements inacceptables

À faire :

  • Apprendre à connaître les troupes
  • Favoriser un climat sain
  • Donner l’exemple
  • Être à l’affût des changements de comportement
  • Gérer les comportements inacceptables
  • Offrir des occasions de repos
  • Repérer les situations malsaines
  • Offrir du soutien, Intervenir, Consulter

À ne pas faire :

  • poser des diagnostics et porter des jugements
  • ignorer la situation en espérant qu’elle disparaîtra
  • permettre au militaire de s’isoler
  • perdre le contact avec le militaire qui suit un traitement médical
  • tenter de devenir son meilleur ami

Rôle des intervenants en santé mentale

  • Les intervenants en santé mentale évaluent le bien être et le morale des membres de l’unité, et offrent des traitements en santé mentale.
  • Les leaders peuvent également consulter les intervenants en santé mentale afin d’obtenir leur aide pour régler des problèmes au sein de l’unité, de même que des recommandations quant aux mesures à prendre pour améliorer le bien être et le morale des membres de leur unité. Ils peuvent en outre demander une formation particulière concernant des questions qui touchent l’ensemble de l’unité, y compris les répercussions du déploiement sur les familles, la gestion du stress, la maîtrise de la colère, et la consommation responsable d’alcool.

Prévention du suicide

Le suicide est un problème complexe. Les raisons qui poussent une personne à vouloir se suicider sont multiples. Mais la plupart de ceux et celles qui tentent de se suicider ne veulent pas mourir. Ils cherchent plutôt désespérément un moyen d’arrêter de souffrir. En effet, il est prouvé que ceux qui ont pu être sauvés en sont très reconnaissants plus tard.

Il semble que bon nombre de suicides pourraient être évités puisque la plupart sont précédés de signes avant-coureurs. C’est pourquoi tous les membres des FC devraient connaître ces signes et savoir comment venir en aide à une personne en détresse. La prévention du suicide, c’est l’affaire de tout le monde.

Des problèmes émotifs peuvent se traduire par des changements soudains de comportement: une augmentation notable de l’absentéisme, une baisse de rendement, un manque d’intérêt et un repli sur soi-même, des changements dans les relations avec les collègues, une augmentation de l’irritabilité ou de l’agressivité, et une augmentation ou un excès dans la consommation d’alcool ou de drogues.

Posez-vous aussi des questions si une personne prend des dispositions définitives: un jeune qui commence à donner ses biens les plus précieux, ou une personne plus âgée qui refait son testament ou porte une attention particulière à sa planification financière, par exemple.

Cependant, certains signes de détresse sont plus directs. Huit fois sur dix, les personnes qui s’enlèvent la vie ont menacé de se suicider ou y ont fait allusion avant. Prenez au sérieux toutes les déclarations du genre:  « Vous n’aurez plus à m’endurer bien longtemps », « Ma famille serait mieux sans moi » ou « J’en peux plus. J’ai envie de tout lâcher ».

Si vous croyez qu’une personne songe sérieusement au suicide, vous pouvez l’aider. Lisez attentivement les cinq étapes ci-dessous. Elles ont déjà paru dans d’autres publications des FC, mais elles valent la peine d’être répétées.

  • DEMANDEZ sans détour à la personne si elle songe au suicide.
  • ÉCOUTEZ la réponse sans porter de jugement.
  • CROYEZ ce que la personne vous dit et prenez toutes les menaces de suicide au sérieux.
  • RASSUREZ la personne sur la possibilité d’obtenir de l’aide.
  • AGISSEZ sans tarder. Communiquez avec d’autres personnes aptes à veiller sur sa sécurité.

N’essayez pas de régler la situation vous-même. Informez-en rapidement le personnel médical, un travailleur social, l’aumônier ou le supérieur de la personne.

Ressources de santé mentale en théâtre d’opérations

  • Camarades
  • Leaders
  • Aumôniers
  • Pers méd
  • Médecin militaire
  • Équipe de santé mentale

Les leaders qui veulent réduire les préjugés associés aux problèmes de santé mentale dans leur unité doivent être cohérents. Ils doivent soutenir les personnes qui demandent de l’aide, les encourager, et rappeler à leurs subordonnés qu’il faut du leadership pour veiller à ce que les personnes qui ont besoin d’aide l’obtiennent.

Date de modification :