À titre d’information

Statistiques sur le suicide

Le suicide est un enjeu de santé publique et, de ce fait, les FAC surveillent les taux de suicide et les problèmes de santé mentale dans l’ensemble de son effectif pour relever les tendances et atténuer les risques.

Les taux de suicide chez les membres masculins de la Force régulière se sont toujours maintenus sous la moyenne de la population canadienne depuis 1995, quand nous avons commencé à assurer un suivi étroit du taux de suicide. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les membres des FAC sont soumis à un examen de santé avant son recrutement et pendant son service, qu’il est employé au sein d’une organisation pourvue d’un leadership affirmé et engagé et qu’il a un accès facile à des services de santé mentale complets. Les cas de suicide dans la Force de réserve font également l’objet de suivi et d’enquête. Cependant, puisqu’ils servent à temps partiel, les réservistes reçoivent souvent leurs soins dans leur communauté locale et contactent peu leur unité, les FAC ne peuvent pas confirmer que tous les suicides leur sont signalés. De plus, en raison du faible taux de suicide chez les femmes membres des FAC, les chiffres ne sont pas significatifs sur le plan statistique et sont difficiles à comparer pour 100 000 personnes au fil des années. Ainsi, les taux de suicide chez les hommes membres de la Force régulière sont plus précis et donnent un meilleur aperçu des répercussions d’un suicide au sein des FAC.

Temps d’attente pour les soins de santé mentale

En général, le temps d’attente dans les FAC est beaucoup plus court que celui du réseau de santé civil. Les personnes se présentant sans rendez-vous ou en état de crise à la clinique de la base sont rencontrées la journée même, normalement dans l’heure suivant leur arrivée. Le délai d’attente visé pour les évaluations psychosociales est de deux semaines, alors que celui des évaluations en santé mentale générale au Centre de soutien pour trauma et stress opérationnel est de quatre semaines.

Des initiatives ont été mises en places afin de veiller à ce que les militaires reçoivent l’aide médicale nécessaire et adéquate jusqu’à leur rendez-vous d’évaluation chez un spécialiste. Le clinicien traitant de soins primaires peut offrir un soutien clinique tel que des rendez-vous plus fréquents ou la consultation d’un autre clinicien au sein de l’équipe de soins primaires. Des rendez-vous peuvent également être pris avec un clinicien des services psychosociaux en attendant l’évaluation. Les FAC peuvent également aiguiller les patients vers des cliniciens de la santé mentale présélectionnés et préapprouvés dans la collectivité.

Embauche de professionnels de la santé mentale

Les Forces canadiennes comptent environ 400 professionnels de la santé mentale à temps plein et plus de cinquante candidats ont entrepris le processus d’embauche visant à pourvoir des postes supplémentaires. Le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes prennent très au sérieux le recrutement de psychiatres et d’autres professionnels de la santé pour répondre aux besoins des membres des FAC demandant de tels services. Le Canada entier est aux prises avec une pénurie de professionnels de la santé et les FAC doivent faire concurrence au secteur privé pour embaucher des psychiatres et d’autres professionnels de la santé. Les FAC profitent de toutes les occasions de recruter des psychiatres et des professionnels de la santé mentale et elles ont recours à une entreprise de recrutement, à des publicités en ligne et dans les revues spécialisées et à des initiatives de recrutement lors de conférences comme celle de l’Association des psychiatres du Canada et elles travaillent de concert avec l’Association médicale canadienne et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

Enquêtes sur les suicides

Chaque décès par suicide d’un membre des FAC fait l’objet d’une enquête. Quand les FAC sont avisées d’un suicide potentiel, un premier examen du dossier médical a immédiatement lieu. Si le coroner responsable détermine que la mort découle d’un suicide, les Services de santé des Forces canadiennes procèdent à un examen technique des suicides par des professionnels de la santé.

Un examen technique des suicides par des professionnels de la santé est mené par une équipe de deux professionnels de la santé n’ayant pas soigné directement la victime. L’examen des suicides a pour objet de déterminer s’il y a possibilité d’améliorer les méthodes de prévention du suicide et d’entrer des renseignements plus détaillés et fiables dans le système de surveillance du suicide des FAC. Les résultats donnent un meilleur aperçu du suicide au sein des FAC et du moyen de renforcer les soins de santé mentale de qualité déjà offerts par l’organisation.

Une commission d’enquête a normalement lieu dans les cas où il est déterminé que la mort a été causée par des sévices auto-infligés. Normalement, ce processus vise à examiner les facteurs qui ont entraîné le suicide. Le chef d’état-major de la défense partage les inquiétudes du ministre de la Défense nationale au sujet du nombre de commissions d’enquête en attente et le CEMD a mis sur pied une équipe spécialisée dont le seul mandat est de mener à terme les commissions d’enquête en six mois.

Libération des membres des FAC

L’objectif du traitement en santé mentale est de remettre le patient dans un état de santé optimal et de garder le patient au sein des FAC. Il arrive cependant que la reprise du service dans les FAC ne soit pas dans l’intérêt du patient à cause de la nature des opérations militaires et qu’une carrière civile soit plus propice à la guérison du patient. Les membres des FAC sont transférés vers la vie civile uniquement lorsque nécessaire et seulement lorsqu’on estime qu’ils y sont prêts physiquement et mentalement. De plus, les patients reçoivent beaucoup de soutien par l’intermédiaire des gestionnaires de cas pour planifier et mettre en branle un recyclage approprié, leur retour au travail, leur indemnisation, leurs prestations et d’autres services visant à faire en sorte que la transition vers la vie civile soit la plus harmonieuse possible.

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