Transition au sein des Forces armées canadiennes

Transcription

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LIEUTENANT-GÉNÉRAL DAVID MILLAR (Chef - Personnel militaire) : Prenez le contrôle de votre transition. C’est le message que je veux vous transmettre. Il existe un monde nouveau et différent au-delà de la vie militaire et ce monde vous attend. Je suis agréablement surpris par l’élan de soutien manifesté par l’industrie canadienne et par son désir d’embaucher d’anciens militaires des Forces armées canadiennes. C’est vrai. Plus de 78 partenaires-employeurs participent à notre Programme d'aide à la transition de carrière dans l’objectif de vous offrir des emplois. Pourquoi? Parce que vous possédez des aptitudes, des compétences et des caractéristiques professionnelles qui sont très convoitées. Pensez-y un instant : quelles sont les valeurs intrinsèques que vous possédez tous? La loyauté, le dévouement, le sens du devoir. Quelles sont les compétences de base que vous possédez tous? Comment planifier, organiser, coordonner et exécuter. La compréhension du risque, la connaissance des gens, l’aptitude à coopérer, à faire des compromis et à trouver la solution optimale. Le talent d’écouter et de comprendre, l’aptitude à démontrer de la passion et de la compassion. Et, par-dessus tout, le désir de diriger et d’aider les autres. Toutes ces aptitudes et compétences sont essentielles à notre mission en tant que combattants. Croyez-le ou non, les mêmes qualités sont les piliers de l’industrie, et il y a un besoin constant pour ces ensembles de compétences au moment où les baby-boomers prennent leur retraite. Si vous n’êtes plus en mesure de servir dans les Forces armées canadiennes, joignez le Programme d’aide à la transition de carrière et, comme d’autres, découvrez les possibilités et prenez le contrôle.

BRUNO GUÈVREMONT (Crossfit Stasis) : Le plus gros défi c'était de savoir qu'est-ce que j'étais pour faire après avoir passé 15 ans dans les forces.

DANA CARTWRIGHT (Gouvernement de l’Alberta) : Pour certaines personnes, il s’agit d’une transition simple puisque les Forces comprennent tous les emplois imaginables. Moi, j’étais technicien d’armes, et il n’y a pas beaucoup de demandes pour des techniciens d’armes dans le secteur civil.

BRUNO GUÈVREMONT : On a beaucoup d'organisation dans les forces, on a une façon de faire les choses, puis on se rend compte que dans le côté civil ce n'est pas tout le temps de la même façon, mais ça se fait pareil.

MARIE-CLAUDE ARGUIN (Ville de Lac-Mégantic) : Je ne voulais pas quitter les Forces canadiennes en fait. J'avais une très belle carrière, je trouvais que c'était fait pour moi. Par contre, comme vous l'avez sûrement appris par les médias le 6 juillet 2013 la ville de Lac-Mégantic a été touchée par une tragédie ferroviaire, et puis bien c’est ma ville, c’est ma petite municipalité, alors j'ai été interpellée pour venir contribuer, venir aider, venir donner un coup de main. Finalement, l'idée de venir travailler et puis de venir mettre à profit toute l'expérience que j'ai tirée en gestion de crise pendant mes 24 ans dans les Forces armées canadiennes semblait la meilleure façon de contribuer.

MATT SAGASTUME (École polytechnique SAIT) : De nombreux programmes différents vous sont offerts par le CISP pour vous aider avec la transition. Beaucoup de personnes quittent les Forces et sont nerveuses à l’idée de bien s’intégrer dans le monde civil.

MAJOR JO-ANNE FLAWN-LAFORGE (Services de bien-être et moral-Le Ministère de la Défense nationale) : Eh bien, la première personne vers qui devraient se tourner les militaires qui envisagent faire la transition vers la vie civile ou qui se préparent à le faire est leur officier de sélection du personnel. Ces personnes sont formées pour faire de l’orientation professionnelle et scolaire : ils connaissent les programmes qui sont offerts. Ils donnent des ateliers de transition de carrière, et ils parcourent le pays tout au long de l’année avec les séminaires du Service de préparation à une seconde carrière. Il s’agit réellement du point de départ pour mettre en place un plan et avoir accès aux autres programmes que nous offrons.  

MICHEL DOIRON (Anciens combattants Canada) : Il est souvent très difficile pour les militaires d’effectuer la transition entre la vie militaire et la vie civile. Le ministère des Anciens combattants est là pour vous aider, et nous vous fournirons toute l’aide dont vous avez besoin pendant cette transition. Qu’il s’agisse d’un emploi, de questions liées à la santé ou des besoins de votre famille, dans l’un des bureaux du Ministère ou l’un de nos locaux sur vos bases, nous vous aiderons et nous sommes là pour vous appuyer à bien réussir votre transition.

BRUNO GUÈVREMONT : Il y a le Programme de transition des vétérans, La patrie gravée sur le cœur, Sans limites, et des services dans des collectivités locales : la Légion est là. La seule chose que je vais dire une fois de plus est de revenir à votre formation, et de vous dire que vous devez tous les consulter. Vous devez tous les consulter, puis déterminer quel service est le mieux pour vous.

DANA CARTWRIGHT : Je dirais que Forces@WORK est un service presque essentiel pour tous ceux et celles qui quittent la vie militaire et qui font la transition dans le secteur civil. J’utilise toujours des termes comme « secteur », et Forces@WORK m’ont enseigné à parler et à penser différemment.

WALTER MONIZ (Compagnie Canada) : Qu’il s’agisse du Treble Victor Group, par exemple, je suis membre du Treble Victor Group, Du régiment aux bâtiments, ou l’Opération Entrepreneur du prince de Galles : tous ces services sont conçus pour aider les militaires avec leur expérience de transition. Selon mon expérience personnelle, j’étais en fait un membre du Treble Victor Group et ça m’a aidé à trouver cet emploi, donc il y a une capacité de réseautage.

MARIE-CLAUDE ARGUIN : J'ai commencé par le service de transition de carrière et puis je dirais que je n'ai pas pu profiter des autres services simplement parce que le service de transition de carrière a été 100 % ce dont j'avais besoin. Je n'ai pas eu besoin d'aller voir ailleurs. En l'espace d'une fin de semaine seulement la dame qui m'aidait, qui était à mon dossier, Madame Bouchard, m'a trouvée un emploi, m'a aidée à écrire un CV, et puis une fois que j'ai été contactée en entrevue m'a même formée ou aidée aux techniques d'entrevue pour me donner un petit coup de main de ce côté-là.

MELANIE MITRA (Prospect Canada) : Il y a pleins d’éléments qui se regroupent et qui créent des conditions où les employeurs, en ce moment, ne se préoccupent pas du fait que vous ayez un trouble de santé mentale ou un type de handicap, qu’il soit physique ou autre, ou peu importe quels sont les obstacles. Ils veulent savoir comment vous travailler dans le sein d’une équipe, comment vous résolvez des problèmes, comment vous prenez la direction, comment vous dirigez lorsque c’est votre tour de la faire, comment vous faites preuve d’initiatives, comment vous communiquez, comment vous négociez. La plupart des employeurs constatent que ce sont ces qualités et ces compétences qui manquent, et cela les frustre beaucoup. Lorsque nous avons commencé à travailler avec les Forces, nous avons organisé des groupes de discussions avec des employeurs, et ces derniers étaient surpris d’apprendre qu’il y avait un type d’effectif qui existait et qui avait de la difficulté à se trouver un emploi. Si vous avez les compétences, ils trouveront une manière pour vous de vous en servir.

BRUNO GUÈVREMONT : Vous savez, beaucoup de personnes abandonnent avant d’essayer, car elles sont convaincues que ça ne fonctionnera pas. Je ne veux pas parler à cette personne, je ne veux pas faire cela. Mais, vous savez quoi? Si vous souffrez, vous devez obtenir de l’aide, vous devez communiquer avec ces services et les essayer tous.

MATT SAGASTUME : J’ai quitté les Forces il y a déjà plus d’un an, et je sais que je peux encore communiquer avec le CISP ou avec d’autres programmes, et je sais qu’obtiendrai toujours un soutien complet.

WALTER MONIZ : En tant que guichet unique, le site Web du Programme d’aide à la transition de carrière indique un nombre de fournisseurs d’aide à la transition. Ce service « chapeau », ou à guichet unique, permet aux militaires de trouver un nombre de différentes ressources et d’avoir accès à celles-ci.

ASTRID-MARIA CIARALLO (Les Œuvres de bienfaisance du prince de Galles au Canada) : Donc l’entreprenariat est un bon choix pour quelqu’un qui n'est peut-être pas fait pour une journée de travail de 9 à 5. Vous avez la possibilité d’être votre propre patron, de travailler selon un horaire variable, et de vraiment gérer les choses à votre manière. Nous offrons un atelier d’une journée intitulé « Introduction à l’entreprenariat », qui touche à des sujets comme la comptabilité, les médias sociaux, et qui donne des renseignements sur comment transférer vos connaissances du monde militaire au monde de l’entreprenariat. Nous offrons également notre spécialité, une formation intensive de sept jours à l’intention de ceux et celles qui sont un peu plus avancés dans leur cheminement et qui ont vraiment pensé à leur idée, ou qui ont récemment démarré une entreprise, mais qui n’y travaillent pas à temps complet, et qui veulent se préparer pour leur transition et cherchent ce savoir théorique de base.

MAJOR JO-ANNE FLAWN-LAFORGE (Services de bien-être et moral-Le Ministère de la Défense nationale) : Je suis vraiment fier de dire que la majorité de ces organismes tiers, le Programme d’aide à la transition de carrière de La Compagnie Canada, l’opération Entrepreneur du prince et Forces au travail, sont tous des programmes qui ont été fondés ici, au Canada. Nous les avons créés, nous avons grandi avec eux, ils sont maintenant bien en place et nous avons été en mesure de poser des gestes concrets pour nous assurer que nos militaires sont bien pris en charge et pour nous assurer également de véritablement répondre à tous leurs besoins en vue de les aider à réussir leur transition.

DANA CARTWRIGHT : En gros, j’ai passé par une agence et elle m’a placé au sein d’un service de ressources humaines. Je réalise maintenant que j’aime bien ce domaine, chose que je ne savais pas. Donc ça a été un peu surprenant et nouveau, le fait de m’apercevoir que j’aimais vraiment ça. Je pense peut-être suivre quelques cours simplement pour en apprendre davantage sur ce domaine et possiblement entreprendre une carrière dans cette branche, ce à quoi je ne m’attendais pas, mais je m’aperçois que j’aime vraiment ça.

MATT SAGASTUME : Lorsque j’ai quitté les Forces, je voulais faire quelque chose qui était stimulant sur le plan physique et mental, donc j’ai très hâte de travailler sur des avions, et de me trouver dans un environnement où la pression est intense, comme celui dans lequel on s’est habitué dans les Forces. Après l’avoir indiqué dans un plan d’action, j’ai présenté ma demande aux responsables du PASC et du CISP, et ils m’ont appuyé à 100 %.

BRUNO GUÈVREMONT : Il ne faut pas oublier tout l'entraînement puis toute la façon dont on affrontait les défis quand on était dans les Forces, ça fait qu'il faut que l'on continue à combattre puis à foncer vers les choses qu'on veut, à former des objectifs et puis à les affronter comme on affronterait une position ou tout ce qu'on a appris dans les Forces.

MARIE-CLAUDE ARGUIN : On ne sait pas vraiment ce que l'on vaut au civil, on ne sait pas vraiment comment on va faire la transition et sur quoi appliquer. Dans mon cas j'étais très humble et puis je n'osais pas en fait, je n'aurais pas osé appliquer sur le job sur lequel j'ai appliqué et que j'ai eu en fin de compte si ça n'avait pas été de Madame Bouchard qui m'a dit, tu ne comprends pas, tu as vraiment les aptitudes et vraiment les compétences puis si ça ne fonctionne pas ce n'est pas grave ça t'auras servi de pratique d'entrevue puis on te trouvera quelque chose d'autre.

MATT SAGASTUME : Vous devez vous battre pour cela. Beaucoup de personnes pensent qu’elles ne le méritent pas, qu’elles tirent avantage des Forces, mais ce n’est pas le cas, c’est votre vie, et à la fin de la journée, vous devez prendre soin de vous. Vous devez vous assurer que vous avez un plan de retrait, et si vous vous investissez assez, vous serez heureux à long terme.

DANA CARTWRIGHT : Il n’y a aucun emploi comme dans les Forces, vraiment, et personne ne prend soin de vous comme les Forces. Elles ont continué à prendre soin de moi, même si j’ai quitté le service, et aucun poste au civil et nulle autre société à laquelle je peux penser, même pas un hôpital ou autre chose, ne prend soin de ses employés après qu’ils ont quitté leur poste.

MARIE-CLAUDE ARGUIN : On a tous des compétences uniques et des compétences convoitées dans les Forces canadiennes, et puis il ne faut pas avoir peur. Il faut faire confiance en nous en premier, ça serait le premier conseil, faites confiance en vous, et ensuite faites confiance aux personnes des services disponibles parce qu'ils connaissent leur affaire puis ils sont là pour vous aider. Ça fonctionne.

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