Vous n’êtes pas seul – Ressources pour les membres des FAC et leur famille

Les membres des Forces armées canadiennes ont accès à toute une gamme de programmes pendant leur service, notamment des soins de santé et de santé mentale exceptionnels, de l’appui aux familles et des programmes complets de réinsertion et de retour au travail pour les militaires malades et blessés.

Contacts importants

Nous avons demandé à nos militaires : Que diriez-vous à un ami ou à un collègue qui songe à faire appel aux services de santé mentale?

Je dis toujours à mes amis : si vous avez des problèmes que vous n’arrivez pas à régler vous-mêmes, n’hésitez pas à consulter votre médecin militaire. Insomnie, anxiété, peu importe… Vous n’êtes pas médecin et moi non plus. Pourquoi ne pas laisser les professionnels faire leur travail et vous dire si vous avez besoin ou non d’une aide supplémentaire.

Vidéos sur la santé mentale

Témoignages

Poignée de mains

« Vous voulez parler? Je vous écoute. Ils [les soldats] doivent comprendre cela. J’ai l’impression que la meilleure façon consiste à faire abstraction de la chaîne de commandement et à faire en sorte que ce ne soit pas des paroles en l’air. Le grade ne compte plus. Nous sommes à l’écoute de vos préoccupations et de vos difficultés. »

Adjudant-maître Anthony Jones

Autres témoignages

Déclarations de la Direction de la Défense

Ministre et ministre associé de la Défense nationale

Ministre et ministre associé de la Défense nationale

« Nous accordons une très grande importance au bien-être de nos militaires, de nos vétérans et de leur famille. La prévention constitue la première ligne de défense contre la maladie mentale, et une gamme de soins complète est offerte à ceux qui souffrent de problèmes de santé mentale.

Harjit S. Sajjan, ministre de la Défense nationale, et
Kent Hehr, ministre des Anciens Combattants et
ministre associé de la Défense nationale

Chef d’état-major de la Défense

Chef d’état-major de la Défense

« Je m’engage à faire en sorte que le bien-être mental des hommes et des femmes qui portent l’uniforme pour notre pays soit une priorité. Les hauts dirigeants des FAC fournissent des programmes et des services de soutien adaptés aux besoins de nos membres, et je tiens à féliciter les hommes et les femmes qui sollicitent les traitements et l’aide dont ils ont besoin afin d’être au sommet de leur forme. »

Général Jonathan Vance, Chef d’état-major de la Défense

Soins et soutien

Soins et soutien

Pour les familles

Pour les familles

FAQ

FAQ

Santé mentale : Questions et réponses

 


Quel est le temps d’attente pour obtenir des soins en santé mentale au sein des FAC?

Les membres qui se présentent en clinique sans rendez-vous ou qui sont en situation de crise et nécessitent une évaluation immédiate sont traités la même journée, habituellement dans l’heure suivant leur arrivée à la clinique de la base. 

Le temps d’attente visé pour une évaluation psychologique est deux semaines. Le temps d’attente pour les évaluations générales de santé mentale et les évaluations menées dans un Centre de soutien pour trauma et stress opérationnel est quatre semaines.

Des stratégies sont en place pour faire en sorte que les membres reçoivent le soutien médical nécessaire pendant qu’ils attendent un rendez-vous d’évaluation. En attendant, ils peuvent aussi obtenir des rendez-vous plus fréquents, avec un autre clinicien faisant partie de l’équipe des soins de première ligne ou de services psychologiques.

Les FAC ont aussi la flexibilité de référer des patients à des cliniciens en santé mentale présélectionnés dans la communauté.

 


 

Où est-ce que je peux obtenir des conseils au sujet de la santé mentale?

Si vous ou un membre de votre famille souffrez de troubles psychologiques, vous pouvez obtenir des services d’orientation individuelle de votre médecin, ou vous pouvez communiquer avec une personne du Programme d’aide aux membres (1-800-268-7708) ou de la Ligne d’information pour les familles (1-800-866-4546).

Ces deux services sont confidentiels et sont offerts 24 heures par jour, 365 jours par année.  Si la situation est urgente, composez le 9-1-1.

 


 

Je suis mal à l’aise de parler de santé mentale avec une personne de ma chaine de commandement. Que devrais-je faire?

Téléphonez au 1-800-268-7708 pour parler avec une personne du Programme d’aide aux membres ou au 1-800-866-4546 pour parler avec une personne de la Ligne d’information pour les familles. Ces deux services sont confidentiels et sont offerts 24 heures par jour, 365 jours par année.

 


 

Si je lève la main pour obtenir de l’aide, vais-je être libéré des FAC?

Non. C’est pour cette raison que nous incitons toute personne ayant des préoccupations au sujet de sa santé mentale à consulter dès que possible un professionnel pouvant aider à évaluer leur situation. Beaucoup de personnes croient qu’il est honteux de demander de l’aide pour des problèmes de santé mentale. En réalité, le fait d’attendre pourrait causer une détérioration de la santé mentale et de la santé physique, ce qui pourrait ensuite avoir une incidence à long terme sur la santé et sur la carrière de la personne concernée.

Lorsqu’un membre se manifeste, le but est d’obtenir l’aide et le traitement nécessaire pour veiller à ce qu’il puisse continuer à travailler efficacement et à recevoir l’attention particulière requise.

Souvent, les membres peuvent recevoir des soins en santé mentale tout en continuant d’occuper leur poste habituel. Certains militaires doivent parfois être en congé de maladie pendant une période afin de travailler avec un professionnel en santé mentale, et ensuite retourner au travail. D’autres peuvent être affectés à l’Unité interarmées de soutien du personnel, s’il s’agit du meilleur moyen pour eux de concentrer leurs efforts sur leur rétablissement. Ils peuvent aussi, durant leur guérison, participer au programme de retour au travail et reprendre leurs tâches habituelles le temps venu. Chaque personne est unique; les plans d’action sont choisis en conséquence.

On donne aux militaires le temps de se rétablir pour un retour au travail dans les FAC. Toutefois, une carrière au sein de l’effectif civil peut être plus avantageuse pour la guérison de certains.

Soutien lors d’une transition

Les membres des FAC sont transférés vers la vie civile uniquement lorsque nécessaire, et seulement lorsqu’on estime qu’ils y sont prêts physiquement et mentalement. En outre, ils reçoivent une rémunération et des avantages sociaux importants, de même qu’un accès à des services tels que le programme de transition qui aide à effectuer la transition vers la vie civile sans trop de pression.

 


 

À quoi dois-je m’attendre si je suis affecté à l’Unité interarmées de soutien du personnel ou à l’un des centres intégrés de soutien du personnel (CISP)?

L’Unité interarmées de soutien du personnel offre de l’aide ciblée et individuelle, en plus de faciliter l’accès rapide à l’expertise en soutien aux familles, au soutien des pairs et aux programmes des FAC et d’Anciens Combattants Canada. Au Canada, on compte 24 Centres intégrés de soutien du personnel au sein de la structure de l’Unité.

Ces centres intégrés de soutien du personnel comprennent une structure de peloton permettant de fournir des services d’appui en matière de direction, de supervision et de gestion. En outre, ils comptent au sein de leurs effectifs des représentants locaux de soutien de la base, une liaison avec les centres de ressources pour les familles et du personnel se concentrant sur le programme de retour au travail, le suivi et les services administratifs et juridiques. En plus des partenaires de soutien, l’Unité interarmées de soutien comprend des membres de la Force régulière, des réservistes, des fonctionnaires faisant partie du MDN, des employés d’Anciens Combattants Canada, des représentants du Soutien social aux victimes de stress opérationnel (SSVSO), un officier de liaison avec les familles et un gestionnaire de cas des services de santé.

 


 

Qu’est-ce que le Programme d’aide aux membres?

Le Programme d’aide aux membres est un service volontaire et confidentiel mis sur pied par les FAC pour venir en aide aux membres (Force régulière, Réserve – toutes classes de service – et les cadets) et à leurs familles qui vivent des préoccupations susceptibles d’affecter leur bien-être personnel ou leur rendement au travail.

Téléphonez-nous en toute confidentialité. Si nous ne pouvons vous aider, nous connaissons quelqu’un qui le pourra. Services 24 heures par jour, 365 jours par année.

 


 

Comment savoir si une personne songe au suicide?

Voici certains signes indiquant qu’une personne peut songer au suicide :

  • Elle a menacé de se suicider ou a affirmé y songer, en particulier si un plan semble établi
  • Elle s’est automutilée d’une certaine manière
  • Elle dit n’avoir aucune raison de vivre
  • Elle a exprimé son désespoir
  • Elle a le sentiment d’être un fardeau pour les autres
  • Elle s’est éloignée de sa famille et de ses amis
  • Elle a subi une perte (relation, emploi) ou vécu une déception récemment
  • Elle démontre des signes de maladie mentale (voir ici)

Il faut toujours prendre au sérieux quelqu’un qui menace de se suicider ou qui affirme y songer; demandez de l’aide immédiatement. S’il s’agit d’une urgence ou si vous pensez que la personne peut passer à l’acte, appelez le 9-1-1 et restez avec elle.

N’hésitez pas à demander à un être cher s’il songe au suicide. Le fait d’amorcer un dialogue peut inciter les personnes souffrant de maladie mentale à chercher l’aide professionnelle dont elles ont besoin.

 


 

Une personne que je connais a besoin d’aide – Quels sont les services de santé mentale d’urgence offerts aux membres des FAC?

Chaque jour, les membres des FAC peuvent rencontrer un médecin militaire généraliste à la clinique de la base. En cas d’urgence, les membres des FAC peuvent également consulter un médecin de soins primaires sans rendez-vous. Tous les médecins de soins primaires ont été formés en matière d’évaluation du risque de suicide, de gestion du risque et de prévention du suicide. Toute personne jugée à risque est vue immédiatement par un médecin.

En outre, toutes les cliniques de la base disposent d’une équipe de services psychosociaux pouvant être rencontrée sans rendez-vous. En cas d’urgence, les militaires peuvent rencontrer un membre du personnel en soins infirmiers (santé mentale) ou en travail social sans rendez-vous. Tous les cliniciens des services psychosociaux et de la santé mentale ont les connaissances nécessaires pour évaluer, gérer et prévenir le suicide.

Les militaires ou l’entourage d’un membre ayant besoin d’aide peuvent également communiquer avec la police militaire ou composer le 9-1-1 pour obtenir des services d’intervention d’urgence. Le militaire suicidaire sera amené à la clinique de la base (durant les heures normales de travail) ou aux services d’urgence de l’hôpital local (après les heures normales de travail). Le personnel de la police militaire/civile et des services d’urgence est formé en matière de crise en santé mentale pour aider et gérer les personnes dans un tel état d’esprit.

Les membres des FAC et leurs familles peuvent aussi composer le 1-800-268-7708, en tout temps, et de partout dans le monde, afin d’obtenir en toute confidentialité des services d’orientation vers des intervenants en santé mentale.

 


 

Quels renseignements utilise-t-on pour assurer le suivi des taux de suicide et analyser les données?

Tous les décès de membres des Forces armées canadiennes pour lesquels le coroner a établi qu’il s’agit d’un suicide font l’objet d’une enquête menée dans le cadre d’un processus d’examen technique des suicides, par des professionnels de la santé. Les renseignements ainsi recueillis sont utilisés pour établir les taux de suicide et les facteurs de risque associés au suicide ainsi que pour examiner les soins de santé fournis et évaluer les autres facteurs organisationnels susceptibles de contribuer à la prévention du suicide.

Les taux de suicide chez les membres masculins de la Force régulière se sont toujours maintenus sous la moyenne de la population canadienne depuis 1995, quand nous avons commencé à assurer un suivi étroit du taux de suicide. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les membres des FAC sont soumis à un examen de santé avant son recrutement et pendant son service, qu’il est employé au sein d’une organisation pourvue d’un leadership affirmé et engagé et qu’il a un accès facile à des services de santé mentale complets.

Le taux de suicide au sein de la Force de réserve fait aussi l’objet d’un suivi et d’examens. Cependant, le contact entre les réservistes et leur unité est parfois limité et ils reçoivent leurs soins de santé par le biais du réseau de santé public dans leurs communautés. Pour cette raison, les FAC ne peuvent affirmer que tous les décès par suicide lui sont signalés.

De plus, en raison du faible nombre de suicides chez les femmes membres des FAC, les chiffres ne sont pas significatifs sur le plan statistique et sont difficiles à comparer pour 100 000 personnes au fil des années. Ainsi, les taux de suicide chez les hommes membres de la Force régulière sont plus précis et donnent un meilleur aperçu des répercussions d’un suicide au sein des FAC.

 


 

Les FAC surveillent-elles le taux de suicide chez les anciens combattants?

Une étude publiée au printemps de 2011 concernant les membres actifs et retraités des FAC démontre que le risque de suicide est comparable à celui de la population canadienne en général. Cependant, les hommes militaires retraités présentaient un risque plus élevé de suicide par rapport à la population canadienne. Une analyse plus approfondie a fait ressortir les facteurs de risque suivants : service avant 1986, plus courte période de service (moins de 10 ans), anciens militaires du rang et libération involontaire ou pour raisons médicales. Pour obtenir plus de renseignements et connaître les premiers résultats sur la mortalité, consultez la page Web suivante : Étude du cancer et de la mortalité chez les membres des Forces canadiennes.

 


 

Comment enquête-t-on sur les suicides?

Chaque décès par suicide d’un membre des FAC fait l’objet d’une enquête. Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC) enquête sur tous les décès subits se produisant sur son territoire de compétence pour déterminer s’il y a eu acte suspect. Le SNEFC recueille des preuves et travaille avec le coroner pour établir la cause du décès. Les enquêtes du SNEFC sont menées en conformité avec les normes de la police canadienne.

Quand les Services de santé des Forces canadiennes (SSFC) sont avisés d’un suicide potentiel, un premier examen du dossier médical a lieu. Comme les autopsies sont menées sous la responsabilité du bureau du coroner civil, ces bureaux doivent déterminer la cause officielle du décès.

Une fois que le coroner civil a établi qu’une mort découle d’un suicide et que le suicide a été signalé aux FAC, le décès est inclus dans les statistiques des SSFC et dans les analyses des taux de suicide. Les SSFC lancent ensuite un Examen technique des suicides par des professionnels de la santé (ETSPS). L’ETSPS est un examen approfondi du dossier médical mené par une équipe de deux personnes (un médecin militaire généraliste et un professionnel de la santé mentale). Ces cliniciens discutent avec la famille, les amis, les collègues, la chaîne de commandement et les fournisseurs de soins de santé pour déterminer si on peut apprendre quoi que ce soit sur les circonstances entourant le suicide. Les leçons retenues peuvent être utilisées pour améliorer le programme de prévention des suicides des FAC ou d’autres programmes de santé.

Une commission d’enquête a normalement lieu dans les cas où il est déterminé que la mort a été causée par des sévices auto-infligés. Normalement, ce processus vise à examiner les facteurs qui ont entraîné le suicide.

 


 

Les FAC prévoient-elles effectuer d’autres études sur la prévalence des maladies mentales?

En mars 2013, le gouvernement a annoncé l’affectation de 4,6 millions de dollars à l’Enquête sur la santé mentale dans les Forces armées canadiennes de 2013. En mars 2013, des représentants de Statistique Canada ont commencé l’enquête en communiquant avec un échantillon aléatoire de membres de la Force régulière et de la Réserve pour inviter ces derniers à participer à une entrevue d’une heure. La participation à l’enquête était volontaire et les réponses sont confidentielles. Les résultats de l’enquête sur la santé mentale dans les Forces armées canadiennes de 2013 seront connus en 2014 et ils seront comparés à l’état de la santé mentale dans la population canadienne générale ainsi qu’aux résultats de la dernière enquête menée sur le sujet, en 2002, avant la mission en Afghanistan.

Les résultats de l’enquête aideront à faire en sorte que les ressources des FAC en matière de santé mentale soient ciblées et affectées de façon appropriée et que les programmes et services répondent aux besoins particuliers du personnel. Plus précisément, en comparant avec les résultats de 2002, l’enquête contribuera à mesurer l’incidence de la mission en Afghanistan et permettra d’obtenir des renseignements sur les personnes qui n’ont pas eu accès à des soins.

Renseignements supplémentaires : Enquête sur la santé mentale dans les Forces armées canadiennes de 2013

 


 

Quel est le rôle de la chaîne de commandement en ce qui a trait aux maladies mentales?

Pour fournir des soins de santé mentale de haute qualité, il est essentiel qu’il y ait une participation équilibrée des trois parties concernées, à savoir le patient, la chaîne de commandement et le système de santé. Du fait de cet engagement à trois, les dirigeants des FAC doivent prendre des mesures visibles pour combattre la stigmatisation, pour favoriser les programmes de prévention et d’éducation, pour parler ouvertement des maladies mentales en milieu de travail, pour chercher des moyens d’améliorer la santé mentale parmi leurs employés, pour travailler en étroite collaboration avec le milieu médical et pour aider ceux qui en ont besoin.

 

Rapports et publications

Rapports et publications

Nota : Les Services de santé des Forces canadiennes respectent la Loi sur les langues officielles ainsi que les politiques connexes du Conseil du Trésor. De plus, ils s'engagent à veiller à ce que tous les renseignements contenus sur ce site soient accessibles en français et en anglais. Toutefois, les utilisateurs doivent savoir que certains des rapports de recherche, des résumés et des sommaires ne peuvent être consultés que dans la langue dans laquelle ils ont été présentés.

Médias

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Autres ressources

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Connexion TSO est une application mobile gratuite d'autogestion et d'apprentissage en santé mentale conçue pour aider les personnes atteintes de traumatismes liés au stress opérationnel (TSO) et leurs familles à comprendre la nature des TSO ainsi que pour leur fournir un soutien par l'entremise du réseau de cliniques TSO au Canada. Connexion TSO offre des ressources pour aider à surmonter les défis qui ont trait au stress post-traumatique et aux facteurs d'éclencheurs, à la dépression, à la colère, aux troubles du sommeil, à l'abus de substances, à la gestion du stress, et plus.

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