Navires de patrouille extracôtier et de l’Arctique

Transcription

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Entouré de trois océans et renfermant les Grands Lacs, le Canada est le pays qui doit défendre le plus long littoral au monde.

C’est au cours du 18e siècle, après que plusieurs naufrages soient survenus, que les premiers bateaux de sauvetage et les premiers phares ont fait leur apparition sur la côte est du Canada. Le 19e siècle a été témoin de l’arrivée des navires de patrouille dont le rôle était de défendre les côtes et de faire respecter les lois sur la pêche et les transports commerciaux. C’est à cette époque qu’est née la Garde côtière canadienne.

Lorsqu’éclata la Deuxième Guerre mondiale, le Canada possédait seulement dix navires. À la fin de la guerre, la Marine royale canadienne détenait la quatrième plus importante flotte navale du monde. En temps de paix, un certain équilibre s’est établi entre ces modestes débuts et l’envergure de la flotte des années 1940.

De nos jours, le Canada protège ses territoires maritimes contre la migration clandestine, le trafic de drogues et la pollution. On y mène également des opérations de recherche et sauvetage ainsi que de la recherche scientifique. La Marine participe aussi à des opérations à l’étranger, contribuant ainsi à remplir les engagements du Canada et à défendre les intérêts de notre pays.

La Stratégie nationale de construction navale trace la voie que devra suivre la nouvelle flotte fédérale.

Il s’agit d’un tournant important dans le domaine de la construction navale : au lieu d’y aller projet par projet, on passe à une vision à long terme en établissant des relations stratégiques avec deux chantiers navals canadiens où l’on construira de grands navires.

Grâce à cela, le Canada sera en mesure de donner des emplois à des travailleurs spécialisés de partout au pays dans l’industrie de la construction navale et dans des domaines connexes pendant plusieurs générations.

Résumé du projet

Dans le cadre du projet de navires de patrouille extracôtier et de l’Arctique (NPEA), cinq navires résistant aux glaces, avec une option d’en acquérir un sixième, seront livrés aux Forces armées canadiennes (FAC). L’estimation actuelle de coûts du cycle de vie complet pour le projet de NPEA s’élève à 9 milliards de dollars pour la durée de vie opérationnelle prévue de 25 ans.

Le NPEA servira à assurer une surveillance armée des eaux du Canada, y compris dans l’Arctique. Ils permettront aux FAC de faire respecter la souveraineté du Canada, en collaboration avec des partenaires internes et d’autres ministères, au besoin, et d’informer le gouvernement sur les activités dans les eaux canadiennes.

Le NPEA est conçu pour fonctionner efficacement dans l’Arctique ce qui permet aux FAC d’accroître leur présence dans le Nord et d’étendre leur période de navigabilité dans les eaux de l’Arctique, de juin à octobre. 

Ces navires  peuvent être déployés jusqu’à 120 jours et sont conçus pour naviguer dans la glace de première année épaisse d’un mètre. Grâce aux NPEA, la Marine royale canadienne aura accès, sans escorte, à des zones de l’Arctique qui lui étaient inaccessibles auparavant.

Étapes du projet

Étape 4 : Mise en œuvre

1. Identification

1. Identification

  • Effectuée dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale
2. Analyse des options

2. Analyse des options

  • Effectuée dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale
3. Définition

3. Définition

  • Approbation de projet (définition) : décembre 2012
4. Mise en œuvre

4. Mise en œuvre

  • Approbation de projet (mise en œuvre) : décembre 2014
  • Attribution du contrat : janvier 2015
  • Première livraison : 2018
  • Capacité opérationnelle initiale : 2019
  • Capacité opérationnelle totale : 2023
5. Clôture

5. Clôture

  • 2024

Renseignements additionnels

Mises à jour

Mises à jour

Août 2016
Le projet de navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique a franchi une autre étape importante avec le début des travaux de coupe d’acier du futur NCSM Margaret Brooke, le second navire de cette classe.

Septembre 2015
Début de la construction du premier NPEA – désigné classe Harry DeWolf en l’honneur du vice‑amiral Harry DeWolf, un héros naval canadien de la guerre. Cinq autres navires complèteront la flotte de NPEA et quatre d’entre eux ont déjà un nom :

  •          NCSM Margaret Brooke
  •          NCSM Max Bernays
  •          NCSM William Hall
  •          NCSM Frédérick Rolette

Le projet de NPEA comprend également la construction de jetées à Esquimalt (Colombie-Britannique), à Halifax (Nouvelle-Écosse) et à Nanisivik (Nunavut).

Janvier 2015
Le gouvernement du Canada a annoncé l’attribution d’un contrat de 2,6 milliards de dollars (taxes comprises) à Irving Shipbuilding Inc. pour la construction de navires de patrouille extracôtier et de l’Arctique, marquant ainsi le début de la phase de construction en vertu de la Stratégie nationale de construction navale.

Avantage pour l’industrie canadienne

Avantage pour l’industrie canadienne

Politique sur les retombées industrielles et régionales

Irving Shipbuilding Inc. a obtenu le contrat pour bâtir les navires de patrouille extracôtier et de l’Arctique.

Entrepreneurs

Le contrat vise la construction de six navires. Il comprend d’importants incitatifs visant à maintenir bas les coûts de construction et à ne pas dépasser le prix plafond pour les six navires. Si les coûts augmentent en raison de facteurs imprévus, le contrat garantit la livraison de cinq navires dans les limites du prix plafond fixé.

Si seulement cinq navires sont livrés au MDN, la Marine possèdera tout de même une flotte bien équipée, capable de mener à bien ses missions et ses opérations. Ce cas de figure pourrait toutefois l’obliger à réaffecter les ressources prévues pour les frégates afin d’augmenter celles des NPEA, au besoin.

Renseignements techniques

Renseignements techniques

  • Longueur : 103 mètres
  • Largeur : 19 mètres
  • Équipage : 65
Coûts du projet

Coûts du projet

L’estimation actuelle de coûts du cycle de vie complet pour le projet de NPEA s’élève à 9 milliards de dollars pour leur durée de vie opérationnelle prévue de 25 ans. Cela comprend le budget d’acquisition de 3,5 milliards de dollars pour la construction des navires et des jetées.

Le budget d’acquisition de 3,5 milliards de dollars pour le NPEA comprend, entre autres :

  • la conception des navires
  • la gestion du projet
  • le matériel et la main‑d’œuvre nécessaires pour construire tous les navires
  • les jetées
  • les pièces de rechange
  • les données techniques
  • la formation de l’équipage
  • le plan de contingence
  • l’inflation

Le budget prévoit 5,5 milliards de dollars additionnels pour les coûts relatif au personnel, aux opérations et à la maintenance des navires et des jetées pendant la durée de vie opérationnelle prévue.

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