Dates importantes de l’histoire des femmes dans les Forces armées canadiennes

Fiche technique / Le 7 mars 2019

Le 7 mars 2019 – Ottawa – Défense nationale/Forces armées canadiennes

De la période coloniale à nos jours, l’histoire militaire du Canada est marquée par les contributions et les sacrifices importants effectués par des femmes.

Elles ont servi activement leur pays, comme infirmières ou en fabriquant des munitions durant les deux guerres mondiales, jusqu’au rôle de plus en plus important qu’elles jouent dans les opérations militaires actuelles.

Aujourd’hui, on trouve des femmes dans tous les groupes professionnels et rôles militaires au sein des Forces armées canadiennes (FAC), même au combat. Elles sont représentées parmi les recrues jusqu’au grade d’adjudant-chef/premier maître, et de l’élève-officier jusqu’au lieutenant-général, à l’échelle de l’institution.

La présente fiche d’information dresse une liste non exhaustive de dates historiques, de contributions et de réalisations liées aux militaires canadiennes depuis l’ère moderne et en remontant jusqu’à 1885.

2019

Dans le cadre de l’opération IMPACT, de septembre 2018 à mars 2019, l’équipe féminine de mobilisation des Forces armées canadiennes, soit le Capt Aisha Jawed et le Sgt Gerri Davidson, a entraîné le premier peloton composé uniquement de femmes au sein des Forces armées jordaniennes.

L’Armée canadienne poursuit ses efforts pour que 50 % de ses postes de lieutenant colonel honoraire et de colonel honoraire soient occupés par des femmes d’ici 2024. En 2019, 11 % des 243 personnes honorées sont des femmes, toutes des membres importantes et respectées de leurs collectivités. Il s’agit du plus haut taux atteint à ce jour.

2018

À la fin de 2018, les Forces armées canadiennes atteignent un nombre record historique de 13 femmes à des postes d’officier général, soit au moins quatre dans chaque service.

Le major général Frances Allen devient la première femme à occuper le poste de vice chef d’état major de la défense.

Le nombre de femmes parmi les militaires du rang (MR) supérieurs augmente aussi, soit 57 adjudants chefs et premiers maîtres de première classe, tout comme le nombre de femmes jouant un rôle au sein des Forces spéciales.

Le 16 juillet 2018, la Cpl Andrea Pixley est devenue la première cyberopératrice des FAC. À ce jour, seules deux femmes militaires exercent cette toute nouvelle profession au sein des FAC.

L’adjudant-maître Renee Hansen devient la première femme à occuper le poste d’adjudant de la Station des Forces canadiennes Alert (Nunavut).

Le capitaine de frégate Nancy Setchell est nommée commandant du NCSM Charlottetown.

2017

Le major-général Tammy Harris devient la première femme à occuper le poste de commandant-adjoint d’un commandement d’armée (l’Aviation royale canadienne).

Le commodore Geneviève Bernatchez devient la première femme juge-avocat général dans les FAC.

Le brigadier général Frances Allen devient la première femme à occuper le rôle de directrice générale – Opérations (Gestion de l’information).

L’adjudant-chef Veronica Gibson est nommée adjudant-chef de formation du Groupe de soutien en matériel au sein du Commandement des opérations interarmées du Canada.

L’adjudant-chef Martine Guay est la première femme nommée sergent major régimentaire au quartier général du Commandement des Forces d’opérations spéciales (COMFOSCAN), où les femmes représentent 10,2 % de l’effectif du COMFOSCAN.

Le capitaine Megan Couto, membre du 2e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (2 PPCLI), devient la première femme officier d’infanterie à servir en tant que capitaine de la garde de la Reine.

2016

Le brigadier-général Jennie Carignan devient la première femme à être nommée général dans les armes de combat des FAC.

Le lieutenant-général Christine (Chris) Whitecross devient la première femme à commander le Collège de défense de l’OTAN, à Rome.

L’adjudant-chef Colleen Halpin devient la première femme adjudant-chef du Groupe du vice chef d’état-major de la défense.

Le capitaine de frégate Michele Tessier est nommée commandant responsable du futur NCSM Margaret Brooke.

2015

Le lieutenant-général Chris Whitecross devient la première femme promue à ce grade et la première à commander le Commandement du personnel militaire.

Le brigadier-général Lise Bourgon devient la première femme à commander une force opérationnelle interarmées outremer : elle commande la FOI Irak durant l’opération IMPACT.

Le brigadier général Frances Allen devient la première femme à occuper le poste de directrice générale – Cyberespace.

2014

Le brigadier général Frances Allen devient la première femme à exercer les fonctions de directrice générale – Sécurité de la défense et, la même année, celles de commandant de la composante cybernétique des Forces interarmées.

2013

Le vice-amiral Jennifer Bennett devient la première championne de la Défense pour les femmes.

Le colonel Jennie Carignan devient la première femme à commander le Collège militaire royal de Saint-Jean.

L’adjudant-chef France Dupuis devient la première femme adjudant-chef au Collège militaire royal de Saint-Jean.

2012

Le capitaine de frégate Michelaine Lahaie devient la première femme à commander l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes.

Le capitaine Ashley Collette est la première femme à recevoir la Médaille de la vaillance militaire pour « sa ténacité sous le tir ennemi et ses exploits au combat » à titre de commandant de peloton à Nakhonay, dans la province de Kandahar en Afghanistan, de mai à décembre 2010.

Le colonel Tammy Harris devient la première femme à commander la BFC Borden.

2011

Le vice-amiral Jennifer Bennett devient la première femme promue à ce grade dans la Marine royale canadienne et la première à occuper le poste de Chef – Réserves et cadets, plus haut poste au sein de la Force de réserve des FAC.

2010

Le lieutenant-colonel Susan Wigg devient la première femme à occuper le poste de directrice des élèves-officiers au Collège militaire royal. En 1980, elle avait été une des premières femmes inscrites au Collège.

Le lieutenant-colonel Maryse Carmichael devient la première femme à commander les Snowbirds.

2009

Le commandant Josée Kurtz devient la première femme à commander un gros bâtiment de guerre, le NCSM Halifax.

2008

Le vice-amiral Drew Robertson devient le premier champion de la Défense pour les femmes.

2007

Le lieutenant-colonel Tammy Harris devient la première femme commandant d’escadre à la 9e Escadre Gander.

Le commodore Jennifer Bennett est la première femme nommée commandant de la Réserve navale et, par le fait même, la première femme à commander une formation navale.

2006

Le brigadier-général Chris Whitecross devient la première femme à commander la Force opérationnelle interarmées (Nord).

Le capitaine Nicola Goddard, membre du 1er Régiment, Royal Canadien Horse Artillery, est la première femme tuée au combat en Afghanistan.

Le caporal chef Mélissa Paquet devient la première femme membre du Régiment d’opérations spéciales du Canada et participe à la mission en Afghanistan en 2007 avec le Commandement – Forces d’opérations spéciales du Canada.

2004

Le premier maître de 1re classe Jan Davis devient la première femme capitaine d’armes d’un grand navire de guerre, le NCSM Regina.

2003

Le major Anne Reiffenstein est la première femme à commander une sous-unité d’artillerie.

Le capitaine de corvette Malta Mulkins est la première femme à commander un navire de guerre canadien, le NCSM Kingston.

Le major Jennie Carignan devient la première femme à occuper le poste de commandant adjoint d’une unité des armes de combat, soit le 5e Régiment du génie de combat (5 RGC).

Le matelot de 1re classe Hayley John et le matelot de 1re classe Marketa Semik sont les premières femmes à occuper le poste de plongeur-démineur chez les militaires du rang.

Le matelot-chef Colleen Beattie est la première femme à se qualifier à titre de sous-marinier, suivie peu après du matelot-chef Carey Ann Stewart.

2002

L’adjudant-chef Camille Tkacz est la première femme affectée à un poste de chef de commandement à titre d’adjudant-chef auprès du sous-ministre adjoint (Ressources humaines – Militaires).

2001

Le chef d’état-major de la défense annonce que les femmes pourront désormais servir dans les sous-marins, rendant ainsi tous les groupes professionnels et métiers accessibles aux femmes.

Le capitaine Maryse Carmichael est la première femme pilote des Snowbirds, l’équipe de démonstration d’acrobatie aérienne de la Force aérienne.

2000

Le major Micky Colton est la première femme pilote à accumuler 5 000 heures de vol à bord d’un avion Hercules.

Le lieutenant Ruth-Ann Shamuhn devient la première plongeuse de combat.

1998

Le lieutenant-colonel Karen McCrimmon devient la première femme à commander un escadron de la Force aérienne, soit le 429e Escadron de transport, à Trenton (Ontario).

Le premier maître de 2e classe Holly Kisbee devient la première femme à occuper le poste de chef de combat à bord d’un gros bâtiment de guerre.

1997

Le colonel Marcia Quinn prend le commandement du 41e Groupe-brigade du Canada.

Le colonel Patricia Samson devient la première femme Grand prévôt des Forces canadiennes.

Le capitaine Eva Martinez devient la première Canadienne à servir comme observatrice militaire des Nations Unies, dans le cadre de l’opération VISION.

1996

Le capitaine de corvette Wafa Dubbagh devient la première membre des FAC à porter le hijab.

1995

L’adjudant-chef Linda Smith, affectée à la 17e Escadre Winnipeg, devient la première femme nommée adjudant-chef d’escadre.

1994

Le major-général Wendy Clay est la première femme promue à ce grade.

1993

Le lieutenant de vaisseau Leanne Crowe est la première femme à se qualifier comme officier plongeur-démineur; elle deviendra par la suite la première femme à commander l’Unité de plongée expérimentale.

1992

Le caporal Marlene Shillingford devient la première femme membre des Snowbirds; elle occupe le poste de technicienne pour l’équipe de démonstration d’acrobatie aérienne de la Force aérienne.

1991

Le NCSM Nipigon est le premier navire de guerre canadien à participer aux exercices de la Force navale permanente de l’Atlantique de l’OTAN avec à son bord un équipage mixte.

Le lieutenant Anne Reiffenstein, le lieutenant Holly Brown et le capitaine Linda Shrum, premiers officiers de sexe féminin à se joindre aux armes de combat, servent dans l’artillerie.

1990

Le ministre de la Défense nationale crée le Comité consultatif du ministre sur les femmes dans les Forces canadiennes, dont le mandat est de surveiller l’évolution de l’intégration des femmes et l’équité en matière d’emploi dans les FAC.

1989

Le soldat Heather R. Erxleben est la première Canadienne à occuper un poste de soldat d’infanterie.

Le major Dee Brasseur et le capitaine Jane Foster deviennent les premières femmes pilotes au monde à se qualifier pour piloter des chasseurs CF-18 Hornet.

1988

Les premières artilleuses de la Force régulière terminent leur instruction de qualification du niveau 3. Les FAC les affectent au 5e Régiment d’artillerie légère (5 RALC), à Valcartier (Québec), dans le cadre des essais du Programme d’emploi des femmes dans des postes liés au combat (EFPLC).

Le soldat Shannon Wills reçoit la Médaille de la Reine pour tireur d’élite de la Force de réserve au Polygone de Connaught, à Ottawa.

La première équipe féminine des Forces canadiennes termine la marche de Nimègue, aux Pays Bas, transportant la même charge que les équipes masculines. Elle est composée du Lieutenant Marion MacKay (capitaine de l’équipe), du Lieutenant Lisa Noonan (adjointe), du caporal Allison Van Reeuwijk, du caporal Lorraine Clark, de l’adjudant Merle Mylrea, du caporal Darlene Fisher, du caporal Rachel Durand, du soldat Gail Duhamel, du caporal Ginette Dupont, du sergent Judy Pearcey, du caporal-chef Daphne Bauer, du caporal Lise Royer, du caporal-chef Donna Hill and du caporal-chef Carol Groleau.

1987

Le brigadier-général Sheila A. Hellstrom devient la première femme officier à obtenir ce grade.

Les FAC lancent des essais dans le cadre du Programme d’emploi des femmes dans des postes liés au combat (EFPLC) dans des unités de l’Armée et des navires de la Marine spécialement choisis. La Force aérienne annonce pour sa part que, sans autre essai, elle ouvre aux femmes tous ses secteurs d’emploi, y compris celui des pilotes de chasse.

1986-1988

À la suite d’une plainte pour discrimination, le Tribunal canadien des droits de la personne ordonne aux FAC :

  • de poursuivre les essais dans le cadre du Programme d’EFPLC en visant l’intégration complète des femmes dans tous les groupes professionnels militaires; 
  • d’intégrer pleinement les femmes à tous les aspects de la Force régulière et de la Réserve (à l’exception des sous-marins); 
  • de supprimer toutes les restrictions d’emploi et d’appliquer de nouvelles normes de sélection du personnel aux groupes professionnels militaires; 
  • d’élaborer un plan dans l’intention d’arriver, de façon durable, constante et systématique, à l’intégration totale des femmes d’ici dix ans.

1982

Le Canada adopte la Charte canadienne des droits et libertés, qui interdit toute discrimination fondée sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales et physiques.

1981

Le capitaine Dee Brasseur, le capitaine Leah Mosher et le capitaine Nora Bottomley deviennent les trois premières femmes pilotes de la Force aérienne, cette classification ayant été ouverte aux femmes l’année précédente.

Le sous-lieutenant Inge Plug devient la première femme pilote d’hélicoptère.

Le lieutenant Karen McCrimmon devient la première navigatrice aérienne.

1979-1985

Les FAC procèdent à des essais dans le cadre du Programme d’emploi expérimental de femmes militaires dans des éléments et des rôles nouveaux (SWINTER).

1979

Les collèges militaires canadiens ouvrent leurs portes aux femmes.

1978

Le caporal Gail Toupin devient la première femme membre des SkyHawks, l’équipe de démonstration de sauts en parachute de l’Armée de terre.

1970

Dans le cadre de son mandat, qui consiste à donner au gouvernement du Canada des conseils pour améliorer l’égalité des chances offertes aux Canadiennes, la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme formule six recommandations visant tout particulièrement les FAC :

  • normaliser les critères d’enrôlement;
  • verser des prestations de retraite égales aux hommes et aux femmes; 
  • permettre aux femmes de fréquenter les collèges militaires canadiens; 
  • permettre aux femmes d’occuper tous les métiers et d’accéder à toutes les classifications d’officiers;  
  • retirer les règlements interdisant l’enrôlement des femmes mariées et exigeant la libération des femmes militaires à la naissance d’un enfant.

1965

Les Forces canadiennes continuent d’employer des femmes, mais le nombre de membres de sexe féminin des trois services est plafonné à 1 500, soit environ 1,5 % de l’effectif total des FAC en 1965.

1950-1953

Après une réduction importante de l’effectif à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la Marine royale du Canada, l’Armée canadienne et l’Aviation royale du Canada permettent de nouveau aux femmes de s’enrôler au début des années 1950, lorsque le Canada s’engage dans la guerre de Corée. Leur participation est toutefois limitée aux rôles traditionnels dans les domaines de la médecine, des communications, de la logistique et de l’administration. En 1955, plus de 5 000 femmes servent au sein des Forces armées.

1942

Le troisième service féminin, le Service féminin de la Marine royale du Canada, est créé en 1942.

Durant la Seconde Guerre mondiale, on confie aux femmes des rôles importants, soit le décryptage et l’espionnage. Le gouvernement du Canada recrute des membres du Service féminin de la Marine royale du Canada et du Service féminin de l’Armée canadienne, notamment, pour tenter de décrypter des messages codés.

Mary Greyeyes, de la réserve indienne de Muskeg Lake en Saskatchewan, devient la première femme autochtone à s’enrôler dans l’Armée canadienne.

1941

Les deux premiers services féminins sont créés en soutien à la Force aérienne et à l’Armée en 1941. Si les membres du Corps féminin de l’Aviation royale du Canada sont, au départ, formées pour jouer des rôles administratifs ou des rôles de soutien, on finit par les embaucher comme arrimeuses de parachutes, adjointes de laboratoire, électriciennes ou mécaniciennes. Le Service féminin de l’Armée canadienne s’engage dans la même voie : ses membres sont d’abord cuisinières, infirmières et couturières, mais certaines d’entre elles deviennent plus tard conductrices et mécaniciennes.

1939-1945

La bureaucratie, exacerbée en temps de guerre, permet aux femmes d’être reconnues officiellement comme membres des Forces armées à d’autres postes que ceux d’infirmières. En effet, beaucoup d’entre elles occupent désormais des postes de commis, notamment à titre de sténographes, de standardistes ou de secrétaires.

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, environ 5 000 infirmières servent dans le Corps médical de l’Armée canadienne, ainsi que dans ceux de l’Aviation et de la Marine. Elles sont affectées outre-mer, où elles travaillent dans des hôpitaux, des postes d’évacuation sanitaire près des zones de combat, des hôpitaux de campagne mobiles et de nombreux théâtres de guerre. Cependant, elles demeurent exclues des navires de guerre, des avions de combat et des unités des armes de combat.

À partir de 1941, le gouvernement du Canada recrute des volontaires prêtes à servir à temps plein dans les divisions féminines des trois armées : le Corps féminin de l’Aviation royale du Canada, le Service féminin de l’Armée canadienne et Service féminin de la Marine royale du Canada. Les trois divisions recrutent quelque 50 000 Canadiennes.

L’éventail des fonctions confiées aux femmes s’élargit durant la Seconde Guerre mondiale, passant des métiers qui leur étaient traditionnellement réservés (commis, cuisinière, conductrice et téléphoniste) à de nouveaux rôles (mécanicienne, arrimeuse de parachutes, conductrice d’équipement lourd).

1914-1918

Plus de 2 800 infirmières servent au sein du Corps de santé royal canadien pendant la Première Guerre mondiale. La majorité d’entre elles travaillent outre-mer dans des hôpitaux, à bord de bâtiments hospitaliers, dans plusieurs théâtres de guerre ainsi que dans des zones de combat au sein d’unités d’ambulance de campagne.

C’est également durant cette guerre que naissent les premiers groupes paramilitaires féminins. Pour la première fois, des femmes peuvent servir dans d’autres fonctions que celles d’infirmière. Les membres de ces groupes revêtent des uniformes de style militaire et s’exercent au maniement des armes légères, au drill et à l’entretien des véhicules au cas où leurs services seraient requis au sein des unités territoriales.

1898-1902

Des infirmières viennent en aide à la Troupe de campagne du Yukon en 1898.

Après la mise sur pied du Corps médical de l’Armée canadienne en juin 1899, le Service infirmier des Forces canadiennes voit le jour en 1901. Il envoie quatre infirmières en soutien au millier de volontaires canadiens qui s’embarquent pour l’Afrique du Sud durant la guerre des Boers. Les infirmières reçoivent le grade, la solde et les indemnités d’un lieutenant de l’Armée. À la fin du conflit, le 31 mai 1902, huit infirmières militaires canadiennes et plus de 7 000 soldats canadiens servent volontairement en Afrique du Sud.

Au XXe siècle, l’Armée restreint la participation directe des femmes à des postes de combat pour plusieurs raisons, notamment la distance qui sépare le Canada des théâtres d’opérations et l’opinion que l’on se fait des capacités limitées des femmes. Néanmoins, durant la Première comme la Seconde Guerre mondiale, des femmes s’organisent pour défendre leur pays; elles portent un uniforme et s’exercent au tir à la carabine et au drill.

1885

C’est pendant la Rébellion du Nord-Ouest que les femmes servent en qualité d’infirmières pour la première fois dans l’histoire militaire du Canada, bien qu’elles demeurent des civiles.

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