ARCHIVÉE - Expérience RSR sur le littoral atlantique (ALIX)

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Documentation / Le 18 août 2004 / Numéro de projet : BG–04.027

Recherche sur le RSR

Le ministère de la Défense nationale (MDN) et les Forces canadiennes (FC) envisagent d'avoir recours à des « véhicules aériens sans pilote » (UAV) (des aéronefs télécommandés) et à des architectures de « renseignement, surveillance et reconnaissance » (RSR) intégrées pour améliorer les capacités opérationnelles des FC. Les recherches sont menées par le Centre d'expérimentation des Forces canadiennes (CEFC) à Ottawa (Ontario). Le Comité d'examen des capacités interarmées a chargé le Centre de procéder à des études de faisabilité afin de déterminer s'il serait avantageux pour les FC de se doter d'UAV et d'architectures RSR intégrées. Au cours des premières étapes de cet examen, le CEFC a dressé le plan d'élaboration du concept et des expériences sur lequel il a fondé ses activités dans le domaine des UAV depuis 2001.

Le principal objectif de la phase d'élaboration du concept consiste à établir une architecture RSR intégrée — c'est-à-dire un solide réseau de capteurs et de systèmes de communication reliés à des décideurs, qui recueillent l'information et l'analysent pour établir son incidence sur l'espace de bataille, les décisions sont prises, puis des ordres sont donnés afin que des mesures soient prises pour assurer le contrôle de l'espace de bataille selon l'intention du commandant.

Au cours des trois dernières années, le CEFC a mené une série d'expériences simulées et concrètes avec des UAV et des réseaux de RSR, en vue de mieux connaître ces systèmes et de voir comment ils pourraient contribuer à combler les lacunes actuelles sur le plan opérationnel.

Si elles veulent améliorer leur connaissance de la situation et obtenir une situation opérationnelle commune plus ponctuelle et plus instructive, les FC doivent se doter d'une meilleure capacité de RSR et de commandement et contrôle, ainsi que d'information et de renseignement traités. Une telle amélioration de la capacité améliorera non seulement les capacités opérationnelles des FC et leur contribution aux opérations multinationales, mais aussi leur capacité d'appuyer d'autres institutions du gouvernement fédéral et d'autres ordres de gouvernement dans le cadre de missions de défense et de sécurité nationales.

Activités menées dans le cadre de l'expérience ALIX

ALIX, la prochaine expérience concrète du CEFC, fait suite à PLIX, l'expérience RSR sur le littoral pacifique, qui a eu lieu en juillet 2003 au large de Tofino (Colombie-Britannique), avec un UAV Eagle 1 affrété auprès d'Israeli Aircraft Industries. L'expérience ALIX sera de beaucoup plus vaste envergure que PLIX tant au chapitre de la durée que de la portée. S'étendant du 10 août au 16 septembre 2004, ALIX comportera trois vols hors de portée optique exécutés par des UAV. Ces vols, d'une durée de 23 heures, se dérouleront entre le 22 et le 31 août 2004. Le véhicule d'essai choisi est un UAV moyenne/haute altitude longue endurance Altair. L'élément de lancement et de récupération se trouvera à la 5 e Escadre Goose Bay, au Labrador.

Scénarios des essais

Les trois vols d'UAV Altair auront lieu en appui d'un exercice des FC et suivront les scénarios suivants :

  • Une urgence nationale au sud de l'île Baffin;

  • Une opération de paix dans le golfe Saint-Laurent et au Nouveau-Brunswick;

  • Une opération de sécurité et de défense du Canada menée dans le territoire de pêche des Grands Bancs, à l'est de Terre-Neuve.

Le premier vol (urgence nationale) sera une mission de surveillance et de reconnaissance coïncidant avec l' Opération NARWHAL 2004 , un exercice de la Région du Nord des Forces canadiennes sur l'île Baffin, à proximité d'Iqaluit et de Pangnirtung. Les images et les données recueillies par l'UAV seront transmises en temps réel par le biais de l'architecture RSR intégrée au commandant de la force terrestre locale, ainsi qu'aux destinataires suivants :

  • le commandant de la Force interarmées de l'exercice NARWHAL , qui sera en poste au Centre des opérations maritimes du Quartier général des Forces maritimes de l'Atlantique (FMA(A)), à Halifax (Nouvelle-Écosse);

  • une cellule toutes sources de la Force terrestre opérant à partir de la BFC Gagetown;

  • un Centre de commande à distance UAV à Ottawa.

Soit dit en passant, ce sera la première fois que les FC feront voler un UAV dans l'espace aérien du Grand Nord canadien.

Le deuxième vol (l'opération de paix) sera une mission de surveillance maritime et d'acquisition de cible dans le golfe Saint-Laurent, au cours de laquelle l'UAV Altair transmettra des données et des images au-delà de la portée optique à un commandant de la Force interalliée, au QG FMAR(A). Ces renseignements seront ensuite acheminés par l'entremise du Centre de commande à distance d'Ottawa, au moyen de l'architecture RSR intégrée. Pendant son survol du secteur d'entraînement de Gagetown, au Nouveau-Brunswick (qui coïncide avec l'exercice annuel de concentration ARCON 2004 des unités de la Réserve de l'Armée de terre du Secteur de l'Atlantique de la Force terrestre), l'UAV fournira des données de reconnaissance et d'acquisition de cible au commandant de la force terrestre locale. Au cours de cette phase de l'expérience, l'engin Altair fonctionnera de concert avec un mini-UAV Silver Fox dirigé par une équipe de reconnaissance à bord d'un véhicule Coyote . Les deux UAV serviront à produire une image des événements se déroulant dans le secteur d'entraînement de Gagetown.

Pendant le troisième vol (défense du Canada), l'UAV accomplira une mission de surveillance, de reconnaissance et d'acquisition de cible au-dessus des Grands Bancs de Terre-Neuve. Encore une fois, l'UAV transmettra les données recueillies en vol à un commandant de la Force interarmées, au QG FMAR(A), afin d'accroître sa connaissance de la situation et d'améliorer sa capacité de déployer les forces relevant de son commandement.

Objectifs

L'expérience ALIX vise de nombreux objectifs, notamment les objectifs principaux suivants :

  • comprendre les incidences que pourraient avoir sur les FC l'acquisition et l'utilisation d'UAV de moyenne/ haute altitude longue endurance;

  • comprendre les besoins liés à une architecture RSR intégrée qui rendrait la force plus efficace, en particulier dans le contexte des opérations interarmées;

  • explorer et comprendre les principes des « opérations réseaucentriques », dans le but d'accroître la puissance de combat militaire par le réseautage des mosaïques de capteurs, des décideurs et des forces opérationnelles :

    • accroître la connaissance de la situation,

    • faciliter la prise de décisions,

    • accélérer le rythme opérationnel,

    • augmenter la létalité et la capacité de survie des forces déployées.

Outre le but principal, qui consiste à améliorer l'efficacité opérationnelle des FC, on vise à adopter une approche plus large à l'égard des opérations interarmées. On cherche tout particulièrement à déterminer comment une meilleure connaissance de la situation peut contribuer à la réalisation plus efficace des missions des autres institutions du gouvernement du Canada et de nos alliés. Par conséquent, l'expérience ALIX intéresse plusieurs pays alliés. De plus, d'autres organismes fédéraux y prendront part, notamment la GRC, Transports Canada, Pêches et Océans Canada et Environnement Canada.

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