Gérer l’espace de combat aérien dans le ciel occupé de l’Islande

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Article / Le 2 juin 2017

Rédigé par : Affaires publiques de la Force opérationnelle aérienne – Islande

Des membres du 21e Escadron de contrôle d’alerte (Aérospatiale) et de la 22e Escadre (Service des opérations) ont été déployés à la base aérienne de Keflavik dans le cadre de la Force opérationnelle aérienne – Islande (FOA-Islande) pour l’opération REASSURANCE.

« Maintenir à jour une image aérienne exacte et transmettre l’information au quartier général, en plus de contrôler des aéronefs allant à grande vitesse parfois dans des espaces aériens restreints; voilà des responsabilités importantes, » explique l’officier supérieur, le major John Verran.

L’équipe de dix est habituellement basée à la 22e Escadre North Bay, en Ontario, remplissant un rôle au sein du NORAD où ils surveillent le trafic dans l’espace aérien canadien. Les membres de l’équipe ont emmené leurs compétences de contrôleurs aérospatiaux et d’agents de contrôle aérospatial en Islande, la seule nation de l’OTAN à ne pas avoir une force militaire permanente. Cette fois-ci, le rôle de l’équipe est d’aider à fournir les capacités de surveillance et d’interception aériennes servant à combler les besoins de l’Islande en matière de préparation en temps de paix. Cette mission de l’OTAN de longue date utilise des chasseurs basés en Islande. L’objectif est de surveiller l’espace aérien de l’Islande, ainsi que de recourir à des procédures de décollage sur alerte pour intercepter et identifier rapidement les aéronefs inconnus au besoin.

Aux côtés du personnel de la garde côtière islandaise et du Centre de détection et de contrôle (CDC) à Keflavik, qui se trouve sur une péninsule rocailleuse souvent balayée par le vent à l’ouest de Reykjavik, l’équipe remplit une fonction de commande et de contrôle essentielle. En étroite collaboration, les membres de l’équipe assurent l’exécution sans heurt de la mission et la communication d’informations exactes entre la FOA-Islande et le Centre multinational d’opérations aérospatiales (CAOC) à Uedem, en Allemagne. Le CAOC est le quartier général de l’OTAN responsable du contrôle des ressources de l’Aviation royale canadienne en Islande.

« C’est amusant et j’aime bien ce travail,” explique l’aviateur Kory Clermont, en parlant de sa première mission à l’étranger à titre d’agent de contrôle aérospatial. « Je travaille avec le contrôleur principal pour aider à maintenir une bonne connaissance de la situation au sein de l’équipe et pour coordonner les procédures de décollage sur alerte des CF-18 à l’aide du contrôle de la circulation aérienne civile. »

L’équipe analyse et évalue l’information à l’aide de divers signaux radars, de liaisons de données et de rapports visuels pour dresser un tableau commun de ce qui se passe dans les airs en tout temps. Cela dit, ce n’est pas la seule fonction essentielle que remplissent les membres de l’équipe. Ils agissent également à titre de contrôleurs d’interception aérienne, communiquant avec les pilotes et leur indiquant où aller et comment s’y rendre.

La majorité du travail accompli par cette équipe est cachée du public. Les membres de l’équipe travaillent dans un centre d’opérations sécurisées entourés d’écrans d’ordinateurs. Néanmoins, la mission de surveillance et d’interception aérienne que le Canada effectue de mai à juin 2017 ne serait pas possible sans l’expertise et l’engagement de cette équipe.

« Pour une interception réussie, il est important d’avoir une liberté de mouvement [pour nos CF-18], » explique le major Verran. « Si nous voulons effectuer des opérations efficaces, il nous faut un certain niveau de contrôle. C’est pourquoi nous assurons une liaison avec l’Administration de l’aviation civile de l’Islande. »

Pour le major Verran, le rôle opérationnel du CDC est important pour deux raisons : la gestion efficace de l’espace de combat aérien et l’assurance de la sécurité. « Tous les jours notre but est d’élaborer des plans, de reconnaître lorsqu’il est nécessaire d’exécuter ou de modifier ces plans et de faire cela rapidement et en toute sécurité. »

À cette fin, les contrôleurs aérospatiaux et les agents de contrôle aérospatial effectuent des exercices quotidiens auxquels prennent part le CAOC et le détachement de chasseurs de la FOA. Ils pratiquent les procédures de communication et les exercices de décollage sur alerte. Ces activités nécessitent une collaboration entre les pilotes, les contrôleurs et les agents d’entretien pour s’assurer que les chasseurs puissent décoller le plus rapidement possible.

« C’est toujours intéressant d’aller dans un autre pays et de travailler avec nos homologues, dans ce cas-ci en Islande, » explique le capitaine Ross Nevile, un contrôleur aérospatial. « On vous demande d’assurer la sécurité de l’espace aérien d’un autre pays en appliquant vos procédures avec soins. »

Afin de s’assurer qu’ils étaient près pour les opérations, les membres de l’équipe sont arrivés à Keflavik une semaine avant le reste de la FOA. Ils ont ainsi pu élaborer des instructions permanentes d’opération et établir une liaison avec les autorités locales.

« Les membres de l’équipe qui participent à ce déploiement sont assez jeunes. Toutefois, il s’agit d’une excellente occasion de perfectionnement. La quantité et le type de contrôle dont ils sont témoins et les étroites relations qu’ils ont avec leurs pairs et pilotes s’avèrent une expérience précieuse qui leur servira tout au long de leur carrière, » explique le major Verran.

Il peut être difficile d’effectuer des opérations dans le ciel souvent occupé de l’Islande, mais ce travail est essentiel. Grâce à ses efforts de gestion et de coordination efficace de l’espace de combat aérien au cours du déploiement, l’équipe du CDC contribue grandement à la réussite de la mission.

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