ARCHIVÉE - L’identification historique des victimes de guerre

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Documentation / Le 24 février 2011 / Numéro de projet : BG–11.003

Le gouvernement du Canada, la Défense nationale et les Forces canadiennes se font un devoir de rendre hommage à ceux qui ont consenti le sacrifice ultime en veillant à ce qu’ils reposent dans une sépulture connue, lorsque c’est possible.

Près de 28 000 militaires de l’Armée de terre, de la Force aérienne et de la Marine du Canada ont disparu durant les Première et Deuxième Guerres mondiales et durant la guerre de Corée sans que leur corps ne soit inhumé dans une sépulture connue ou entretenue. La majorité de ces militaires, soit environ 19 500, ont été portés disparus en France et en Belgique durant la Première Guerre mondiale. Chaque année, certains d’entre eux sont découverts, et il incombe au ministère de la Défense nationale (MDN) de les identifier en utilisant différentes méthodes scientifiques.

L’identification est le résultat d’une série de recherches historiques et de tests biologiques qui permettront éventuellement de déterminer qui est le militaire le plus susceptible d’être celui à qui appartiennent les ossements trouvés.

La première étape du processus d’identification consiste à consulter les dossiers du personnel militaire, les registres de sépultures, les journaux de guerre, les cartes et les historiques de régiments en vue de créer le profil historique de la personne inconnue. Les identifications basées uniquement sur des faits historiques sont rares, cependant, et le MDN cherche habituellement à obtenir une preuve biologique pour appuyer les autres documents.

Les spécialistes de l’anthropologie physique étudient les ossements pour déterminer le nombre de personnes, leur âge, leur taille, l’état de santé de leurs dents leur état de santé général et, si possible, pour obtenir des indices sur ce qui aurait pu causer leur décès. Le profil ainsi obtenu peut aussi contribuer à réduire le nombre de possibilités. On procède ensuite à des tests génétiques, par lesquels on peut arriver à identifier les ossements ou, à tout le moins, à réduire davantage le nombre de possibilités

Afin de procéder à des tests génétiques sur les ossements de victimes de guerre, il faut extraire les informations génétiques des os ou des dents pour les comparer aux données fournies par les descendants des disparus.

Malheureusement, même si l’ADN facilite le processus d’identification, son utilisation peut être limitée par le manque de donneurs et par la difficulté à extraire de l’ADN viable d’ossements plus anciens. Récemment, la Défense nationale a utilisé la technologie des isotopes stables pour tenter de déterminer l’origine des individus. En utilisant les propriétés régionales de certains éléments pour faire le suivi des déplacements d’une personne, les isotopes stables peuvent permettre de déterminer où cette personne a été élevée (environ jusqu’à l’âge de 21 ans), et où elle a vécu pendant les dix ou quinze dernières années de sa vie. Ce type de test permet au MDN de réduire le nombre de possibilités en fonction des lieux où les individus ont été élevés et ont vécu avant de s’enrôler.

Il ne fait aucun doute que les nouvelles technologies et la facilité avec laquelle on peut accéder aux documents historiques permettront d’identifier avec plus de précision les soldats, marins et aviateurs canadiens inconnus, hommes et femmes.

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