ARCHIVÉE - La participation du Canada aux opérations du jour J et à la bataille de Normandie

Cette page Web a été archivée dans le Web

L'information dont il est indiqué qu'elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n'est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n'a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Documentation / Le 4 juin 2004

« L'histoire est truffée de moments déterminants et le juin 6 1944 est un de ces moments dans l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Bien que personne n'oubliera jamais les efforts acharnés des forces armées soviétiques en Europe de l'Est ou ceux du 1er Corps canadien et de nos alliés en Italie, le Jour J représente le lancement du second front, le début de la libération de l'Europe occidentale et le commencement d'une campagne longue et ardue visant à avancer à partir de la Manche jusqu'au Rhin pour finalement pénétrer au cœur du troisième Reich. Des Canadiens de toutes les provinces et territoires ont pris part à cette épopée, qui s'est déroulée en mer, dans les airs et au sol. Ils ont également participé à la bataille de Normandie, qui a suivi l'assaut amphibie efficace. »

- M. Steve Harris, historien en chef, Direction de l'histoire et du patrimoine de la Défense nationale

Il est très facile d'attribuer les régiments blindés et d'infanterie de l'Armée de terre mentionnés aux régions géographiques actuelles, mais en raison de la manière dont les unités d'artillerie et de génie, ainsi que d'autres unités de soutien logistique du combat de l'Armée de terre étaient organisées pendant la Deuxième Guerre mondiale, il est impossible de les relier avec exactitude à des unités de réserve des Forces armées actuelles. Ainsi, toute unité de l'Armée de terre ou de la Milice d'une capitale provinciale pourrait avoir participé aux opérations parce que l'ensemble de son « corps » ou de sa branche d'appartenance y a pris part. Il en est de même pour la réserve navale : la Marine devrait être représentée à l'échelle du « service ». Chaque escadron de l'ARC basé au Royaume-Uni a appuyé d'une manière ou d'une autre l'opération NEPTUNE/OVERLORD.

Limites est-ouest de la plage Juno

La plage Juno - Centre du Front britannique partant de la presqu'île du Cotentin jusqu'à l'embouchure de l'Orne. Les Canadiens étaient chargés d'établir une tête de pont sur environ 8 km à partir des environs de Courseulles-sur-Mer (~ 49 E 21 N N 00 E 27 N O) à l'ouest jusqu'à Saint-Aubin-sur-Mer à l'est. (~ 49 E 20 N N 00 E 23 N O).

L'heure et la durée du débarquement :

Il est plutôt difficile de déterminer avec exactitude l'heure et la durée du débarquement. Les historiens et les militaires ne parviennent pas à s'entendre sur l'heure exacte ou encore sur l'identité du premier groupe à atteindre la plage. Ce sont les complications liées aux fuseaux horaires qui sont au cœur du problème, car il n'existait à l'époque aucun moyen uniforme de tenir des graphiques chronologiques.

Voici un aperçu de la séquence des événements entourant le débarquement. Il y a diverses interprétations quant à l'heure exacte du début de l'assaut (c.-à-d. l'heure à laquelle les dragueurs de mines ont quitté l'Angleterre, l'heure à laquelle les avions ont décollé, l'heure à laquelle les navires ont levé l'ancre, etc. ...).

Séquence des événements du Jour J

  • Les dragueurs de mines quittent Portland tôt le matin du 5 juin

  • Vers 9 h 00, le 5 juin, les navires transportant les hommes quittent le port

  • 23 h 31, le 5 juin, le Bomber Command de la RAF lance son attaque contre dix batteries côtières.

  • 00 h 50, le 6 juin, des membres du 6 e régiment aéroporté sont largués près de Ranville

  • 06 h 34, les engins de débarquement sont en route pour la plage Juno

  • Les débarquements doivent débuter à 07 h 30 et se poursuivent jusqu'à 09 h 00

  • L'avance organisée cesse avant la tombée de la nuit afin que l'on puisse entreprendre les préparatifs de défense. Cependant, des combats se poursuivent dans plusieurs secteurs tout au long de la nuit.

Forces de la Marine royale du Canada

D'après les « Chiffres préliminaires concernant le Jour J/Normandie », 126 navires de la MRC ont participé aux opérations du Jour J, de même qu'environ 11 000 marins.

Navires

NCSM Algonquin

NCSM Mimico

NCSM Baddeck

NCSM Minas

NCSM Bayfield

NCSM Moosejaw

NCSM Blairmore

NCSM Mulgrave

NCSM Calgary

NCSM Ottawa

NCSM Camrose

NCSM Outremont

NCSM Canso

NCSM Port Arthur

NCSM Cape Breton

NCSM Prescott

NCSM Caraquet

NCSM Prince David

NCSM Chaudière

NCSM Prince Henry

NCSM Cowichan

NCSM Qu’Appelle

NCSM Drumheller

NCSM Regina

NCSM Fort William

NCSM Restigouche

NCSM Gatineau

NCSM Rimouski

NCSM Georgian

NCSM St Laurent

NCSM Grou

NCSM Saskatchewan

NCSM Guysborough

NCSM Sioux

NCSM Haida

NCSM Skeena

NCSM Huron

NCSM Stormont

NCSM Kenora

NCSM Summerside

NCSM Kitchener

NCSM Swansea

NCSM Kootenay

NCSM Teme

NCSM Lindsay

NCSM Thunder

NCSM Louisburg

NCSM Trentonian

NCSM Lunenburg

NCSM Vegreville

NCSM Malpeque

NCSM Wasaga

NCSM Matane

NCSM Waskesiu

NCSM Mayflower

NCSM Woodstock

NCSM Milltown

 

Toutefois, la liste des «  Forces armées canadiennes associées aux débarquements du Jour J » comporte 57 navires, plus huit flottilles. Les flottilles en question se composaient chacune de huit à douze navires de moindre envergure (dragueurs de mines, etc., dont bon nombre ne portaient pas de nom, seulement un numéro).

29th Canadian Motor Torpedo Boat Flotilla (constituée de vedettes-lance-torpilles)
65th Canadian Motor Torpedo Boat Flotilla (constituée de vedettes-lance-torpilles)
260th Canadian L.C.I. Flotilla (composée de chalands de débarquement d'infanterie)
262nd Canadian L.C.I. Flotilla (composée de chalands de débarquement d'infanterie)
264th Canadian L.C.I. Flotilla (composée de chalands de débarquement d'infanterie)
528th Canadian L.C.A. Flotilla (composée de bâtiments d'assaut de débarquement)
529th Canadian L.C.A. Flotilla (composée de bâtiments d'assaut de débarquement)
31st Mine Sweeping Flotilla (constituée de dragueurs de mines)

Unités de l'Armée de terre ayant pris part aux opérations du Jour J

2e Brigade blindée du Canada

6e Régiment blindé -- 1st Hussars, London (Ont.)
10e Régiment blindé -- Fort Garry Horse, Winnipeg
27e Régiment blindé-- Sherbrooke Hussars et Sherbrooke Fusiliers

3e Division de l'infanterie canadienne

7e Régiment de reconnaissance, Royal Canadian Hussars, Montréal
The Cameron Highlanders of Ottawa
Royal Winnipeg Rifles
Regina Rifles
Canadian Scottish Regiment, Victoria
Highland Light Infantry -- Royal Highland Fusiliers, Waterloo.
Régiment de la Chaudière
North Shore New Brunswick (aujourd'hui 2e Bataillon du Royal New Brunswick Regiment, Bathurst
Stormont, Dundas and Glengarry Highlanders, Cornwall
North Nova Scotia Highlanders – 1er Bataillon du Nova Scotia Highlanders, Truro

La bataille de Normandie

18th Armoured Car Regiment -- 12th Manitoba Dragoons
8th Recce Regiment -- 14th Hussars, Swift Current, Saskatchewan
29th Recce Regiment -- South Alberta Regiment, aujourd'hui South Alberta Light Horse, Medicine Hat
Governor General's Horse Guards, Toronto
Governor General's Foot Guards, Ottawa
Canadian Grenadier Guards, Montréal
British Columbia Regiment, Vancouver
25th Armoured Delivery Regiment -- The Elgin Regiment (qui est aujourd'hui un régiment de génie), Chatham
Toronto Scottish Regiment
Royal Regiment of Canada, Toronto
Royal Hamilton Light Infantry
Essex Scottish Regiment -- Essex and Kent Scottish, Windsor
The Black Watch, Montréal
Le Régiment de Maisonneuve, Montréal
The Calgary Highlanders
Les Fusiliers Mont-Royal, Montréal
The Queen's Own Cameron Highlanders of Canada, Winnipeg
The South Saskatchewan Regiment
The New Brunswick Rangers
The Lincoln and Welland Regiment, St Catharines
The Algonquin Regiment
The Argyll and Sutherland Highlanders, Hamilton
The Lake Superior Regiment -- Lake Superior Scottish, Thunder Bay.

The Lorne Scots, de Brampton, a fourni des pelotons de défense, tout comme The Royal Montreal Regiment et le Prince Edward Island Light Horse.

Ne figurent plus à l'ordre de bataille

New Brunswick Rangers, South Saskatchewan Regiment, 14th Hussars et 12th Manitoba Dragoons.

Escadrons de l'Aviation royale du Canada

2e Force aérienne tactique – 83e Groupe

126e Escadre – 401e, 411e, 412e Escadrons
127e Escadre – 403e, 416e, 421e Escadrons
144e Escadre – 441e, 442e, 443e Escadrons
143e Escadre – 438e, 439e, 440e Escadrons
39e Escadre (R) – 414e, 430e Escadrons

2e Force aérienne tactique – 85e Groupe

409e, 410e Escadrons

Fighter Command – 10e Groupe

406e Escadron

Fighter Command – 11e Groupe

402e, 418e Escadrons

Bomber Command – 6e Groupe (ARC)

408e, 419e, 420e, 424e, 425e, 426e, 427e, 428e, 429e, 431e, 432e, 433e, 434e Escadrons

Bomber Command – 8e Groupe (P.F.F.)

405e Escadron

Coastal Command – 15e Groupe

423e Escadron

Coastal Command – 16e Groupe

415e Escadron

Coastal Command – 19e Groupe

404e, 407e Escadrons

Pertes du Jour J

MRC

7 blessés

ARMÉE CANADIENNE

Tués au combat/morts des suites de leurs blessures (34 officiers, 335 militaires du rang), blessés (49 officiers, 666 militaires du rang [y compris un officier et 25 militaires du rang qui sont morts des suites de leurs blessures entre le 7 et le 28 juin 1944]). En tout, le nombre de morts et de blessés est de 73 officiers et 1 001 militaires du rang, soit 1 074.

ARC

43 morts

Sources : En ce qui concerne l'Armée de terre, on a consulté l'Histoire officielle de C.P. Stacey, intitulée « La campagne de la victoire ». Pour ce qui est de la force aérienne, on s'est fondé sur le volume 3 de l'Histoire officielle, dont le titre anglais est «The Crucible of War ». Enfin, pour la Marine, c'est le vol. 2, partie 2 de l'histoire officielle, qui n'est pas encore publié.

- 30 -

Date de modification :