Les FAC appuient les élections et le travail humanitaire en Haïti

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Article / Le 4 janvier 2017

Rédigé par : Affaires publiques du Commandement des opérations interarmées du Canada

Depuis leur déploiement dans le cadre de l’Opération HAMLET, le colonel Mark Gasparotto et sa Force opérationnelle de quatre membres des Forces armées canadiennes (FAC) travaillent sans relâche à l’appui d’Haïti durant des moments difficiles.

L’ouragan Matthew a frappé le pays le 4 octobre 2016, déplaçant beaucoup d’Haïtiens et détruisant un grand nombre de maisons et d’infrastructures. En même temps, Haïti se préparait à tenir des élections présidentielles après une période d’enjeux politiques.

L’Opération HAMLET est la contribution canadienne à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), dont le mandat inclut d’appuyer le processus électoral d’Haïti. Si les circonstances l’exigent, la MINUSTAH sera réorientée pour offrir de l’aide humanitaire, comme elle l’a fait après le tremblement de terre de 2010 et après le récent ouragan.

La MINUSTAH, sachant que l’ouragan approchait, a envoyé une infanterie et des ingénieurs militaires près de la trajectoire prévue pour qu’ils soient prêts à aider une fois le danger passé. Immédiatement après la tempête, les ingénieurs ont travaillé avec diligence pour dégager les routes et atteindre les régions isolées.

En même temps, l’infanterie gardait les zones d’atterrissage et assurait la sécurité sur les plages où des hélicoptères et des navires arrivaient pour offrir des ravitaillements et de l’aide. Elle a également gardé les entrepôts d’approvisionnement et a fourni des convois pour les ONG. En outre, la MINUSTAH a déployé un détachement de son installation médicale de rôle 2 pour offrir des services médicaux.

Bien que les cinq membres de la Force opérationnelle canadienne se soient concentrés sur leurs tâches principales durant l’Opération HAMLET, ils ont également appuyé le travail humanitaire de la MINUSTAH à partir du quartier général.

À deux reprises, le Colonel Gasparotto, dans son rôle à titre de chef d’état-major de la MINUSTAH, est allé de l’avant pour voir comment le quartier général pourrait aider les près de 500 membres du personnel militaires de la MINUSTAH travaillant dans les zones touchées. Il a survolé Haïti en hélicoptère pour voir de ses propres yeux les ravages causés par l’ouragan.

« Lorsque l’ouragan Matthew a frappé, il a dévasté la région. Je n’avais jamais vu quelque chose de la sorte auparavant, » explique-t-il. « Ça n’a certainement pas été une expérience plaisante pour moi, mais s’en est une qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. »

La MINUSTAH continue d’appuyer les efforts humanitaires, avec près de 100 membres militaires qui travaillent dans les zones affectées.

Les élections présidentielles de 2016 ont été retardées en raison de la tempête, mais ont finalement eu lieu le 20 novembre 2016. La force opérationnelle des FAC a joué un rôle clé dans la planification des événements jusqu’aux élections.

Le pays a fait face à des enjeux politiques à la suite d’une révolte contre le gouvernement en 2004. Depuis, la MINUSTAH s’efforce de stabiliser le pays et une partie de son mandat est de fournir un soutien logistique et un soutien en matière de sécurité durant les élections en Haïti.

Le colonel Gasparotto a élaboré une stratégie pour déterminer comment les unités de la MINUSTAH pourraient collaborer et comment elles pourraient travailler avec plusieurs organisations, y compris les policiers de la mission des Nations Unies et le service de police national d’Haïti, pour assurer la sécurité durant les élections. Entre temps, les membres des FAC se sont concentrés sur la planification d’exigences logistiques et d’exigences spécifiques en matière de sécurité pour les élections. Pour ce faire, ils devaient bien comprendre le plan du service de police ainsi que le plan électoral et travailler en étroite collaboration avec les intervenants clés.

À la suite des élections, la mission était axée sur l’assurance de la stabilité. Le climat de sécurité est tendu alors que les partis politiques haïtiens et leurs partisans contestent les résultats des élections. En outre, la MINUSTAH devra offrir un soutien en matière de sécurité et de logistique pour les élections locales, et l’élection des membres du Sénat et du Parlement, prévues en janvier. Le contingent des FAC participera activement à la planification entourant ces événements.

On a demandé au colonel Gasparotto ce qu’il avait retiré de la mission depuis son déploiement en juillet et ce dernier a répondu que « c’était le fait de surmonter les défis qui rendait la mission gratifiante. »

Un de ces défis était de ne pas être familier avec Haïti et sa culture.  

« Le contexte est très complexe et les subtilités sont nombreuses, » explique-t-il. « Même après avoir passé six mois ou un an ici, comme dans mon cas, on ne fait que commencer à comprendre pourquoi certaines choses se produisent. »

Un avantage qu’ont les Canadiens lorsqu’ils travaillent avec les Haïtiens est de pouvoir parler français. En raison de cette compétence, et de l’entraînement reçu, les cinq membres de la Force opérationnelle canadienne sont en mesure d’occuper des postes importants dans le quartier général.

Les Canadiens travaillent également avec des membres de la MINUSTAH provenant de 19 pays différents qui ont tous leur propre culture. Ils collaborent tous ensemble pour éliminer les barrières culturelles et linguistiques en vue d’un objectif commun.

«  Je trouve très gratifiant de travailler dans un environnement multinational, » explique le colonel Gasparotto. « Chaque jour est différent et vous devez constamment revisiter vos modèles mentaux, vos croyances et vos convictions, puisque chaque culture est unique. »

 Les membres actuels de la force opérationnelle canadienne ont été déployés au cours de l’été et continuent d’appuyer le pays dans cette période difficile.

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