Op NUNALIVUT 2017 : Une épreuve de bonne volonté et de rare détermination

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Article / Le 12 avril 2017

Redigé par : Stefany Chénier

Au dire des personnes qui y habitent, l’Extrême-Arctique est « le paradis gelé ». Tout récemment, les Forces armées canadiennes (FAC) s’y sont établies à l’occasion d’un exercice annuel.

Chaque année, le personnel des FAC a l’occasion d’admirer le paysage parfait du Nord canadien, tout en vivant l’expérience de ses conditions extrêmes, durant l’opération NUNALIVUT. L’Op NUNALIVUT, sous le commandement de la Force opérationnelle interarmées (Nord), est une opération de surveillance et de contrôle visant à démontrer les capacités des FAC de mener des opérations dans l’Extrême-Arctique et de réagir à des situations dans cette vaste région. Cette année, l’exercice a aussi donné lieu à un véritable sauvetage : deux chasseurs égarés ont été sauvés et un troisième chasseur a été retrouvé.

Au total, plus de 350 membres de la Marine royale canadienne (MRC), de l’Armée canadienne (AC), de l’Aviation royale canadienne (ARC), du 1er Groupe de patrouille des Rangers canadiens (1 GPRC) – et pour la première fois, des plongeurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) – ont surmonté des obstacles pour réussir, durant l’Op NUNALIVUT 17, du 23 février au 10 mars.

« L’hiver impitoyable de l’Extrême-Arctique a été difficile pour tous les militaires qui ont pris part au déploiement cette année », affirme le brigadier-général Mike Nixon, commandant de la Force opérationnelle interarmées (Nord). « Ils ont fait preuve d’un niveau exceptionnel de compétences, de capacités et de collaboration, tout en apprenant comment survivre ensemble dans le climat le plus rigoureux au Canada. » Dans la région de Hall Beach, au Nunavut, quelque 245 membres des FAC ont réalisé des opérations et des entraînements axés sur les compétences dans l’Arctique. Le contingent comprenait 110 membres du 5e Groupe-bridage mécanisé du Canada, dont la majorité provient du 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC), 135 réservistes du 34e et du 35e Groupe-brigade du Canada (34 GBC et 35 GBC) qui font partie du groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique (GCIA) de la 2e Division du Canada (2 Div C), ainsi que des membres du 5e Bataillon des services. Au cours de deux semaines éprouvantes, le personnel du 12 RBC et du GCIA de la 2 Div C a réalisé des exercices terrestres de recherche et sauvetage et des membres du 1 GPRC leur ont enseigné des techniques de survie et de navigation.

Ils ont aménagé une piste d’atterrissage rudimentaire, ils se sont entraînés dans un champ de tir à la carabine dans des conditions austères et ils ont mené des patrouilles en motoneige, tout en habitant dans un camp temporaire et en se nourrissant de repas individuels de combat. Ils ont relevé des défis en matière de logistique et survécu à des conditions de blizzard extrêmes et à des températures souvent inférieures à -62 °C.

À Resolute Bay, au Nunavut, des plongeurs de l’ARC, de l’AC et de la GRC ont exécuté des opérations de plongée sous la glace et exploré les profondeurs des voies navigables de l’Arctique.

« Lors de déploiements dans l’Arctique, il y a d’innombrables éléments mobiles. Tenir des plongées sous l’eau, c’est simple », explique le lieutenant de vaisseau Samuel A. Mercier, plongeur‑démineur de l’Unité de plongée de la Flotte (Atlantique). « Lorsqu’on arrive sur les lieux et que l’on exécute des plongées, cela veut dire que l’on a réussi à planifier les composantes de la mission. »

Malgré les conditions météorologiques difficiles, l’équipe de plongée interarmées – composée de quatorze plongeurs-démineurs et plongeurs d’inspection portuaire de l’UPF(A), de cinq plongeurs de combat de l’AC et de dix plongeurs de la GRC – est parvenue à réaliser ses objectifs. Ses efforts visaient à renforcer les capacités de plongée dans l’Arctique et à établir des procédures interopérationnelles, à savoir deux composantes essentielles aux futures entreprises sous-marines.

Le soutien aérien stratégique fourni par l’ARC faisait partie intégrante du succès de la mission. Les aéronefs CC-177 Globemaster III et CC-130J Hercules ont été essentiels au déplacement du matériel, des fournitures et des troupes d’un bout à l’autre du pays. Le personnel navigant du 440e Escadron de transport a aussi joué un rôle fondamental dans le cadre d’une véritable opération de sauvetage, alors qu’il exécutait des exercices de débarquement dans des conditions austères, à Hall Beach.

« L’opération NUNALIVUT 2017 a réuni un certain nombre d’exigences essentielles et permis aux militaires de vivre une expérience à la fois éprouvante et satisfaisante dans l’Arctique qui importera beaucoup lors d’autres opérations », explique le lieutenant‑colonel John Hlibchuk, commandant de la Force opérationnelle Nunalivut. « Sur le plan personnel, cela a été une excellente leçon de souplesse, de patience et d’humilité. Les conseils et le soutien des Rangers canadiens et des conseillers sur les opérations dans l’Arctique ont été essentiels au succès de notre mission. »

Une fois de plus, l’Op NUNALIVUT 17 a permis aux membres des FAC de perfectionner leurs compétences existantes et de mener des opérations de surveillance et de contrôle. Nous en avons tiré de précieuses leçons, entre autres, un nouveau respect pour le travail réalisé dans l’un des environnements les plus magnifiques – et les plus éprouvants – au Canada.

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