Opération Impact - Séance d’information | Février 12, 2015

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Vidéo / Le 12 février 2015

Transcription

Capitaine de vaisseau Paul Forget, Commandement des opérations interarmées du Canada

Bonjour mesdames et messieurs. Aujourd’hui, je ferai une mise à jour sur l’opération Impact, le soutien fourni par les Forces armées canadiennes à la lutte de la coalition contre le groupe ISIL en Irak.

Au cours des dernières semaines, le groupe ISIL a subi un certain nombre de revers tactiques et de la pression sur plusieurs fronts, surtout dans le Nord de l’Irak, où les forces de sécurité irakiennes ont repris le contrôle de plusieurs villages. Les dirigeants du groupe ISIL ont peine à maintenir leurs efforts militaires. Le moral est en baisse constante, particulièrement dans les zones d’opérations continues de la coalition et des forces de sécurité irakiennes. Sans victoire importante au cours des dernières semaines, le groupe a de plus en plus recours à la brutalité publique comme tentative d’intimider ceux qui s’opposent à lui et la population locale. Il en est même rendu à exécuter ses propres membres qui fuient le combat.

Dans le Nord, les forces de sécurité irakiennes, avec le soutien des opérations aériennes de la coalition, étendent leur contrôle dans la région de Mossoul. La réussite des opérations des forces de sécurité irakiennes oblige le groupe ISIL à quitter l’autoroute principale pour utiliser des routes de ravitaillement plus au Sud, ce qui expose davantage ses mouvements aux frappes aériennes de la coalition, limite sa liberté de mouvement et rend ses efforts de ravitaillement difficiles.

Dans le centre de l’Irak, Bayji demeure une région contestée et est toujours le théâtre de combats quotidiens. Nous continuons d’appuyer les forces de sécurité irakiennes au moyen de frappes aériennes ainsi que des missions de surveillance. 

Depuis le début des opérations, la coalition a effectué plus de 1300 frappes aériennes en Irak. Ces frappes ciblaient des armes lourdes, des véhicules, des positions de combat, des unités tactiques ainsi que des immeubles utilisés par le groupe ISIL. En endommageant et en détruisant ces ressources, nous soutenons les efforts continus des forces de sécurité irakiennes au sol et nous affaiblissons les capacités du groupe et sa volonté de combattre.

Depuis ma dernière séance d’information, les aéronefs CF18 ont effectué 14 frappes aériennes. La carte derrière moi indique la date et l’emplacement de ces frappes, qui ont touché des positions de combat, des emplacements de mortiers, des véhicules, du matériel lourd du génie et des installations.

Depuis le début de l’opération Impact, nos aéronefs ont effectué un total de 467 sorties. Nos CF18 ont effectué 306 sorties, alors que le Polaris en a fait 76, livrant 4.3 millions de livres de carburant. Enfin, nos Aurora ont fait 85 sorties.

En résumé, la coalition a arrêté l’avancée du groupe ISIL et nous voyons des signes de progrès. Cela met fin à mes commentaires formels et je suis prêt à répondre à vos questions.


Période de questions et de réponses (pas inclus dans la vidéo)

Question : Bonjour. La dernière fois que vous nous aviez parlé ici, vous aviez dit qu’à deux reprises, en plus d’une autre précédente, il y avait eu des échanges de coups de feu entre des militaires canadiens et des membres de l’État islamique. Est-ce que ça a été le cas depuis le 26 janvier à nouveau, c’est-à-dire depuis la dernière fois que vous nous avez parlé?

Capt (N) Paul Forget : Et donc depuis le 26 janvier, depuis la dernière occasion, il y a eu une instance similaire tout justement à ceux précédemment et je peux vous assurer qu’il n’y a eu aucune blessure à nos militaires et que tout le monde est sain et sauf. 

Question : Est-ce que vous pouvez nous expliquer dans quel contexte ça s’est produit cette —

Capt (N) Paul Forget : Et donc le contexte était —

Question : — et quelle date?

Capt (N) Paul Forget : La date comme telle, je ne préfère pas la mentionner parce que nous essayons de garder un petit peu de sécurité opérationnelle au niveau de nos opérations spéciales et je ne veux pas lier nos membres à un certain temps et un certain lieu en espace. Donc je préfère, pour des raisons d’opération et de sécurité, ne pas discuter à ce niveau. Mais c’est quand même récemment que c’est arrivé. 

Question : Plusieurs échanges de coups de feu?

Capt (N) Paul Forget : C’est juste une instance – une instance.

Question : Un coup de feu.

Capt (N) Paul Forget : Une instance. 

Question : Oui, mais combien de coups de feu dans cette instance, à peu près?

Capt (N) Paul Forget : Aucune idée. Les coups de feu ont duré jusqu’à tant que la situation soit résolue évidemment, mais j’ai aucun détail comme tel au niveau, mais je peux vous assurer qu’il y a eu une instance où est-ce de défense légitime pour nos membres où ils ont eu à retourner le feu contre eux du groupe ISIL.

Capitaine (V) Paul Forget :  D'ailleurs, je crois qu'il est très important que le public anglophone comprenne qu'en fait ce n'est arrivé qu'une seule fois - depuis le dernier rapport, il n'y a eu qu'un seul cas où nos membres des Opérations spéciales ont dû riposter, par légitime défense, aux tirs du groupe ISIL dont ils étaient la cible.  

Question : Vous avez indiqué que ce cas était assez similaire aux incidents antérieurs. En quoi était-il différent?

Capitaine (V) Paul Forget : Je n'ai aucune précision à ce sujet, mais honnêtement, je ne veux pas entrer dans les détails, car je ne veux pas lier nos membres des Opérations spéciales à certains incidents, certaines dates et certains espaces; je refuse d'établir des liens parce que, pour des raisons d'opérations et de sécurité, cela revient à indiquer exactement dans quelle région ils opèrent.   Je préfère m'en abstenir.  

Question : Monsieur, je me demande - je sais que vous ne voulez pas nous indiquer le nombre exact de combattants de l’ISIL qui ont été tués par les Forces canadiennes, mais pourriez-vous nous donner au moins un chiffre approximatif? Parle-t-on de dizaines, de douzaines ou de centaines de combattants?

Capitaine (V) Paul Forget : Je dois admettre que, personnellement, je ne tiens pas les comptes et ne suis donc même pas en mesure de vous indiquer ce chiffre. Je crois qu'il importe, par ailleurs, de se concentrer sur les effets. Des effets qui, comme je l'ai souligné dans mon texte, ont été particulièrement marqués. Nous observons de grands déplacements. Nous commençons à relever d'importantes dégradations des forces de l'ISIL.  Nous sommes en train de détruire leur capacité et leur volonté de se battre. Le fait est que l'ISIL ait commencé à tuer ses propres combattants qui refusent de lutter à ses côtés montre bien que les choses sont en train de tourner. 

Question : Hier, le Président Obama a dit quelque chose qui m'a amenée à me demander ce que le Canada faisait. Il a déclaré que, en vertu du nouveau plan qu'il propose, les soldats américains pouvaient, en cas d'incapacité des forces locales, si la cible, une cible ISIL était repérée, disons un groupe de chefs, et qu'aucune force locale ne pouvait y aller, dans ces cas d'urgence spécifiques, les forces américaines pourraient se rendre sur le terrain pour abattre cette cible. Quelles sont les directives du Canada dans une situation de ce genre?

Capitaine (V) Paul Forget : Les directives du Canada n'ont pas changé. Le mandat est toujours le même, un rôle de conseil et d'assistance pour les forces d'opérations spéciales du Canada et une campagne aérienne pour le reste de nos troupes. Ce mandat n'a donc pas changé.  

Question : Bonjour. Ça fait déjà quatre mois qu’on est en Irak, qu’on fait des frappes. Est-ce que les recommandations que le général Constable doit faire au général Vance, au général Lawson, qu’il va remettre au ministre ont été faites. M. Kenney disait tout récemment que donc le gouvernement n’a pas encore pris une décision. Mais est-ce que ça veut dire qu’on a remis ces recommandations déjà au gouvernement?

Capt (N) Paul Forget : Et donc il y a seulement une personne qui fait des recommandations au gouvernement du Canada et c’est le Chef d’état-major comme tel. Et donc ses recommandations ont été fournies au gouvernement du Canada. Et donc c’est au gouvernement de décider si la mission va être prolongée ou non.

Question : Et donc comme j’ai dit, ça fait quelques mois de frappes. On se dirige vers une grande opération. Bien, les forces irakiennes se dirigent vers une grande opération de reconquête, notamment de Mosul. On est déjà pas mal à Mosul avec 13 frappes qui ont été faites depuis – depuis le début, canadiennes, dans la région. Est-ce qu’on doit s’attendre justement au cours des prochaines semaines à une intensification des frappes canadiennes dans la région de Mosul?

Capt (N) Paul Forget : Oui. C’est un des lieux où est-ce qu’il y a beaucoup d’activités militaires au niveau des forces de sécurité irakiennes. Nos frappes en général sont tout en conséquence de leur assister à avoir un chemin un peu plus libre dans leurs attaques. Donc la simple réponse c’est oui. 

Question : Vous avez parlé de la dégradation des forces de l'ISIL. Pourriez-vous décrire le moral des Forces canadiennes dans ce contexte, par exemple, les percées évidentes que nous réalisons ont-elles un effet sur nos opérations sur le terrain? Cela signifie-t-il qu'elles vont continuer à tourner à plein régime ou bien que la situation va changer?

Capitaine (V) Paul Forget : La cadence des opérations a été assez importante pour nos forces sur le terrain, mais je dirais que, ayant moi-même déjà fait partie de missions déployées, c'est toujours un honneur de servir, si je puis dire, à cet égard, parce que vous êtes vraiment mobilisé et vous faites ce que vous avez appris à faire à l'entraînement et vous provoquez des effets pour le gouvernement du Canada. Donc, sur le plan moral, c'est toujours fort. Le moral est donc bon.

Question : Je présume que cette décision, à savoir ce que le Canada fera ensuite, vous savez que cette bataille sera longue, mais elle viendra des lignes de front, des gens qui sont témoins des attaques. D'après ce que vous dites, on dirait presque que la façon dont l'ISIL - enfin, vous savez leur moral évolue, on se rapproche plus de notre objectif qu'au début. Comment jugez-vous la situation? D'après vous, quand pourra-t-on donner aux Canadiens une idée de la date de retour des hommes et des femmes chez eux?

Capitaine (V) Paul Forget :  D'accord. Oui, je comprends tout à fait où vous voulez en venir.   Pour résumer, comme vous le savez, le gouvernement du Canada n'a pas encore annoncé s'il allait prolonger ou étendre cette mission, donc rien n'a changé.  La rotation qui prévaut actuellement sur le terrain, l'échéancier des retours à la maison est déjà planifié et en place; alors pour la rotation du personnel, advenant que le gouvernement annonce une extension, nous sommes prêts à soutenir toutes ces activités conformément aux exigences du mandat que le gouvernement nous a confié. 

La rotation des gens sur le théâtre des opérations est très habituelle pour nous, il n'y a donc là rien d'extraordinaire.   Elle s'inscrit dans le cadre des procédures normales que nous suivons pour n'importe quelle opération. 

Question : Et lorsque - Sait-on quand aura lieu cette rotation?

Capitaine (V) Paul Forget : Cela dépend entièrement de la décision du gouvernement de prolonger ou non la mission.  

Question : Oui. Avez-vous d'autres nouvelles à propos du nombre de victimes civiles? Est-ce encore zéro selon vous ou la situation a-t-elle changé?

Capitaine (V) Paul Forget : Eh bien, pour ce qui est des frappes menées par nos forces armées, je peux vous confirmer que rien ne semble indiquer que les frappes aériennes du Canada aient fait des victimes parmi les civils.  

Question : Hier, le Président Obama a également laissé entendre que les opérations pourraient se prolonger quelque temps. Il a évoqué une durée de trois ans, même s'il reconnaît ne disposer d'aucun calendrier concret ou de quelqu'échéance que ce soit. Quelle est la stratégie de retrait?   Quels critères seront utilisés pour dire aux Canadiens qu'ils ont rempli leur mandat et peuvent partir?

Capitaine (V) Paul Forget : Bon, je présume que la stratégie de retrait sera définie par n'importe quelle orientation que le gouvernement nous fournira, dans le fond. J'entends par là que la stratégie de retrait peut être aussi simple que de dire que le mandat n'est pas prolongé. Si tel est le cas, la stratégie de retrait des Canadiens consistera à rentrer à la maison, n'est-ce pas? Pour l'heure, nous servons en vertu du mandat que le gouvernement du Canada nous a confié.   Nous allons continuer à le faire. Si le mandat est prolongé, nous sommes prêts à le faire.  

Question : Que pouvez-vous nous dire au sujet de la capacité militaire et de la possibilité d'envoyer davantage de conseillers spéciaux en Irak et ailleurs? Serions-nous en mesure, par exemple, d'envoyer deux fois plus de conseillers spéciaux, si on nous le demandait? 

Capitaine (V) Paul Forget : Nous sommes sans cesse à l'affût d'éventualités pour pouvoir proposer des options au gouvernement. À l'heure actuelle, nous agissons conformément aux indications que le gouvernement nous a données. Ce mandat, s'il devait changer, nous sommes prêts à expliquer au gouvernement ce que nous pouvons lui donner ou non. Ensuite, nous modelons le discours officiel, n'est-ce pas? Mais en l'état actuel des choses et du mandat tel qu'il a été rédigé, nous souscrivons pleinement et nous valorisons notre appartenance à la coalition et à l'effort déployé en Irak.  

Question : En fait, je m'interrogeais sur notre capacité.

Capitaine (V) Paul Forget : C'est le gouvernement du Canada qui décide de notre capacité et de ce qu'il veut que nous fassions. Pour le moment, nos opérations relèvent de son mandat. 

Question : Oui, mais comme vous avez dit que vous fournissez des conseils, je me demandais si vous pouviez nous donner un aperçu.

Capitaine (V) Paul Forget : Ce n'est pas à moi de fournir des conseils au gouvernement du Canada. Cette responsabilité incombe au Chef d'état-major de la Défense.  

Question : Oui. Bonjour. Merci d'avoir organisé cette séance. Quelques questions brèves. Le ministre Kenney a déclaré hier que le gouvernement était disposé à prolonger le mandat. Le cas échéant, qu'adviendrait-il des avions de chasse déployés dans la région? Les feriez-vous tous revenir pour les remplacer ou vous contenteriez-vous de remplacer les équipages? 

Capitaine (V) Paul Forget : Même si je ne connais pas tous les détails de la façon dont cela va se passer, il est toujours possible d'organiser la rotation des aéronefs et des équipages sur le théâtre des opérations. Elle se déroule toujours de façon cyclique. 

Question : Ensuite, vous pouvez être à peu près certain que le gouvernement prolongera la mission. Tous les signes l'indiquent. Est-ce ce à quoi vous vous attendez?

Capitaine (V) Paul Forget : À mon avis, tant qu'on n'en fait pas l'annonce, ce serait -- je ne voudrais pas spéculer sur le déroulement exact des opérations, mais je peux vous dire que nous avons prévu un prolongement au cas où, et qu'il s'agit juste d'une planification militaire prudente pour être prêt à soutenir toute initiative du gouvernement. 

Question : On a aidé au transport d’armes qui étaient fournies par d’autres pays vers des forces kurdes irakiennes. Est-ce qu’on continue à faire ça et est-ce qu’on leur fournit des images satellites pour faire leur combat? Est-ce qu’on offre nous-mêmes de l’équipement non létal? Je voudrais juste une mise à jour là-dessus. 

Capt (N) Paul Forget : Oui. Non, compris. Et si je comprends bien votre question, oui, le gouvernement du Canada a fait des contributions d’aide non létales dans la région. Nous avons aussi aidé à la transportation d’aide létale à la région au tout début de la mission. Ce n’est pas une tâche que nous continuons à faire présentement. 

Question : D'accord. 

Capt (N) Paul Forget : Je crois que ça répond à votre question. 

Question : Est-ce qu’on envisage de leur fournir des armes – les Kurdes, les Peshmergas et les forces avaient, entre autres, demandé qu’on les aide en fournissant des armes. Est-ce qu’on envisage de le faire?

Capt (N) Paul Forget : Ça serait une décision qui viendrait du gouvernement du Canada. Et donc je ne suis pas en mesure de répondre à cette question présentement.

Question : Merci. Lorsque les Émirats arabes unis ont déclaré, en décembre, je crois, qu'ils ne comptaient plus participer à des frappes aériennes, c'était parce que l'incapacité, autant que je me souvienne, de certaines missions de sauvetage de leur personnel les préoccupait. Or, ils ont repris leurs frappes aériennes. J'aimerais donc savoir si cela indique - savez-vous si des mesures ont été prises pour augmenter les missions de recherche et de sauvetage du personnel, quel qu'il soit? Savez-vous si c'est pour cette raison qu'ils ont rejoint la mission?

Capitaine (V) Paul Forget : Je ne peux m'exprimer au nom du gouvernement des États arabes unis, ni expliquer pourquoi ils ont quitté la mission puis l'ont rejointe. Ce que je peux vous dire, c'est que les membres de la coalition mènent les missions de recherche et de sauvetage dans la région et que compte tenu des capacités en la matière, de la formation et de l'équipement fourni au personnel navigant, nous sommes assez contents que les mesures appropriées soient en place pour assurer la sûreté et la sécurité de notre personnel. 

Question : Ces mesures ont-elles été vraiment augmentées? Ou bien s'agit-il de celles qui étaient déjà en place en octobre?

Capitaine (V) Paul Forget : Autant que je sache, ce sont toujours les mêmes. 

Question : Oui, bonjour. Merci. Le Pentagone affirme depuis août 2014 que le moral de l'ISIL baisse. Je me demandais ce qui avait changé depuis lors? 

Capitaine (V) Paul Forget : Je suis désolé, mais je n'ai pas compris la fin.

Question : Et bien, je me demande si - vous affirmez que le moral de l'ISIL baisse régulièrement. C'est ce qu'affirme le Pentagone depuis l'été dernier. Alors que l'ISIL continue de se battre. Alors j'essaie juste de savoir, de saisir ce qui a changé aujourd'hui et vous permet de faire ce genre de déclaration. 

Capitaine (V) Paul Forget : Bon, comme je l'ai précisé dans mon texte, je crois, la multiplication des atrocités, des actes de barbarie, que nous observons, si vous voulez, destinés à marquer et à influencer les populations locales et le simple fait qu'ils doivent décapiter leurs propres combattants refusant de se battre ou fuyant la scène, en quelque sorte, montre vraiment qu'ils éprouvent des problèmes dans les rangs.   

Question : Mon autre question concerne ce que vous avez dit à propos des forces d'opérations spéciales et de leurs tirs d'autodéfense : si vous ne pouvez nous donner aucun détail, comment savez-vous qu'il s'agissait d'autodéfense? 

Capitaine (V) Paul Forget : Eh bien, les circonstances décrites dans le rapport que j'ai reçu ressemblaient à celles qui figuraient dans des rapports antérieurs. Je prendrais ce rapport au pied de la lettre et vous assure que c'est exactement ce qui s'est passé.

Question : Capitaine, j'aimerais que vous m'expliquiez quelque chose. Les forces spéciales ont-elles dirigé d'autres frappes aériennes que celles qui sont mentionnées dans le rapport, que les 13 qui ont été signalées auparavant?

Capitaine (V) Paul Forget : Je crois que ma réponse va vous décevoir quelque peu. Je ne sais pas. Je ne tiens pas le compte de toutes les cibles des frappes. Ce que je peux vous dire en revanche, c'est qu'elles opèrent toujours en vertu du mandat qui leur a été confié et dans le cadre desquels ces frappes s'inscrivent. 

Question : À titre de suivi, la résolution américaine qui a été déposée au Congrès propose que les forces spéciales américaines participent aux opérations de chasse et d'abattage, à l'instar de ce qui s'est fait en Afghanistan, pendant l'Opération Enduring Freedom. Les forces spéciales en ont-elles la capacité aujourd'hui ou les forces canadiennes sont-elles en mesure de le faire dans le nord de l'Irak?

Capitaine (V) Paul Forget : Il est un peu difficile de répondre à votre question. En fait, ce n'est assurément pas inscrit dans le mandat qui leur a été confié. La capacité est une chose. L'autorité en est une autre. Le mandat actuel exige des conseils et une assistance, et les forces continueront à agir à ce titre. Si ce mandat devait changer, le gouvernement du Canada nous en aviserait.  

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