Opération Impact - Séance d’information le 20 mars 2015

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Vidéo / Le 20 mars 2015

Transcription

Capitaine de vaisseau Paul Forget, Commandement des opérations interarmées du Canada

Seul le texte prononcé fait foi :

Bonjour mesdames et messieurs. Aujourd’hui, je ferai le point sur la situation actuelle en Irak et sur la contribution du Canada aux efforts internationaux dans la région.

Premièrement, nous continuons de soutenir la famille du sergent Andrew Doiron dans cette période difficile. Nos pensées et nos prières accompagnent sa famille et ses amis.

Je suis encouragé par le fait que deux de ses camarades blessés demeurent en Irak et reprendront graduellement leurs tâches. Finalement, je tiens à présenter mes meilleurs vœux au troisième militaire blessé qui est actuellement dans un état stable au Canada et reçoit des soins médicaux

En Irak, les efforts de la coalition en soutien aux forces de sécurité affectent les opérations du groupe ISIL. Comme la carte derrière moi l’indique, les gains rapides initiaux d’ISIL en Irak sont en voie d’être renversés. Son avancée a été arrêtée à l’échelle du pays et le groupe ne peut plus opérer librement dans 20 à 25 pour cent des zones habitées où il a déjà eu l’initiative.

Dans le Nord de l’Irak, les forces irakiennes reprennent graduellement du terrain à l’Est de Mossoul, où ISIL a assumé une posture défensive.Dans le centre de l’Irak, au Nord et au Nord-Ouest de Bagdad, la coalition a effectué des frappes contre des cibles fixes et mobiles dans des secteurs contrôlés et disputés par ISIL. L’effet cumulatif de ces frappes a été de diminuer la capacité d’ISIL de mener des opérations dans ces zones et de contribuer aux gains effectués par les forces de sécurité irakiennes.

Dans l’Ouest de l’Irak, la ville d’al-Baghdadi a été reprise par les forces irakiennes et celles-ci s’affairent à reprendre le contrôle de Falloujah.

Nous pouvons constater que des progrès ont été effectués, mais il reste du travail à accomplir. Nous devons nous préparer à essuyer des revers, car ISIL pourrait tenter de lancer des attaques dans un avenir proche. Il semble peu probable, cependant, qu’il parvienne à renverser les gains effectués par les forces de sécurité irakiennes. Celles-ci, de concert avec les forces de la coalition, continuent d’éroder les capacités d’ISIL et sa volonté de combattre.

Jusqu’ici, les efforts du Canada en soutien aux forces irakiennes ont compris 53 frappes aériennes et plus de 420 sorties menées par des chasseurs CF18.

Le 19 mars, alors qu’ils prenaient part à des opérations de la coalition en soutien aux forces irakiennes, des CF188 Hornet ont frappé une fabrique d’IED appartenant à ISIL située à l’Ouest de Kirkuk à l’aide de munitions à guidage de précision. Pendant une autre frappe qui a eu lieu aujourd’hui, des CF188 Hornet ont également frappé du matériel et des positions de combat d’ISIL au Nord-Est de Mossoul.

Le ravitailleur aérien Polaris a livré plus de 6 millions de livres de carburant aux aéronefs de la coalition, ce qui leur a permis de demeurer en vol pendant plus longtemps et de maintenir la pression sur les forces d’ISIL partout en Irak.

Nos appareils Aurora ont mené 117 missions de renseignement, de reconnaissance et de surveillance pour aider au ciblage et à la planification des opérations futures. Ils ont également effectué des évaluations des dommages du combat afin de confirmer l’efficacité des frappes aériennes de la coalition.

Les membres des Forces armées canadiennes sont pleinement intégrés au quartier général de la coalition, ce qui nous permet d’appliquer notre expertise en planification militaire à la lutte contre ISIL. Les Forces d’opérations spéciales du Canada offrent des conseils et de l’aide aux forces de sécurité irakiennes pour les aider à développer leurs capacités militaires.

Pour résumer, le déploiement de notre puissance aérienne et de nos forces d’opérations spéciales a contribué à toute la gamme des activités de la coalition. Nous continuons de maintenir la pression sur ISIL et nous pouvons constater des progrès dans la lutte contre ce groupe.

Nous pouvons être fiers du professionnalisme démontré par les membres des Forces armées canadiennes déployés depuis août dernier. Nous sommes prêts à soutenir les efforts du gouvernement du Canada contre ISIL.

Merci.


Période de questions et de réponses (pas inclus dans la vidéo)

Modérateur : All right.  So at this point, we will take questions from the floor.  Again, there are two microphones at your disposal.  Please identify yourselves as well as your news agency.  Again, limit yourselves to one question and one follow-up. En français, donc. Deux microphones. Une question, une question de suivi et s’il vous plaît, identifiez votre média – le média que vous représentez. Alors, nous allons commencer. Madame.

Question : Monsieur, le ministre de la Défense a récemment parlé des défis que pose la frontière entre l’Iraq et la Syrie, notamment l’équipement lourd que vous avez vu l’EIIL transporter de l’autre côté de la frontière. Je me demande ce que cela changerait, ce que vous pouvez accomplir sur le plan des frappes éventuelles, si vous êtes restreints par cette frontière.

Capv Paul Forget : Je crois que l’élément à retenir est que même si les opérations du Canada se limitent à l’Iraq, conformément au mandat qui nous a été attribué par le gouvernement, la coalition dans son ensemble compte des nations qui sont en mesure de frapper en Syrie. Le mouvement de – de cet équipement que vous suggérez peut faire l’objet de sanctions, être ciblé par la coalition, mais ce sera par une autre nation membre de la coalition.

Question : La frontière n’est donc pas une frustration importante pour vous?

Capv Paul Forget : Personnellement, de notre côté, nos opérations sont fonction du mandat qui nous a été attribué, et cette situation nous convient. La coalition compte des nations qui sont en mesure de frapper dans la zone globale des opérations, ce qui suffit actuellement pour répondre aux besoins de la coalition.

Question : Pourriez-vous faire le point sur le sergent – l’enquête sur la mort du sergent Doiron, s’il vous plaît?

Captv Paul Forget : L’enquête est présentement en cours.

Modérateur : Prochaine question, monsieur.

Question : J’aimerais revenir sur la question de la frontière. Si vous avez pas à vous limiter à l’Irak, on a quand même l’impression que ça serait plus simple pour vous, non?  Vous pourriez mener des frappes sans vous préoccuper à quel endroit est la ligne. 

Capv Paul Forget : Donc tel que mentionné quand j’ai fait ma réponse en anglais, le mandat présentement est de faire des opérations selon les frontières en Irak. Nous continuons à effectuer des opérations selon le mandat donné par nous au gouvernement. Comme le Premier ministre a indiqué, les discussions auront lieu la semaine prochaine au niveau du mandat. S’il y a une expansion du mandat, nous sommes prêts à supporter, peu importe le mandat qui nous est donné par le gouvernement. 

Question : À quel moment vous avez besoin de savoir à quoi vous en tenir pour la suite de la mission?

Capv Paul Forget : Je crois que c’est encourageant que les discussions auront lieu la semaine prochaine. Je l’ai mentionné au dernier tech brief que peu importe les options ou quand le gouvernement va prendre la décision, nous sommes prêts à supporter à tout recours aussitôt que la décision est prise. Et donc tel que j’avais mentionné la dernière fois, ça peut être une décision à la dernière minute, mais il faut comprendre que si la décision est de revenir au Canada et la mission est terminée, cela prend un certain montant de temps et donc on aurait le support nécessaire afin d’effectuer ce départ du théâtre si cela serait la décision. 

Modérateur : Merci. Monsieur. 

Question : Bonjour. Pour poursuivre un peu sur la question de mon collègue, au niveau justement donc des préparatifs à une éventuelle, en anglais, expand and extend, de la mission, où c’est qu’on en est en théâtre justement par rapport à ça, par rapport à une éventuelle rotation qui pourrait avoir lieu, mini rotation qui pourrait développer par rapport à ça?

Capv Paul Forget : Et donc, encore, nous sommes prêts à supporter la décision qui sera prise éventuellement par le gouvernement. L’annonce et les discussions auront lieu la semaine prochaine et donc une fois que ces décisions-là sont prises, nous allons pouvoir élaborer exactement sur cette planification, mais il serait – c’est un petit peu trop tôt pour en discuter présentement.

Question : Okay. Au niveau des Forces, spéciales, on arrive aux six mois là, à la fin officielle de la première mission. Où c’est qu’on en est au niveau des différents milestones, au niveau de différents achèvements que peuvent faire les Forces spéciales dans l’entraînement, la formation des troupes kurdes?

Capv Paul Forget : Je pense que si vous vous souvenez le tech brief du général Rouleau, on a très bien élaboré exactement le type d’entraînement et les objectifs qui ont été atteints au niveau de cet entraînement. Ces mêmes objectifs, ces mêmes niveaux d’entraînement continuent à ce jour. Et donc il y a eu aucun vraiment changement au niveau des Forces d’opérations spéciales ainsi que leur mandat vis-à-vis leur mission de advise and assist dans le Nord de l’Irak. Donc vraiment aucun changement. La mission continue telle que donnée par le gouvernement.

Question : Mais est-ce qu’on a des chiffres encore, bien, on a formé trois bataillons, on a formé je sais pas?

Capv Paul Forget : J’ai pas ces niveaux de détails présentement. 

Modérateur : Merci. Madame. 

Question : Bonjour. Capitaine. Est-ce que les Forces spéciales du Canada ont fait l’objet de tirs depuis l’incident qui a mené au décès du sergent Doiron? Y a-t-il eu des échanges de coups de feu depuis?

Capv Paul Forget : Alors, il n’y a pas eu d’échanges de coups de feu avec – en réponse à des tirs des forces de l’EIIL. Il n’y a eu aucune indication de la sorte, et cela ne s’est pas produit. Ici encore, comme nous l’avons mentionné précédemment, cela se produit dans des circonstances exceptionnelles. La réponse est donc – la réponse courte est non, il n’y en a pas eu.

Question : Étant donné les différentes histoires concernant ce qui s’est produit entre les Kurdes et les Canadiens – et les Forces canadiennes, la situation au sol a-t-elle changé – ou plutôt la relation entre les deux, vous savez, y a-t-il des différences sur le plan de l’attitude des Canadiens envers les Kurdes étant donné ce que ces derniers racontent?

Capv Paul Forget : Je crois que vous devez retenir le professionnalisme des Forces, et vous savez que nous nous entraînons fort. Nous comprenons ce qui se passe. Nous comprenons la mission, le mandat qui nous est attribué, et donc les circonstances qui ont mené à tout cela ont en fait permis de renforcer ce lien – disons cet incident – afin que cela ne se reproduise plus. Nous travaillons donc avec les Kurdes pour nous assurer qu’ils poursuivent la mission et s’acquittent de leur mandat, et pour renforcer le lien et ainsi nous assurer que de telles erreurs ne se produisent plus.

Moderator : Thank you. We will now go to the phone.  Nous allons maintenant aller au téléphone. 

Question : Oui, j’aimerais savoir est-ce que depuis le – dans les 54 air strikes, est-ce qu’il y a eu des victimes collatérales, des civils qui ont été touchés sur le terrain?

Capv Paul Forget : Donc tel que mentionné dans plusieurs tech brief à date, une mesure de l’efficacité de la mission c’est pas de mesurer les effets de dommages collatéraux, surtout au niveau des victimes d’ISIL, mais c’est au niveau de l’équipement qui a été atteint et les effets que nous avons sur le groupe ISIL de diminuer leur capacité d’opérer sur le terrain. Et donc dans ce cas, nous avons été très ouverts dans les mesures de tout l’équipement que nous avons pu détruire, leur réduisant leur habilité de manoeuvrer sur le terrain et d’effectuer des opérations contre le peuple irakien.

Question : Mais est-ce que vous êtes en mesure de dire que, oui ou non, il y a eu ou il n’y a pas eu de victimes collatérales?

Capv Paul Forget : Et donc au niveau de dommages collatéraux comme tels, pour toutes les frappes canadiennes à date il y a eu aucun dommages collatéraux. 

Modérateur : Prochaine question.

Question : Oui, Monsieur. Merci de nous parler aujourd’hui. Pour revenir à janvier, le général Rouleau a dit que les membres des Forces spéciales passent environ 20 % de leur temps sur les lignes de front ou près des lignes de front. Étant donné l’incident de tir ami, est-ce que des changements ont été apportés à la mission de conseils et d’assistance en ce qui concerne la quantité de temps ou l’emplacement eu égard aux lignes de front? Est-ce que les Forces spéciales y passent moins de temps?

Capv Paul Forget : La réponse courte à votre question est qu’aucun changement n’a été apporté à la mission. Les forces poursuivent leur rôle de conseils et d’assistance exactement tel qu’il a été décrit dans ce tech brief du brigadier général Rouleau, et elles passent environ, disons, 80 % de leur temps loin derrière les lignes, réalisant des fonctions d’entraînement, alors qu’elles passent encore environ 20 % du temps, comme vous le suggérez, à s’acquitter de leur fonction de conseils et d’assistance.

Question : Pourriez-vous nous dire si les membres des Opérations spéciales ont demandé d’autres frappes aériennes depuis la dernière fois que nous – depuis le dernier rapport de frappes aériennes?

Capv Paul Forget : Alors, cette fonction fait partie de leur mandat. Je n’ai pas de détails à savoir si elles ont ou non demandé des frappes aériennes. Elles ont effectivement la capacité de le faire, et elles le font – cela fait partie de leur mandat de continuer de le faire. Quant à savoir si elles ont ou non mené de telles opérations, nous essayons de ne pas trop discuter de cela. C’est une mesure de protection pour notre personnel qui opère dans ces zones, donc je préfère ne pas en discuter, mais les militaires continuent de faire ce qui est prévu dans leur mandat.

Moderator : Merci. Prochaine question. 

Question : Bonjour, Capitaine. Il y a deux volets d’enquête sur l’incident impliquant le sergent Doiron. Un d’entre eux est l’enquête du NIS, et l’autre est l’enquête technique des Forces spéciales. Pourriez-vous me dire si les conclusions de l’enquête technique des Forces spéciales seront rendues publiques?

Capv Paul Forget : Alors, bien que je n’aie pas de détails à savoir si le rapport sera ou non rendu public, certainement – et il faudra attendre un certain temps pour ce rapport – que l’enquête se termine et que les conclusions soient tirées. Bien souvent, ce qui se produit pour bon nombre de ces rapports, c’est qu’ils sont classifiés. L’intention, bien sûr, est de fournir une copie expurgée, le plus vraisemblablement, des résultats de l’enquête sur cet incident. Mais comme je l’ai mentionné, jusqu’à ce que ces rapports soient terminés, il est très difficile de spéculer sur ce qui peut être rendu public et ce qui ne peut pas l’être.

Question : Alors, en guise de suivi sur les conditions au sol en Iraq, il y a eu des rapports, cette dernière semaine, sur la possibilité que du gaz chloré soit utilisé dans la région de Tikrit, et je me demande si des précautions sont maintenant prises par le contingent des Forces spéciales en ce qui concerne les armes chimiques, biologiques et radiologiques.

Capv Paul Forget : Alors, les Forces spéciales ont été déployées avec de l’équipement leur permettant de composer avec de telles éventualités. Elles sont donc bien équipées et prêtes à faire face à une telle éventualité.

Modérateur : Alors une dernière question en ligne avant de revenir au plancher. 

Question : Comment allez-vous, Capitaine? Je m’interroge simplement sur la question de la frontière qui a été posée plus tôt. Je sais que vous croyez avoir l’équipement, les ressources et la capacité de ciblage, etc., pour faire ce que vous avez à faire. De quel type de pouvoir légal auriez-vous besoin, mis à part, bien sûr, la directive gouvernementale de mener des opérations militaires, pour utiliser les actifs militaires canadiens de l’autre côté de la frontière, en Syrie? Y a-t-il un instrument de droit sur les conflits armés que vous devez établir avant de pouvoir le faire? Et quel est-il?

Capv Paul Forget : Alors, sans entrer dans les détails, nous parlons ici de règles d’engagement et d’avoir les règles d’engagement nécessaires pour soutenir ce type d’arrangement. À l’heure actuelle, nous nous acquittons de notre mandat, soit les opérations en Iraq. Je crois que nous spéculons à savoir si les opérations seront ou non élargies pour inclure le territoire syrien, et c’est véritablement spéculatif jusqu’à ce que le gouvernement délibère et prenne une décision à cet égard.

Question : Je ne suis pas certain que ce soit spéculatif, mais si c’est ainsi que vous voulez voir les choses, d’accord. Je voulais aussi faire un suivi sur une question de Vassy. À sa question à savoir s’il y a ou non eu d’autres incidents où les soldats des Forces spéciales canadiennes au sol en Iraq ont été la cible de tirs, votre réponse a été très précise et vous avez dit qu’il n’y avait pas eu d’échanges de tirs avec l’EIIL. Je me demande s’il y a eu d’autres incidents de tirs amis ou d’autres incidents où les soldats des Forces spéciales canadiennes au sol en Iraq ont fait l’objet de tirs par qui que ce soit, pas seulement l’EIIL.

Capv Paul Forget : D’accord, et la réponse à cette question est un non catégorique. Il n’y a pas eu d’autres incidents de tirs amis.

Question : Super. Merci.

Moderator : Merci. Nous prendrons encore quelques questions du plancher.

Question : Je me demandais si vous pourriez commenter un peu la direction que prendra, selon vous, le combat avec l’EIIL. Nous savons que des opérations sont menées dans les régions de Mosul et Tikrit, et vous avez indiqué que leur territoire a été considérablement réduit. Pourriez-vous préciser à quel endroit vous croyez qu’ils pourraient lancer des attaques ou à quel endroit nous les frapperons alors qu’ils sont en position de défense?

Capv Paul Forget : Je crois que nous avons été plutôt ouverts au sujet des lieux exacts où l’EIIL est en position forte, si vous voulez, et je crois qu’il est naturel de tirer la conclusion qu’au fil du temps, et vous pouvez voir où la présence a été réduite, que – l’intention est de continuer de réduire cette présence. Ainsi, sans entrer dans la sécurité opérationnelle et l’emplacement des prochains combats, les opérations offensives menées par les forces de sécurité iraquiennes se poursuivront dans les mois à venir, dans le but ultime de regagner la souveraineté de l’Iraq.

Question : Pouvez-vous préciser si vous croyez que ce seront les forces de sécurité iraquiennes ou les forces kurdes qui livreront ces batailles et si nous donnerons notre appui dans un cas comme dans l’autre? Et enfin, pourriez-vous aussi préciser si vous croyez que les forces kurdes ont la capacité de livrer certaines de ces batailles?

Capv Paul Forget : Alors, lorsque j’utilise le terme « forces de sécurité iraquiennes », je suppose que je souhaite simplement préciser que j’inclus les forces kurdes, et donc – donc lorsque nous faisons la somme de tout cela, le but de la fonction de conseils et d’assistance est en fait de renforcer cette capacité. D’autres nations membres de la coalition contribuent aussi au renforcement des capacités des forces iraquiennes au sol. Et tandis que cette mission se poursuit et que la capacité continue de croître, l’intention est de continuer sur cette lancée, soit de réduire la capacité et la présence de l’EIIL en Iraq.

Question : Suite au décès tragique du sergent Doiron, est-ce que quelque chose a changé sur le terrain dans le travail des membres des Opérations spéciales, des Forces spéciales?

Capv Paul Forget : Et donc après toute tragédie de ce genre, qui est regrettable, évidemment, une révision de nos tactiques, de nos procédures est toujours immédiatement exécutée et donc après ces mesures sont prises le travail résume pour s’assurer essentiellement que une telle – une telle affaire ne se reproduise pas. Donc tout pour dire que la mission continue telle que nous a été fournie par le gouvernement du Canada et les missions, et le 20 pour cent du temps aux proches des lignes tactiques, si vous voulez, continuent. Donc la mission continue telle qu’elle a été auparavant.

Question : Donc il y a rien qui a changé. Les Forces d’opérations spéciales se rendent toujours aux mêmes endroits —

Capv Paul Forget : Exactement.

Question : — comme si rien n’était arrivé.

Capv Paul Forget : Pas comme si rien n’est arrivé. Et comme j’ai dit, une révision des tactiques et des procédures, on s’assure – on a pu prendre des mesures afin de s’assurer qu’une telle tragédie ne se répète pas. 

Modérateur : Dernière question. 

Question : Je sais que cette question a été soulevée plus tôt, mais je souhaite l’approfondir. Vous avez mentionné que la question de la Syrie est encore pure spéculation, bien que le premier ministre ait indiqué l’autre jour que c’est une réelle possibilité. Si cette mission devait gagner le territoire syrien, quels défis envisagez-vous?

Capv Paul Forget : Sans entrer dans les détails, nous exécutons déjà une mission en Iraq. Notre zone d’opération se trouve donc actuellement dans les limites ou à l’intérieur des frontières de l’Iraq. Donc, si la mission est élargie – et je précise encore que c’est un peu spéculatif à ce stade – cette question sera portée à l’attention du gouvernement la semaine prochaine, des discussions auront lieu et une décision sera prise. Nous sommes prêts à soutenir l’élargissement du mandat, s’il y a lieu.

Question : Je suppose, vous savez, si l’on regarde bien – il y a déjà des infrastructures en Iraq, et la question est de savoir quel type d’infrastructure et de soutien on retrouve en Syrie. Pourriez-vous nous donner des précisions à ce sujet?

Capv Paul Forget : Pour être franc, je crois qu’il est un peu tôt pour tenir cette discussion.

Question : Avez-vous autre chose à ajouter?

Capv Paul Forget : C’est tout ce que j’ai.

Moderator : Merci, mesdames et messieurs. Merci de votre collaboration. Ceci met un terme à notre séance de breffage aujourd’hui. This concludes our briefing for today.  Thank you very much for your cooperation.

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