Opération Impact - Séance d’information le 5 mars 2015

Liens connexes

Vidéo / Le 5 mars 2015

Transcription

Capitaine de vaisseau Paul Forget, Commandement des opérations interarmées du Canada

Bonjour mesdames et messieurs. Je suis ici pour faire le point sur l’opération IMPACT, le soutien des Forces armées canadiennes à la lutte que mène la coalition contre le groupe ISIL en Irak. Aujourd’hui, je parlerai des efforts de la coalition et des forces de sécurité irakiennes, ainsi que de la contribution des Forces armées canadiennes.

Les 18 et 19 février, le chef d’état-major de la Défense, le général Lawson, a pris part à une réunion de deux jours en Arabie saoudite, où il s’est joint à des représentants de plus de 25 pays de la coalition pour évaluer les progrès effectués et discuter des prochaines opérations visant à décourager et à vaincre ISIL. La campagne militaire a les effets escomptés et progresse bien, comme l’indique le développement des capacités des forces irakiennes. La défaite d’ISIL prendra du temps, mais la campagne militaire progresse.

Au fil des deux dernières semaines, les efforts de la coalition ont continué d’être positifs et l’élan d’ISIL demeure freiné. Il est bon de souligner que, au cours des quatre derniers mois, le groupe a perdu plusieurs chefs principaux en raison de frappes aériennes de la coalition et plusieurs rapports indiquent que ses combattants quittent leurs rangs. Comme les médias l’ont signalé récemment, ISIL a concentré ses efforts de recrutement sur les recrues internationales, et de contraindre la population irakienne pour combler le vide laissé par ses pertes croissantes sur le champ de bataille. De plus, des jeunes personnes radicalisées provenant de pays occidentaux sont recrutées et sacrifiées comme kamikazes ou ils ont envoyé à la bataille sans expérience. .

Malgré ces efforts, le travail de la coalition et des forces de sécurité irakiennes ont créé les conditions pour la poursuite de la chute d’ISIL.

Dans le Nord de l’Irak, les forces irakiennes, avec l’aide de la puissance aérienne de la coalition, continuent de mener des opérations offensives et de dresser des plans en vue d’étendre leur contrôle du territoire autour de la forteresse d’ISIL à Mossoul. Le climat en Irak cet hiver a nui aux opérations terrestres d’ISIL et des forces irakiennes, créant un environnement où les manœuvres sont difficiles et restreignant les déplacements au long des routes seulement.

Dans la vallée de l’Euphrate, des opérations de dégagement réussies des forces irakiennes ont permis d’améliorer la situation en matière de sécurité pour les membres de la coalition et des FSI dans cette région.

Dans le centre de l’Irak, les forces irakiennes ont mené des opérations offensives indépendantes contre ISIL dans les environs de Tikrit, tout en prenant le contrôle d’infrastructures et de voies de communication critiques dans les environs de Bayji.

Il faut mentionner que, à court terme, le succès de la coalition est mesuré par l’effet global de freiner les avancées d’ISIL, et non en termes de sorties et de frappes individuelles.

Nous croyons que la présence et les activités de nos chasseurs CF188 ainsi que les aéronefs de la coalition dans le théâtre ont un effet de dissuasion sur ISIL.

Depuis le début des opérations, la coalition a mené près de 1 500 frappes aériennes en Irak, visant toujours des positions de mortier et de combat, des bunkers, des mitrailleuses lourdes, des postes de contrôle et des bâtiments utilisés par ISIL. En détruisant ces ressources, nous soutenons les forces irakiennes dans leurs efforts continus sur le terrain et nous affaiblissons les capacités d’ISIL.

Comme l’indique la carte derrière moi, nos CF18 ont mené 372 sorties jusqu’ici. Depuis notre dernier briefing, les aéronefs CF18 des Forces armées canadiennes ont effectué 1 frappe aérienne, le 24 février. Ce jour-là, nos CF18 ont frappé trois positions de combat d’ISIL au Nord de Mossoul.

De plus, les CC150 Polaris ont mené 94 sorties et les CP140 Aurora, 104, ce qui mène le total des sorties effectuées par les aéronefs canadiens depuis le début de l’opération IMPACT à 570.

Aujourd’hui, je veux mettre en lumière comment les aéronefs CP140 Aurora et leur équipage contribuent aux réussites des forces irakiennes. Comme je viens de souligné, les Aurora ont récemment effectué 100 missions, recueillant ainsi de l’information et des photos exhaustives sur les activités d’ISIL, ce qui aide les efforts de la coalition sur le terrain. Nos équipages travaillent de longues heures sans relâche pour recueillir ces images et pour s’assurer que les Aurora sont en mesure de voler dans le climat chaud et poussiéreux de la région.

L’Aurora fait partie de la flotte de l’ARC depuis plus de 30 ans et a été modernisé pour continuer être à la fine pointe de la technologie en matière de missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Les Auroras et leur équipage ont été acclamés par la coalition pendant leur déploiement dans le cadre de l’opération IMPACT. Ils permettent d’assurer la connaissance de l’espace de combat, de recueillir des images qui peuvent servir à désigner et à évaluer des cibles, d’effectuer des évaluations des dommages causés par les combats et de minimiser les dommages collatéraux.

En bref, nous demeurons déterminés à remplir le mandat du gouvernement du Canada de soutenir les efforts de la coalition contre ISIL. Notre participation a permis aux forces irakiennes de mener des opérations offensives pour reprendre du territoire perdu et, en définitive, de reprendre le contrôle de leur pays.

Voilà qui met fin au briefing d’aujourd’hui, je peux maintenant répondre à vos questions.


Période de questions et de réponses (pas inclus dans la vidéo)

Question : Pourriez‑vous nous parler de la participation du Canada, qu’il s’agisse des militaires des Forces d’opérations spéciales et de leur rôle consultatif ou des CF18 et de l’offensive qui se prépare sur Mosul? Dans quelle mesure participerons‑nous aux activités consultatives ou aux assauts réels des CF18?

Capt (N) Paul Forget : Je n’ai pas de détails sur aucun de ces sujets, et bien sûr, toutes les missions de nos CF18 sont établies par la coalition par l’entremise d’un ordre de mission aérienne. Il est donc impossible de prédire avec exactitude l’ampleur de la participation de nos CF18, s’il en est une. En ce qui concerne nos militaires des Forces d’opérations spéciales, ils continuent d’exercer un rôle de consultation et d’assistance dans la région du nord, sur le plan de l’entraînement des forces iraquiennes. Je n’ai donc aucun doute que la valeur ajoutée qu’ils contribuent à ces forces aura une incidence lorsque l’assaut surviendra.

Question : Concernant les Forces d’opérations spéciales, pouvez‑vous simplement préciser si elles ont eu d’autres engagements sur le terrain et si elles ont guidé d’autres frappes aériennes depuis la dernière mise à jour?

Capt (N) Paul Forget : Elles poursuivent les activités prévues dans le mandat qui leur a été attribué, ce qui devrait répondre à votre élément de question sur le guidage des frappes aériennes. Je ne pourrais vous dire si elles l’ont fait ou non, mais elles sont autorisées à le faire conformément au mandat que le gouvernement leur a confié. Quant à savoir s’il y a eu des engagements, comme mentionné, ceux‑ci sont – ceux‑ci étaient toujours une question d’autodéfense. Disons qu’il n’est pas arrivé qu’elles engagent l’ennemi dans un scénario d’autodéfense.

Question : Y a‑t‑il – vous préparez‑vous pour une éventuelle offensive au printemps? Vous avez dit que la météo avait eu des répercussions néfastes sur les opérations au sol. Alors, vous attendez‑vous à ce que la température monte au cours des prochains mois?

Capt (N) Paul Forget : Je crois que dans tout conflit, il y a des sommets et des vallées, si vous voulez, dans la cadence des opérations, et je crois que nous traversons probablement une accalmie depuis un certain temps. Il y a eu peu de frappes et, dans l’ensemble, moins de frappes, même du point de vue de la coalition.

Cela étant dit, à savoir si cela porte à croire qu’il y aura une offensive au printemps, il est difficile de prédire ce qui va se passer. Nous sommes toutefois prêts à continuer de faire tout ce qu’il faut pour maintenir la pression sur l’ISIL en soutenant les forces iraquiennes au sol.

Question : Puis‑je simplement poser une question de suivi sur l’Aurora? Pouvez‑vous nous dire exactement où il opère et à quelle distance il se trouve de la Syrie?

Capt (N) Paul Forget : C’est une excellence question, et en fait, je dirais qu’il opère dans l’ensemble de la région de l’Iraq. Je n’ai pas de données précises sur une zone d’opération plutôt qu’une autre. Ici encore, ses missions lui sont assignées au moyen d’un ordre de mission aérienne de la coalition. Il fait enquête et recueille des données sur les zones d’intérêt où des activités sont en cours, et il évalue les dommages et les zones où des missions pourraient être menées ultérieurement et recueille du renseignement à cet égard.

Question : Donc, vous ignorez s’il lui arrive de traverser la frontière? Le ferait‑il?

Capt (N) Paul Forget : Non. Le mandat qui lui a été confié par le gouvernement du Canada est pour l’Iraq seulement. Il n’opère donc que dans cette région.

Question: Pour suivre un peu la question de ma collègue, au niveau donc justement de comment les frappes sont gérées au niveau de la coalition, est‑ce qu’on a une idée de est‑ce qu’on participe en ce moment au – au niveau de Tikrit? La défense iraqienne sont en train de pousser pour arriver vers Tikrit. Est‑ce qu’on sait les Canadiens, tant au niveau des CF‑18 qu’au niveau des Auroras si on participe à l’assemblée de l’information au niveau de comment ça se passe à Tikrit, autour de Tikrit.

Capt (N) Paul Forget: Donc la poussée envers Tikrit est une poussée indépendante de forces irakiennes en ce moment. Il y a aucun engagement vis‑à‑vis – la coalition ne participe pas à cet engagement en ce moment.

Question: Okay. Très bien. Et j’aimerais revenir, il y a deux semaines en fait à une question au niveau de la coordination avec les forces irakiennes. Vous avez dit qu’il n’y avait pas de coordination avec les forces irakiennes. Est‑ce – pourtant on parle des frappes qui se font en soutien aux forces de sécurité irakiennes. Alors j’aimerais une clarification par rapport à ça?

Capt (N) Paul Forget: Et donc une bonne qualification. J’ai du mal parlé parce que tous – tous nos engagements comme tels on a l’approbation même du gouvernement irakien pour les frappes que nous faisons. Donc soit qu’on s’est – on a dû mal se comprendre cette fois‑là.

Question: Merci.

Question: Comment ça se passe sur le terrain avec les forces irakiennes justement? Le New York Times hier disait qu’il y avait peut‑être des tensions entre les Américains et les Irakiens. Vous nous disiez que vous n’êtes pas à Tikrit mais ailleurs. Comment ça se passe? Est‑ce que c’est l’harmonie entre Canadiens et Irakiens?

Capt (N) Paul Forget: Présentement, la seule interaction, si vous voulez, Irakiens‑Canadiens se fait au niveau de nos opérateurs spécial dans le Nord, où est‑ce qu’ils travaillent directement avec les forces irakiennes et à ce que je sache, le tout se fait très – de façon très plaisante, si vous voulez.

Question: On est à environ un mois de l’échéance de la mission telle qu’approuvée par le Parlement. Vous allez me dire que vous, vous allez vous remplir la mission qu’on vous donne. Cela dit, sur le terrain, à quel moment vous avez besoin de savoir si la mission va être prolongée ou pas? Et est‑ce que vous vous préparez déjà en fonction des deux possibilités? Est‑ce que, par exemple, il y a déjà des gens des forces, des militaires qui sont envoyés là dans la perspective d’un prolongement?

Capt (N) Paul Forget: Et donc tel que mentionné auparavant, le militaire comme tel planifie pour toute contingence afin de pouvoir supporter le meilleur possible le gouvernement et puis les décisions gouvernementales. Et donc on attend toujours la réponse, comme vous le savez. Et essentiellement nous sommes prêts à prolonger la mission et l’entraînement des troupes comme tel qui vont être en support de cette – si cela arrive est en jeu, mais sans l’annonce comme telle, nous sommes aussi prêts si le gouvernement décide de faire revenir les troupes, c’est exactement ce que nous allons faire. Donc nous sommes prêts à supporter le gouvernement, peu importe la décision qui est prise.

Question : Merci. En ce qui concerne l’opération à Tikrit, nous comprenons que la coalition ne participe pas à cette opération, qu’il s’agit d’une opération exclusivement iraquienne, et c’est ce que vous avez précisé. Ma question est que même sans participer à cette opération, il semble que la coalition contribue à l’élargissement de l’influence iranienne en Iraq. Les milices chiites jouent un rôle prépondérant dans l’opération à Tikrit, et même si nous nous en démarquons, nous bombardons tout de même l’ISIL. Quelle impression cela fait‑il? Êtes‑vous satisfait que nous élargissions cette influence, que nous aidions l’Iran à élargir son influence en Iraq?

Capt (N) Paul Forget : C’est une question qui doit être adressée à une autre personne que moi, en tant que porte‑parole de l’opération Impact. Je crois donc que vous allez être un peu déçu de ma réponse, à savoir que nous battons le rythme qui nous est donné par la coalition. À l’heure actuelle, la coalition ne participe pas à cet effort en particulier. Bien sûr, nous continuons de prendre part à d’autres efforts déployés ailleurs dans la région, et nous continuerons de battre ce rythme jusqu’à avis contraire.

Question : Par souci de suivi, pouvez‑vous confirmer que même si vous ne coordonnez pas vos activités avec les forces iraquiennes, il n’y a aucun contact ou aucune coordination avec les forces soutenues par les Iraniens qui combattent sous le commandement iraquien?

Capt (N) Paul Forget : Comme je l’ai mentionné plus tôt, nos activités de ciblage et autres activités sont menées en appui aux forces iraquiennes. À ce que je sache, la coalition n’a aucun lien avec les forces iraniennes.

Question : Je me demande si la décision prise par l’Iraq de ne pas demander l’appui aérien de la coalition pour l’offensive de Tikrit laisse entrevoir une méfiance à l’égard de la coalition ou une faille dans la coalition. Les Iraquiens sont‑ils insatisfaits d’une partie de l’appui aérien qu’ils ont obtenu?

Capt (N) Paul Forget : Voilà une question à laquelle je ne suis en aucun cas capable de répondre. Cela dit, je ne ferais que des spéculations. Ce n’est pas à moi de spéculer sur les décisions prises par l’Iraq et sur ce qu’un gouvernement indépendant décide de faire.

Question : Je ne vous demande pas de spéculer. Je vous demande le point de vue de l’opération Impact.

Capt (N) Paul Forget : Du point de vue de l’opération Impact, nous réalisons les missions qui nous sont confiées par la coalition. C’est ce que nous continuons et continuerons de faire.

Question : Oui, bonjour. Je reviens à une précédente question, à savoir si vous êtes prêts à intervenir peu importe ce que l’avenir nous réserve. Certaines hypothèses ont été émises à l’effet que la coalition songerait à intervenir en Syrie ou en Lybie, si besoin est, et si le point de vue juridique est présenté. Si cela devait se produire, d’un point de vue technique, qu’adviendrait‑il? Est‑ce que cela représenterait un changement imposant par rapport à ce que nous faisons maintenant ou est‑ce que nous pourrions aisément nous y adapter? Comment se passerait une telle transition?

Capt (N) Paul Forget : Je crois que si le gouvernement du Canada devait élargir son mandat et inclure la Syrie, il ne serait pas si difficile de s’adapter à l’environnement syrien puisque nous opérons déjà dans la région. Ici encore, ce n’est que pure spéculation de ma part, et en aucun cas le gouvernement annonce-t-il à ce point qu’il y aura ou non élargissement du mandat.

Question : Certainement. C’était une question purement technique. Pour la Lybie, à quel point cela serait‑il différent, encore une fois simplement d’un point de vue technique?

Capt (N) Paul Forget : La Lybie est une zone d’opération totalement différente. Cela nécessiterait presque, disons, la mise sur pied d’une toute nouvelle mission à ce stade.

Question : Bonjour. Ma question – j’aimerais en fait revenir sur une question qu’un de mes collègues a posée plus tôt. En réponse à sa question, vous avez mentionné que des troupes s’entraînaient actuellement en vue d’un élargissement éventuel, si c’est le chemin que le gouvernement décide d’emprunter. Pourriez‑vous préciser ce que cet entraînement implique et quand il a débuté?

Capt (N) Paul Forget : Je ne connais pas tous les détails, comme je l’ai mentionné à plusieurs occasions. Les planificateurs militaires en nous sont, bien entendu, prêts à répondre à l’appel du gouvernement, quel qu’il soit. La planification est donc en branle depuis quelques temps. Le personnel a été désigné. L’entraînement préalable au déploiement a été mis en place pour s’assurer que ce personnel est prêt à relever les défis à venir, si l’annonce d’un élargissement de la mission devait être faite.

Question : Merci. En guise de suivi, y a‑t‑il d’autres aspects de la préparation qui, comme vous dites, soient nécessaires pour être prêts dans l’éventualité d’un élargissement, outre l’entraînement?

Capt (N) Paul Forget : Excusez‑moi. Pourriez‑vous répéter la question?

Question : Pardon. Y a‑t‑il d’autres choses que vous deviez faire pour vous préparer – pour être prêts si l’annonce d’un élargissement devait être faite, outre l’entraînement?

Capt (N) Paul Forget : Pas nécessairement. Je veux dire que – pour toute mission de cette envergure, soit environ 600 militaires, la planification comporte un certain nombre de complexités et une rotation du personnel. Il faut s’assurer que l’efficacité opérationnelle est maintenue sur le terrain. On ne doit jamais perdre de vue l’objectif ultime, qui est de maintenir l’opération en soi. Ainsi, des plans ont été établis pour s’assurer que toutes ces mesures sont en place et que nous sommes prêts à soutenir entièrement la mission et à assurer pleinement un changement de personnel, si telle était la décision prise par le gouvernement.

Question: Vous disiez au début de votre présentation que il fallait voir donc plus au niveau global les opérations que la coalition mène contre ISIL. Mais au niveau de Op Impact, au niveau des Canadiens qu’est‑ce qui explique le fait que pendant 11 jours on n’a pas fait de frappe. On a fait une puis là en date d’aujourd’hui ça fait neuf jours supplémentaires on n’a toujours pas de frappe. Est‑ce qu’il y a une raison particulière, technique, de la météo, je sais pas.

Capt (N) Paul Forget: Et donc vous avez touché sur une, et je l’ai – j’ai touché dessus dans mon texte. La météo est définitivement un enjeu qui a un effet là‑dedans. Zone des opérations, changement de tactiques, peut‑être, par – par le groupe ISIL. Tout ça c’est en stage d’évaluation, mais c’est tous des facteurs, si vous voulez, qui vont envers le fait qu’il y a eu plus de frappes, c’est vrai, pendant un certain temps. Et donc tel que mentionné tout à l’heure, peut‑être c’est une pause avant une grande offensive de leur part. Encore, c’est spéculatif, je sais pas. Mais peut‑être c’est justement ces types d’enjeux‑là qu’on envisage et que – mais le fait c’est que nos aéronefs sont dans l’air. La persistance aérienne continue par‑dessus l’Irak par la coalition complet, pas juste nos chasseurs eux‑mêmes et que cette présence a un effet sur le groupe ISIL. Et donc le peu de frappes peut aussi être – la mise en jeu peut être que c’est une très bonne chose pour nous.

Question : Je reviens à un élément dont vous avez brièvement parlé. Concernant l’élargissement de l’opération Impact, a‑t‑on demandé aux forces de se préparer pour un éventuel engagement en Lybie?

Capt (N) Paul Forget : À ma connaissance, il n’y a eu aucune discussion sur la Lybie, certainement pas à mon niveau, et je n’ai eu vent d’aucune discussion de la sorte.

Question : En guise de suivi, on parle beaucoup d’un élargissement de la mission. La Force aérienne a‑t‑elle la capacité nécessaire, en termes d’équipement et de personnel, pour soutenir une mission continue en Iraq?

Capt (N) Paul Forget : Voilà une excellence question, et bien franchement, la réponse courte est oui, à tous les égards. D’un point de vue du matériel, de l’équipement, de l’entraînement et du personnel, nous avons tout ce qu’il faut. Oui.

Question : Vous en avez parlé en anglais des préparatifs qui sont faits au cas où il y a une prolongation, un prolongement de la mission, que ça soit en Irak ou en Syrie. J’aimerais vous entendre là‑dessus. Et puis l’autre chose, est‑ce qu’il y a une date butoir? On peut pas vous dire le 6 avril, oui, on reste en théâtre. J’imagine que vous avez besoin d’un certain préavis. Donc c’est quoi la date butoir et qu’est‑ce qui est fait en ce moment pour se préparer au cas où?

Capt (N) Paul Forget: Et donc la date butoir à laquelle vous référer est néfaste un peu, si vous voulez parce que le jour où est‑ce que le gouvernement décide de soit prolonger la mission ou de soit revenir à la maison, ça va prendre quand même un certain temps d’exécuter la tâche comme telle. Sommes‑nous prêts? Oui. La réponse est oui, peu importe la direction prise par le gouvernement.

L’autre aspect de votre question c’était pour l’entraînement. Et donc l’entraînement, encore là, il faut être prêt à supporter une décision gouvernementale et donc comme de fait il a fallu s’assurer que le personnel soit, un, identifié, et deux, qu’ils reçoivent l’entraînement requis afin d’exécuter la tâche.

Question: Y inclue la Syrie?

Capt (N) Paul Forget: Et donc la Syrie c’est juste un – la Syrie comme telle, ça c’est – ça va dépendre si le gouvernement décide de faire une expansion de la mission contraire à ce que nous faisons présentement. L’entraînement requis pour exécuter les missions en Irak, il y aura aucun entraînement requis de surplus, si vous voulez, afin d’exécuter des missions en Syrie si le gouvernement décide d’aller dans cette direction.

Modérateur :  Alors merci beaucoup. Cela conclut notre séance d’aujourd’hui. Pour voir les images affichées en arrière‑plan, vous pouvez consulter le site http://www.forcesimages.ca/. Merci de votre collaboration.

Date de modification :