Opération IMPACT : Une entrevue avec le commandant du détachement d’aviation tactique

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Article / Le 18 avril 2017

Depuis octobre 2016, le détachement d’aviation tactique en Irak se compose principalement de membres du 430e Escadron tactique d’hélicoptères, à Valcartier, au Québec. Ceux-ci vont bientôt revenir au Canada. Les questions et réponses suivantes présentent le compte rendu de la mission du commandant du détachement d’aviation tactique, le major Mathieu Bertrand.

Q :      Depuis combien de temps êtes-vous déployé en Irak dans le cadre de l’Opération IMPACT ?

R :       Je suis arrivé en Irak au début de septembre avec le détachement précurseur en vue de finaliser l’installation pour le détachement d’aviation tactique et de commencer le processus de transition avec l’unité canadienne d’hélicoptères que nous remplaçons. Au début, mon déploiement devait durer six mois, mais pour diverses raisons, il a été prolongé jusqu’à près de huit mois.

Q :      Quel est votre cheminement au sein des Forces armées canadiennes (FAC)?

R :       J’ai commencé à piloter l’hélicoptère CH-146 Griffon avec le 439e Escadron de soutien au combat à Bagotville. J’ai piloté durant plusieurs missions de recherche et de sauvetage gratifiantes au cours de mon déploiement. J’ai ensuite rejoint le 430e Escadron d’hélicoptères tactiques au Québec, où j’ai eu l’occasion d’être déployé en Afghanistan en vue de transporter nos troupes à différentes bases d’opérations avancées et d’escorter l’hélicoptère C‑147 Chinook.

J’ai également été déployé en Haïti à la suite du tremblement de terre de 2010 pour transporter de la nourriture, des bâches, des fournitures médicales et du personnel dans des villages éloignés et inaccessibles. En 2013, j’ai été envoyé au Centre de recrutement des FAC au Québec. Je suis retourné au 430e Escadron trois ans plus tard.

Q :      Qu’avez-vous ressenti à servir au sein d’un escadron d’hélicoptères en Irak durant la campagne de la coalition pour reprendre Mossoul?

R :       J’étais l’officier des opérations lorsque la campagne de la coalition pour reprendre Mossoul a commencé. Les FAC ont continué à entraîner, à conseiller et à aider durant la campagne et nous avons appuyé les FAC tous les jours, travaillant de longues heures, mais c’était très excitant. Le nombre élevé d’heures de vol nécessitait des membres d’équipage et un soutien supplémentaires de la part de notre unité au Canada. Nous savions par la quantité et le type de chargement que nous transportions que la campagne pour reprendre Mossoul était un combat très sérieux.

Q :      Décrivez une expérience particulièrement mémorable pour vous durant votre déploiement dans le cadre de l’Opération IMPACT.

R :       Nous appuyons les unités de protection de la force et du génie qui travaillent d’arrache-pied pour réparer le barrage de Mossoul. Notre soutien leur permet de gagner du temps en n’ayant pas à conduire durant de longues heures sur des routes dangereuses. Nous transportons le personnel et l’équipement d’un lieu à l’autre. En signe de reconnaissance, ils ont organisé une visite du barrage de Mossoul durant notre escale de quelques heures. C’était impressionnant de voir autant de personnes travailler ensemble pour tenter d’arrêter le débit d’eau pénétrant le barrage dans un endroit du monde aussi dangereux.

Le détachement d’aviation tactique qui a jusqu’à quatre hélicoptères CH-146 Griffon offre le transport tactique des troupes canadiennes, de l’équipement et des fournitures dans le théâtre, près d’Erbil. Les Griffons peuvent évacuer les blessés, au besoin. Ils appuient l’Opération IMPACT, la contribution des  FAC à la coalition mondiale pour démanteler et éventuellement vaincre Daech.

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