Opération Nanook : le début d’un défi estival

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Article / Le 2 août 2013

Rédigé par Erin Abercrombie

Vous tentez de rester au frais cet été? C’est facile! Enfin, surtout si vous êtes un militaire de la Marine royale canadienne, de l’Aviation royale canadienne, de l’Armée canadienne ou des Rangers canadiens en route pour la plus importante opération de souveraineté dans l’Arctique.

Du 2 août au 23 août, des militaires des Forces armées canadiennes (FAC) participeront encore une fois à l’opération Nanook, une des opérations arctiques les plus connues, qui est menée de façon annuelle par les FAC dans le Nord du Canada.

L’opération Nanook permet aux FAC d’améliorer leur capacité d’opérer dans l’environnement exigeant de l’Arctique, et de démontrer leur engagement continu et leur habileté à appuyer les efforts de leurs partenaires de mission nordiques et fédéraux, dans le cadre d'interventions lors de situations en matière de sécurité.

Cette année, l’Op Nanook est composée de quatre scénarios, qui se dérouleront dans l’Arctique de l’Ouest, dans le Haut-Arctique, dans l’Arctique du Centre et dans l’Arctique de l’Est. Chaque emplacement présentera aux Forces armées canadiennes un scénario théorique conçu pour mettre à l’essai et pour améliorer leurs capacités à faire face aux défis uniques du Nord.

Dans le premier scénario, des militaires des FAC seront appelés à prêter main-forte dans le cadre d’un feu de forêt simulé qui menace la ville de Whitehorse, au Yukon. Déployés dans les airs et sur la terre, les militaires fourniront de l’appui à leurs partenaires territoriaux et municipaux lors d’opérations de secours en cas de catastrophe.

« Dans l’Arctique, les interventions en cas d’urgence exigent une approche coordonnée d’équipe », explique le commandant de la Force opérationnelle interarmées (Nord), le brigadier-général Greg Loos.  « L’expérience et les connaissances acquises pendant les activités d’instruction en matière de sécurité exécutées en collaboration avec nos partenaires nordiques durant l’opération Nanook 2013 renforcent l’interopérabilité des FAC avec d’autres ministères et organismes, ce qui améliore notre capacité collective à intervenir en cas d’urgence dans l’Arctique ».

Comme dans les itérations antérieures de l’Op Nanook, les militaires des FAC contribueront aussi leur temps et leurs efforts à des projets communautaires au cours du scénario qui se déroulera à Whitehorse. Le but de ces projets est de redonner à la collectivité afin de remercier les résidents pour leur appui au cours de l’opération.

Dans le deuxième scénario, les FAC offriront de l’aide à Environnement Canada dans le cadre d’activités illégales de braconnage d’œufs de faucons sur l’île Cornwallis. Ces activités suspectes relèveront du mandat d’application de la loi d’Environnement Canada.

Les FAC assisteront la GRC sur l’île Resolution et dans ses environs, dans le cadre d’activités suspectes simulées. Le scénario inclura également un transfert en mer entre la Marine royale canadienne et la Garde côtière canadienne.

Enfin, les Rangers canadiens seront aussi actifs sur l’île King William, où ils effectueront des patrouilles dans la région et signaleront toute activité dans le passage du Nord‑Ouest. Les Rangers, qui représentent un précieux atout à l’opération Nanook, sont des réservistes hautement qualifiés qui agissent à titre de guides et de mentors aux militaires de la Force régulière, en plus d’effectuer des tâches de lutte contre les prédateurs. Ils contribuent de façon importante à l’efficacité opérationnelle des forces militaires dans le Nord.

D’autres opérations annuelles de souveraineté viennent compléter l’opération Nanook, comme l’opération Nunalivut dans le Haut-Arctique en avril, l’opération Nunakput dans l’Arctique de l’Ouest en juillet et l’opération Qimmiq, qui est menée dans l’ensemble de l’Arctique tout au long de l’année.

 La réussite des opérations nordiques renforce la collaboration entre les FAC et d’autres ministères et organismes. Ces opérations sont aussi l’occasion de développer et de renforcer les relations avec les autorités locales et les populations autochtones, et de profiter de l’expertise unique des Rangers canadiens.

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