Rencontrez un soldat de la paix : major Stéphanie Moisan-Vallée, Armée canadienne

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Article / Le 8 mars 2017

Rédigé par le Major Tristan Hinderliter, officier d’information publique militaire (OIPM), Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

MINUSTAH, note de la rédaction : À l’occasion de la Journée internationale de la femme le 8 mars, nous souhaitons souligner le travail des femmes soldats de la paix, qui font partie de la composante militaire de la MINUSTAH.

PORT-AU-PRINCE, Haïti – En tant que Canadienne aux cheveux blonds, le major Stéphanie Moisan‑Vallée, officier de logistique déployée en provenance de Montréal, se démarque des autres dans cette ville des Caraïbes au bord de la mer.

« J’ai entendu parler de ce travail par des amis qui ont travaillé pour la MINUSTAH. Dans mon cours de major, nous discutions des opérations de maintien de la paix et le sujet d’Haïti a été abordé, » explique-t-elle. « J’étais intéressée à effectuer une mission de maintien de la paix plutôt qu’une mission de l’OTAN. Je savais  que ce serait une toute autre expérience et je voulais essayer. »

Depuis son arrivée en octobre 2016, le major Moisan-Vallée a servi à titre de chef adjoint de l’unité de planification au Centre d’opérations logistiques interarmées. Durant les cinq derniers mois, son unité a facilité la tenue des élections nationales—qui ont eu lieu en novembre 2016 et en janvier 2017—et s’est depuis tourné vers la planification en prévision de la réduction de la composante militaire en 2017.

« C’est excitant parce que j’aime la logistique, j’aime établir des plans logistiques et il s’agit d’une importante opération, » explique-t-elle. « Je suis déçue de ne pas pouvoir être là pour voir la mise en œuvre du plan, mais le tout aura été une expérience des plus enrichissantes pour moi. »

La MINUSTAH emploie des employés civils, des forces militaires et des services de police d’une douzaine de pays. Ces employés proviennent de divers milieux et parlent une variété de langues. Le major Moisan-Vallée a grandi au Québec et a appris l’anglais lorsqu’elle a étudié au Collège militaire royale de Kingston, en Ontario.

Elle a dit qu’avant d’étudier au Collègue militaire royale, tout ce qu’elle pouvait dire se résumait à «  my name is Stéphanie, » « how do you do? », « yes », « no », et « toaster »—ce dernier terme étant utilisé en français québécois au même titre que « grille-pain ».

« Même si les cours étaient en français, j’ai dû travailler fort et y apprendre mon anglais, » explique-t-elle. « La plupart du travail était effectué en anglais, et en tant qu’officier canadien, il est important de pouvoir parler dans les deux langues officielles. »

Elle indique que le fait d’être devenue bilingue l’a grandement aidé dans le cadre de la MINUSTAH, où la majorité des personnes locales parlent français.

Le major Moisan-Vallée est l’une des trois femmes officiers dans une équipe de 63 au quartier général de la Force, mais elle dit ne pas croire être traitée différemment.

« J’ai l’impression de faire partie d’une équipe, alors  il n’y a pas de différence pour moi, » dit-elle. « Évidemment, certains essaient de s’occuper un peu plus de moi, mais ce n’est pas ce que je souhaite. Je veux être traitée de la même façon que les autres, et je crois avoir réussi. Je suis fière d’être une des femmes déployées ici. »

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