Un haut dirigeant parle de santé mentale

Article / Le 26 février 2016

Gilles Moreau, haut dirigeant de l’Équipe de la Défense, nous livre un récit inspirant sur le combat qu’il a mené contre la maladie mentale et sur son rétablissement. Il donne une lueur d’espoir à la campagne Bell Cause pour la cause de cette année.

Nouveau membre de l’Équipe de la Défense, M. Moreau est entré en fonctions en janvier 2016, à titre de directeur général – Gestion du milieu de travail dans le groupe du Sous‑ministre adjoint (Ressources humaines – Civils), après avoir servi 36 ans comme policier de la Gendarmerie royale canadienne (GRC).

« C’était une période sombre et difficile de ma vie. Mon mariage battait de l’aile, j’étais séparé de mes enfants et je n’avais pas obtenu la promotion à laquelle je m’attendais. Tout semblait aller mal en même temps. J’étais déprimé. J’ai pensé au suicide. »

Au début de sa carrière de policier à la GRC, M. Moreau a souffert en silence pendant des semaines, avant qu’une collègue ne constate son problème.

« Ma collègue et moi parlions d’un policier de la GRC à la retraite qui s’était enlevé la vie. J’ai dit de façon impromptue que la vie est parfois très dure et que le suicide peut être une option possible pour certaines personnes. »

En entendant ces paroles, la collègue en question a vite remarqué que quelque chose n’allait pas. Elle en a glissé un mot à son superviseur, qui a pris le temps, sans tarder, de parler à M. Moreau en privé.

« Elle m’a peut-être sauvé la vie, affirme M. Moreau. Je lui suis profondément reconnaissant de ne pas avoir gardé le silence et d’avoir communiqué avec mon superviseur aussi rapidement. »

M. Moreau a reçu l’aide dont il avait besoin grâce au programme de mieux-être des employés de la GRC, au service de professionnels de la santé mentale et à ses pairs. Il continue de mettre sa santé mentale au premier plan dans sa vie.

« La plupart d’entre nous prennent le temps de consulter leur médecin de famille pour passer un examen annuel. Nous confions nos voitures au mécanicien afin de voir à leur entretien et à leur bon fonctionnement. Malgré tout, bon nombre d’entre nous ne prennent pas le temps de faire le bilan de leur santé mentale. Pourtant, les ressources nécessaires existent. Il suffit d’avoir le courage d’y faire appel. »

Un Canadien sur cinq souffrira d’une maladie mentale au cours de sa vie. Toutefois, malgré cette situation, les stéréotypes et les préjugés persistent.

« Mon objectif, c’est de créer un milieu sans danger, respectueux, agréable et productif, où les gens peuvent se sentir à l’aise et parler sans gêne de leurs problèmes. La campagne Bell Cause pour la cause est très importante parce qu’elle nous aide à lancer la discussion et à faire tomber les préjugés sur la santé mentale. Nous devons faire tout notre possible pour que la conversation se poursuive après le 27 janvier. »

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