Une équipe de SAR de Trenton sauve un homme sur une île isolée dans le parc Algonquin

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Article / Le 17 mai 2017

Par Lucy Ellis, Affaires publiques du Commandement des opérations interarmées du Canada

Un homme âgé de 50 ans se trouve sur une île isolée dans le parc Algonquin. Il s’est blessé au dos lors d’une chute et il a du mal à respirer. Des averses de neige obscurcissent le ciel. La situation est inquiétante jusqu’à ce qu’un son fort mais agréable se fasse entendre : le grondement d’un hélicoptère CH-146 Griffon.

Le 8 mai 2017, la Police provinciale de l’Ontario a fait appel au centre conjoint de coordination de sauvetage de Trenton dans le but d’obtenir de l’aide pour une évacuation médicale. Le patient était coincé sur l’île avec son frère et avait besoin d’aide.

L’équipage d’un Griffon du 424e Escadron de transport et de sauvetage (424 ETS) a obtenu la tâche de mener la mission de sauvetage.

La première difficulté était liée au carburant et à la distance. « Nous avons décollé de Trenton dans l’hélicoptère Griffon avec suffisamment de carburant pour nous amener là et déposer les techniciens en recherche et sauvetage (SAR) », explique l’adjudant Bygrove, technicien principal en SAR pour cette mission. « Selon la portée de l’aéronef et la distance jusqu’au parc Algonquin, puis au point de ravitaillement en carburant ou l’hôpital le plus proche, nous n’avions vraiment pas beaucoup de temps. »

Le Griffon a survolé l’île pour permettre au caporal-chef Eve Boyce, également technicienne en SAR, de descendre sur la terre ferme à travers les arbres. Elle a rapidement examiné le patient. Pendant ce temps, l’adjudant Bygrove se trouvait dans un espace clos sur le côté de l’île et faisait descendre le matériel.

C’est là qu’ils se sont heurtés au deuxième grand obstacle : les arbres. L’hélicoptère ne pouvait pas atterrir et a donc dû quitter les lieux pour aller se ravitailler en carburant.

Il y avait donc deux tâches principales à accomplir : s’occuper du patient et trouver un moyen de l’évacuer.

Le caporal-chef Boyce a stabilisé le patient, ce qui l’a aidé à respirer. Pendant ce temps, l’adjudant Bygrove s’est attaqué au deuxième défi. À l’aide d’une tronçonneuse qu’il avait emportée, il a abattu quelques arbres pour disposer de suffisamment d’espace pour hisser une civière jusqu’à l’hélicoptère.

Les conditions météorologiques les ont forcés à attendre l’aube pour évacuer le patient. Ils se sont relayés pour veiller sur lui.

« J’ai confiance en mes compétences et celles de mes coéquipiers, dit l’adjudant Bygrove. Nous sommes bien entraînés et pouvons demeurer dans tous les environnements du Canada. C’est notre travail de sortir de l’aéronef et d’opérer sur la terre ferme. J’étais heureux de pouvoir offrir ce type d’aide et de demeurer ici. »

Pendant que les deux techniciens en SAR se trouvaient sur l’île, l’équipage du Griffon a été confronté à des problèmes météorologiques. Ils ont dû attendre toute la nuit et de la glace s’est accumulée sur les hélices. Un second hélicoptère du 424 ETS a été envoyé au matin pour évacuer le patient.

Le patient a été emmené à l’hôpital régional de Pembroke, puis les équipages de SAR sont rentrés à Trenton, heureux d’avoir fait du bon travail.

« Nous n’aurions jamais pu réussir cette opération sans les compétences de hissage de l’ingénieur de vol, les aptitudes de vol du pilote et les travaux de coordination du centre conjoint de coordination de sauvetage, conclut l’adjudant Bygrove. Nous sommes vraiment heureux de pouvoir aider. »

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