Opération CARIBBE

L’opération CARIBBE constitue la participation du Canada à la campagne multinationale contre le trafic illicite effectué par le crime organisé transnational dans la mer des Caraïbes et dans l’Est de l’océan Pacifique.

Attention : Mise à jour

Du 15 au 18 novembre 2016, le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Edmonton a aidé la U.S. Coast Guard (USCG) à intercepter trois envois de stupéfiants illicites dans les eaux internationales au large de la côte pacifique de l’Amérique centrale. Le poids total des cargaisons interceptées, dont le contenu a été confirmé comme étant de la cocaïne par la USCG, était d’environ 2 120 kilos. La majorité de la cocaïne dans chaque chargement a été récupérée de l’océan après avoir été larguée par les trafiquants présumés, qui employaient des embarcations de pêche de type panga. En savoir plus.

À l’heure actuelle, un aéronef CP140 Aurora soutient l’opération CARIBBE. L’aéronef vient du 405e Escadron de patrouille à longue portée de la 14e Escadre Greenwood et a commencé ses patrouilles dans la mer des Caraïbes le 24 novembre 2016.

Les NCSM Brandon et Edmonton ont participé à l’Opération CARIBBE du 25 octobre au 6 décembre 2016. Le NCSM Kingston a participé à l’Opération CARIBBE du 18 octobre au 1er décembre 2016. De février à avril 2016, les NCSM Moncton, Summerside, Edmonton, et Saskatoon ont également été déployés dans le cadre de l’Opération CARIBBE.

Depuis février 2016, les Forces armées canadiennes ont aidé à l’interception ou la saisie d’environ 5 750  kilos de cocaïne et de 1 520 kilos de marijuana.

Dans le cadre de l’opération CARIBBE, le Canada fournit des navires et des aéronefs des Forces armées canadiennes à l’opération MARTILLO, un effort interarmées, multinational et interinstitutions mené par le Canada, les États-Unis, la France, les Pays-Bas, l’Espagne et le Royaume-Uni pour empêcher le trafic illicite dans la mer des Caraïbes, dans l’Est de l’océan Pacifique et dans les eaux côtières de l’Amérique centrale.

La force opérationnelle

Les forces déployées sont normalement composées de navires de guerre de la Marine royale canadienne et d’aéronefs CP140 Aurora des escadrons de patrouilles à longue portée de l’Aviation royale canadienne.

Les navires de guerre canadiens déployés dans le cadre de l’opération CARIBBE jouent un rôle de soutien et se chargent de trouver et de traquer les navires d’intérêt. Les navires transportant des Law Enforcement Detachments de la U.S. Coast Guard doivent également approcher et intercepter les navires suspects pour permettre aux membres des LEDET de mener leurs opérations d’arraisonnement.

Les aéronefs CP140 Aurora et leurs équipages déployés dans le cadre de l’opération CARIBBE effectuent des sorties dans l’espace aérien international au-dessus du bassin des Caraïbes, du golfe du Mexique et de l’Est de l’océan Pacifique pour détecter, cerner et traquer les navires et les aéronefs d’intérêt.

Contexte de la mission

L’opération CARIBBE a commencé en novembre 2006. En octobre 2010, elle a été étendue avec la signature d’un protocole d’entente entre le commandant du Commandement Canada, au nom du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, et le Deputy Commandant for Operations de la U.S. Coast Guard, au nom du U.S. Department of Homeland Security. Ce protocole d’entente permet aux Law Enforcement Detachments (LEDET) de la U.S. Coast Guard d’opérer à partir de navires de guerre canadiens déployés dans le cadre de l’opération CARIBBE .

L’opération MARTILLO - dirigée par les États-Unis

Lancée en janvier 2012, l’opération MARTILLO est un effort interarmées, multinational et interinstitutionnel mené par les pays de l’hémisphère occidental et de l’Europe pour empêcher le trafic illicite dans la mer des Caraïbes, dans l’Est de l’océan Pacifique et dans les eaux côtières de l’Amérique centrale.

Les États-Unis ont pris la direction de l’opération MARTILLO en mettant sur pied une force opérationnelle interinstitutionnelle substantielle composée de ses ministères fédéraux de première ligne, notamment le Department of Homeland Security (représenté principalement par la U.S. Coast Guard), le Department of the Treasury, le Department of State, le Department of Justice et le Department of Defense. La formation de préparation est la Joint Inter-Agency Task Force South, commandement subalterne du United States Southern Command spécialisé dans les opérations interinstitutions et multinationales contre le trafic illicite, ainsi que dans le soutien en matière de renseignement de toutes sources pour ces opérations. En plus du Canada et des États-Unis, l’opération MARTILLO peut compter sur la participation de la France, des Pays-Bas, de l’Espagne et du Royaume-Uni.

L’opération MARTILLO démontre l’engagement de la communauté internationale envers la lutte contre la menace régionale du crime organisé transnational, ainsi qu’envers l’amélioration des communications et de la mise en commun de l’information entre les organismes d’application de la loi. Elle a réussi à perturber les opérations de trafic illicite dans la mer des Caraïbes, dans l’Est de l’océan Pacifique et dans le littoral de l’Amérique centrale.

Paramètres juridiques

Les efforts de la communauté internationale en vue d’éliminer le trafic illicite ont commencé en 1931 avec la Convention de Paris, un traité de lutte contre les stupéfiants parrainé par la Société des Nations. En 1961, l’Organisation des Nations Unies a publié sa Convention unique sur les stupéfiants pour ajouter les opioïdes synthétiques à la liste de produits figurant dans la Convention de Paris. La Convention de 1971 sur les substances psychotropes de l’ONU et la révision de 1972 de la Convention unique sur les stupéfiants ont élargi encore plus le régime international de lutte contre les stupéfiants, et la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988 a criminalisé le commerce international de drogues illicites.

Le lien entre le trafic illicite, le crime organisé et la corruption a été établi dans le droit international par la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale de l’an 2000 et par la Convention des Nations Unies contre la corruption de 2003.

Les résultats

2015

2015

En 2015, les Forces armées canadiennes ont contribué quatre aéronefs de patrouille maritime CP140 Aurora de même que les navires de guerre suivants : cinq navires de défense côtière (NCSM Brandon, Goose Bay, Nanaimo, Shawinigan et Whitehorse), deux frégates de la classe Halifax munies d’hélicoptères CH124 Sea King (NCSM Winnipeg et Vancouver) et un destroyer de classe Iroquois doté de deux hélicoptères CH124 Sea King (NCSM Athabaskan).

Les CP140 Aurora ont effectué 321 heures de vol et les CH124 Sea King en ont fait 150. En 2015, les navires de guerre ont été déployés pour un total combiné de 344 jours durant l’opération. Les aéronefs, les navires de guerre et les membres du personnel des Forces armées canadiennes ont directement contribué à la saisie d’environ 18,5 tonnes métriques de cocaïne et 3 tonnes métriques de marijuana cette année, soit une quantité supérieure à celle de toute autre année depuis que les Forces armées canadiennes ont commencé à appuyer Op CARIBBE en 2006.

2014

2014

En 2014, les Forces armées canadiennes ont contribué neuf navires, soit les NCSM Nanaimo, Whitehorse, Glace Bay, Summerside, Athabaskan, Calgary, Brandon, Yellowknife, et Kingston, ainsi que quatre détachement d’aéronefs CP140 Aurora en appui à l’Op CARIBBE.  Les navires ont navigué pendant 281 jours, de façon collective. Les CP140 Aurora ont effectué 310 heures de vol et les CH124 Sea King en ont fait 185. En tout, les ressources des FAC ont aidé à intercepter 5 375 kg de  cocaïne et 544 kg de marijuana.

2013

2013

En 2013, les Forces armées canadiennes ont contribué quatre aéronefs de surveillance CP140 Aurora, quatre navires de défense côtière, soit les NCSM Edmonton, Kingston, Summerside, et Yellowknife, et deux frégates de classe Halifax, soit les NCSM Ottawa et Ville de Québec. Elles ont aussi contribué un navire de ravitaillement – le NCSM Preserver – et un sous‑marin de classe Victoria, le NCSM Victoria, pour lutter contre le crime transnational, permettant donc de saisir ou de perturber la circulation d’environ 6 434 kilogrammes de cocaïne.

2012

2012

En 2012, les Forces armées canadiennes ont contribué six navires, soit les NCSM Kingston, Goose Bay, St John's, Preserver, Iroquois, et Ottawa, ainsi qu’un aéronef CP140 Aurora, à cinq reprises. En tout, les ressources des FAC ont contribué à l’interception de 8 060 kilogrammes de cocaïne pendant leurs patrouilles dans la mer des Caraïbes et dans l’Est de l’océan Pacifique; de ce total, 3 000 kg étaient attribuables à l’aide fournie par le NCSM Ottawa et le reste, soit 5 060 kg, aux capacités de surveillance fournies par nos CP140 Aurora déployés.

2011

2011

En 2011, les Forces armées canadiennes ont contribué les éléments suivants :  deux destroyers, les NCSM Athabaskan et Algonquin; deux frégates, les NCSM Toronto et St John's; quatre navires de défense côtière, les NCSM Goose Bay, Kingston, Moncton, et Summerside; un sous‑marin, le NCSM Corner Brook, de même que cinq CP140 Aurora. Le NCSM St John's a soutenu le garde‑côte USCG Cypress alors qu’il récupérait 6 750 kilogrammes de cocaïne d’un navire semi‑submersible sabordé, et le NCSM Toronto a transféré un petit navire chargé de 68 ballots de cocaïne pesant environ 1 700 kilogrammes à la marine du Nicaragua.

Liens

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