Opération CARIBBE

Information : Mise à jour

Aucun membre ni aucune ressource des FAC ne prend actuellement part à l’opération CARIBBE.

L’opération CARIBBE se déroule dans la mer des Caraïbes et dans l’Est de l’océan Pacifique. Le Canada envoie des navires et des aéronefs des Forces armées canadiennes (FAC) pour aider au déroulement de l’opération MARTILLO. Cette opération dirigée par les États‑Unis implique quatorze pays et vise à faire cesser la contrebande.

Opération CARIBBE 2018

Au mois d’avril, les navires canadiens de Sa Majesté (NCSM) Whitehorse et Edmonton ont terminé leur déploiement dans le cadre de l’opération CARIBBE. Depuis la fin février 2018, ces navires ont aidé la Garde côtière des États-Unis à saisir près de 3 000 kg de cocaïne ou à en perturber le trafic, au cours de trois interceptions séparées dans l’océan Pacifique Est. Au total, les deux navires ont parcouru 21 950 milles marins.

Le 24 mars 2018, le Navire canadien de Sa Majesté Whitehorse a aidé la United States Coast Guard à saisir environ 30 kilos de cocaïne et à perturber le transport d’un autre 845 kilos environ. Les présumés trafiquants ont jeté environ 875 kilos de cocaïne par-dessus le bord de l’embarcation de style panga et ont pris la fuite. Un ballot de 30 kilos de cocaïne a été récupéré de l’océan. Les embarcations du Whitehorse transportant des responsables du maintien de l’ordre de la US Coast Guard ont poursuivi le panga. 

Le 3 avril 2018, le Navire canadien de Sa Majesté Edmonton a aidé la US Coast Guard à saisir environ 461 kilos de cocaïne. L’équipage de l’embarcation de style panga s’est rendu sans prendre la fuite. Des responsables du maintien de l’ordre de la US Coast Guard ont arraisonné le navire et saisi 23 ballots de cocaïne, en plus de détenir les quatre membres de l’équipage. 

Le 5 avril 2018, le Navire canadien de Sa Majesté Whitehorse a aidé à US Coast Guard à saisir environ 1 520 kilos de cocaïne. Deux embarcations contenant des responsables du maintien de l’ordre de la US Coast Guard ont été mises à la mer pour arrêter le navire, un bateau de pêche de 60 pieds qui remorquait sept embarcations de style panga. Le bateau de pêche a démarré et les sept pangas sont partis dans différentes directions. Certains équipages ont jeté des objets à la mer en fuyant, et d’autres ont installé du matériel de pêche. Les embarcations ont poursuivi et arrêté les pangas en fuite. Des responsables du maintien de l’ordre de la US Coast Guard ont retrouvé six ballots qui flottaient dans l’eau. Ils ont également saisi 20 autres ballots de cocaïne pesant environ 1 520 kilos, en plus de détenir les 20 membres de l’équipage.

La force opérationnelle

Le Canada envoie des navires de guerre de la Marine royale canadienne, ainsi que leur équipage, pour participer à cette mission. Ils travaillent avec la United States Coast Guard (USCG) et la United States Navy (marine américaine). Le Canada envoie également des aéronefs de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora de l’Aviation royale canadienne.

Les navires de guerre trouvent et traquent des navires d’intérêt. Puis, les équipes d’application de la loi de la USCG les approchent et les interceptent, pour ensuite monter à leur bord et inspecter le navire et sa cargaison.

Les aéronefs CP-140 Aurora et leur équipage détectent et traquent des navires et des aéronefs d’intérêt. Ils patrouillent l’espace aérien international. La zone couvre la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et l’Est de l’océan Pacifique.

Contexte de la mission

L’opération CARIBBE a commencé en novembre 2006. En octobre 2010, elle a été étendue avec la signature d’un protocole d’entente (PE) entre les États‑Unis et le Canada. Le PE permet à des équipes de la US Coast Guard d’opérer à partir de navires de guerre canadiens.

Opération MARTILLO (dirigée par les États-Unis)

L’opération MARTILLO a commencé en janvier 2012. Elle couvre la mer des Caraïbes, l’Est de l’océan Pacifique et les eaux internationales au large de la côte de l’Amérique centrale. Quatorze pays travaillent ensemble pour freiner la contrebande. Les États‑Unis dirigent l’opération.

Il existe une grande force opérationnelle américaine constituée de ministères fédéraux du gouvernement des États-Unis. Ces ministères sont Homeland Security (Sécurité intérieure) (principalement la US Coast Guard), Treasury (Trésor), State and Justice (État et Justice) et Defense (Défense).

La Force opérationnelle interarmées et interinstitutions Sud dirige l’opération. Elle relève du United States Southern Command. Elle rassemble d’autres pays et d’autres institutions en vue de réduire la contrebande. Elle fournit également des renseignements de toutes sources pour l’opération.

L’opération MARTILLO démontre que les pays y participant sont déterminés à freiner la menace que représente le crime organisé à grande échelle. Elle démontre également à quel point il est important que les organismes d’application de la loi travaillent ensemble et mettent en commun leur information.

Paramètres juridiques

Les travaux en vue de freiner la contrebande ont commencé en 1931, avec la Convention de Paris. Il s’agissait d’un traité de contrôle des drogues parrainé par la Société des Nations.

En 1961, les Nations Unies ont publié leur Convention unique sur les stupéfiants. Ce document ajoutait les opioïdes synthétiques à la liste de produits figurant dans la Convention de Paris.

Dix ans plus tard, les efforts internationaux visant à contrôler les drogues ont grandi avec l’ajout de deux étapes juridiques. La première était la Convention sur les substances psychotropes de l’ONU, publiée en 1971. La seconde était la révision de 1972 de la Convention unique sur les stupéfiants de l’ONU.

La Convention sur le trafic illicite des stupéfiants et des substances psychotropes de l’ONU a été adoptée en 1988. Ce document a fait du commerce international des drogues illégales un acte criminel.

Deux autres conventions de l’ONU ont renforcé le fondement juridique. La première était la Convention contre la criminalité transnationale organisée, adoptée en 2000. La seconde était la Convention contre la corruption, adoptée en 2003. Elles ont lié la contrebande, le crime organisé et la corruption dans le droit international.

Déploiements antérieurs – Les résultats

2017

2017

En 2017, les FAC ont affecté les aéronefs et les navires suivants de guerre à l’opération CARIBBE :

  • Un aéronef de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora;
  • Trois navires de défense côtière. Il s’agissait des NCSM Nanaimo, Moncton et Saskatoon;
  • Une frégate, le NCSM Ottawa.

En 2017, les FAC ont aidé la US Coast Guard à effectuer la saisie ou à perturber le transport d’environ 11,5 tonnes métriques de stupéfiants.

2016

2016

En 2016, les FAC ont envoyé des aéronefs et des navires de guerre à l’opération CARIBBE :

  • Un aéronef de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora;
  • Six navires de défense côtière. Il s’agissait des NCSM Brandon, Edmonton (envoyé deux fois), Kingston, Moncton, Saskatoon et Summerside.

Les navires de guerre, les aéronefs et les équipages canadiens ont été essentiels à l’interception du flot de drogues. Le CP-140 Aurora a effectué 70 heures de vol. Les navires ont navigué pendant 347 jours en tout. Environ 5 700 kilos de cocaïne et 1 500 kilos de marijuana ont été saisis ou interceptés.

2016 a marqué le dixième anniversaire de l’opération CARIBBE. En date de 2016, les FAC ont aidé à saisir ou à intercepter environ 66 tonnes de cocaïne et quatre tonnes de marijuana depuis le début de l’opération CARIBBE.

2015

2015

En 2015, les FAC ont envoyé des aéronefs et des navires de guerre à l’opération CARIBBE :

  • Quatre aéronefs de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora;
  • Cinq navires de défense côtière (NCSM Brandon, Goose Bay, Nanaimo, Shawinigan et Whitehorse);
  • Deux frégates de classe Halifax (NCSM Winnipeg et Vancouver);
  • Un destroyer de classe Iroquois (NCSM Athabaskan);
  • En tout, quatre hélicoptères CH-124 Sea King ont accompagné les navires.

Les navires de guerre, les aéronefs et les équipages canadiens ont été essentiels au succès de l’opération en 2015. Les navires de guerre ont navigué pendant 344 jours en tout. Les CP‑140 Aurora ont effectué 321 heures de vol. Les CH-124 Sea King ont effectué 150 heures de vol. Les FAC ont aidé à saisir ou à intercepter environ 18,5 tonnes de cocaïne et trois tonnes de marijuana. Cela est plus que n’importe quelle autre année depuis 2006.

2014

2014

En 2014, les FAC ont envoyé des aéronefs et des navires de guerre à l’opération CARIBBE :

  • Quatre aéronefs CP-140 Aurora;
  • Neuf navires de guerre : les NCSM Nanaimo, Whitehorse, Glace Bay, Summerside, Athabaskan, Calgary, Brandon, Yellowknife et Kingston.

Les navires ont navigué 281 jours en tout. Les CP-140 Aurora ont effectué 310 heures de vol. Les CH-124 Sea King des navires ont effectué 185 heures de vol. Les navires de guerre, les aéronefs et les équipages des FAC ont aidé à saisir ou à intercepter environ 5 380 kilos de cocaïne et environ 540 kilos de marijuana.

2013

2013

En 2013, les FAC ont envoyé des aéronefs et des navires de guerre à l’opération CARIBBE :

  • Quatre navires de défense côtière (NCSM Edmonton, Kingston, Summerside et Yellowknife);
  • Deux frégates de classe Halifax (NCSM Ottawa et Ville de Québec);
  • Un navire de ravitaillement (NCSM Preserver);
  • Un sous-marin de classe Victoria (NCSM Victoria);
  • Quatre aéronefs de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora.

Les FAC ont aidé à saisir ou à intercepter environ 6 400 kilos de cocaïne.

2012

2012

En 2012, les FAC ont envoyé des aéronefs et des navires de guerre à l’opération CARIBBE :

  • Six navires de guerre (NCSM Kingston, Goose Bay, St Johns, Preserver, Iroquois et Ottawa);
  • Cinq aéronefs CP-140 Aurora.

Les FAC ont aidé à intercepter environ 8 060 kilos de cocaïne. On attribue au NCSM Ottawa environ 3 000 kilos de ce total. Les CP-140 Aurora ont aidé à trouver les autres 5 060 kilos. Les navires de guerre et les aéronefs ont patrouillé la mer des Caraïbes et l’Est de l’océan Pacifique.

2011

2011

En 2011, les FAC ont envoyé des aéronefs et des navires de guerre à l’opération CARIBBE :

  • Deux destroyers (NCSM Athabaskan et Algonquin);
  • Deux frégates (NCSM Toronto et St. John’s);
  • Quatre navires de défense côtière (NCSM Goose Bay, Kingston, Moncton et Summerside);
  • Un sous-marin (NCSM Corner Brook);
  • Cinq aéronefs CP-140 Aurora.

Le NCSM St John’s a aidé le garde-côte Cypress, de la USCG, à récupérer environ 6 750 kilos de cocaïne d’un sous-marin artisanal échoué. Le NCSM Toronto a confié une petite embarcation transportant environ 1 700 kilos de cocaïne à la Marine nicaraguayenne.

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