Opération Nanook

L’opération Nanook, la plus importante des opérations de souveraineté menées chaque année dans le Nord du Canada, se déroule dans plusieurs endroits au Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut.

Les objectifs de l’opération Nanook sont :

  • Faire valoir la souveraineté du Canada dans ses régions les plus septentrionales;
  • Améliorer la capacité des Forces armées canadiennes à opérer dans des conditions arctiques;
  • Améliorer la coordination des opérations pangouvernementales;
  • Maintenir l’interopérabilité avec nos partenaires de mission pour assurer une efficacité maximale dans les réponses aux questions de sécurité dans le Nord.

La force opérationnelle

Les forces interarmées déployées dans le cadre de l’opération Nanook comprennent du personnel et des ressources provenant de partout au Canada et appartenant à tous les principaux responsables de la mise sur pied de forces des Forces armées canadiennes :

  • La Marine royale canadienne (MRC);
  • L’Armée canadienne;
  • L’Aviation royale canadienne (ARC);
  • Le Commandement – Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN).

La taille et la composition des forces déployées dans le cadre de l’opération Nanook varient d’année en année selon les activités et les exercices prévus, mais les organisations suivantes de la Force opérationnelle interarmées (Nord) en font toujours partie :

  • Le 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens, une formation de réserve de l’Armée canadienne dont le quartier général est situé à Yellowknife et qui compte 56 unités de patrouille réparties parmi les collectivités du Nord;
  • Le 440e Escadron de transport « Vampire », une unité de l’ARC basée à Yellowknife employant le CC138 Twin Otter, un aéronef de transport polyvalent conçu pour des décollages et des atterrissages courts.

Au fil des années, les forces déployées dans le cadre de l’opération Nanook ont été combinées et intégrées aux éléments suivants :

  • Nos partenaires internationaux militaires;
  • Les ministères et organismes gouvernementaux fédéraux canadiens;
  • Les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que les administrations municipales.

L’opération Nanook est menée sous le commandement opérationnel du commandant du COIC et sous le contrôle opérationnel du quartier général de la Force opérationnelle interarmées (Nord) situé à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Contexte de la mission

La région

Le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes définissent le Nord comme la zone englobant :

  • La région subarctique, soit la partie du Canada située entre le 55e et le 60e parallèles;
  • La région arctique, soit la partie du Canada située au Nord du 60e parallèle.

Le terme Haut-Arctique désigne la partie de la région arctique située au Nord du cercle polaire arctique, soit à une latitude supérieure à 66,5 degrés Nord.

L’environnement global

Il est bien connu que l’Arctique contient de vastes réserves de carburant fossile et de minerais, notamment de l’or et des diamants, et est de plus en plus accessible en raison des changements climatiques. Cette région attire donc de plus en plus d’attention au Canada et à l’échelle internationale.

Comme les changements climatiques érodent graduellement la calotte glaciaire arctique, les eaux de l’archipel Arctique deviennent de plus en plus navigables chaque année et de plus en plus de navires entrent dans la région. La circulation aérienne dans le Nord augmente également. En effet, le nombre total annuel de vols empruntant des trajets polaires dans l’espace aérien canadien est passé de moins de 1 000 en 2003 à près de 10 000 en 2010.

L’augmentation de la circulation aérienne et maritime, ainsi que de l’exploitation des ressources naturelles dans le Nord, augmentent le risque de contestations de la souveraineté, de problèmes environnementaux, d’accidents nécessitant la tenue d’opérations de recherche et sauvetage et d’activités criminelles, particulièrement l’entrée illicite de personnes et de marchandises.

La mission

L’opération Nanook est menée chaque année depuis 2007.

À titre de pays arctique, le Canada fait valoir régulièrement et pleinement sa compétence et ses droits souverains dans ses territoires septentrionaux. Les Forces armées canadiennes ont un rôle important à jouer en ce qui a trait à la réponse aux contestations de sécurité, à la défense du Canada contre les menaces dans la région et à la protection de la population canadienne en soutenant les efforts pangouvernementaux visant à assurer une réponse appropriée aux préoccupations en matière de sécurité et d’environnement dans le Nord.

L’opération Nanook constitue l’engagement annuel des Forces armées canadiennes avec leurs partenaires internationaux pour les questions militaires et de sécurité visant à démontrer leur interopérabilité dans l’Arctique. Cet aspect de l’opération comprend généralement des exercices ayant recours à des scénarios dans lesquels les Forces armées canadiennes entrent en partenariat avec d’autres ministères et organismes gouvernementaux canadiens, ainsi qu’avec des forces armées alliées, pour préparer des réponses pangouvernementales aux enjeux touchant la sécurité et l’environnement.

L’opération Nanook comporte généralement des activités simultanées en mer, sur terre et dans les airs et tous les responsables de la mise sur pied de forces peuvent avoir à déployer du personnel, des biens d’équipement et d’autres ressources. Le nombre de membres de l’Armée, de la Marine et de l’Aviation déployés dans le cadre de l’opération Nanook oscille entre environ 650 à plus de 1 250.

Les résultats

L’opération Nanook aide à assurer la protection du Nord au sein d’un Canada fort et souverain. Elle permet aux Forces armées canadiennes de démontrer leur capacité interarmées d’opérer de façon efficace en mer, sur terre et dans les airs dans toutes les régions du Nord. Elle renforce les liens des Forces armées canadiennes avec leurs partenaires internationaux, interministériels et intergouvernementaux et met en valeur le soutien que les Forces armées canadiennes peuvent offrir en réponse aux menaces pour la sécurité publique et à d’autres dangers dans les régions septentrionales.

La présence récurrente des Forces armées canadiennes dans les régions septentrionales de notre pays fait valoir visiblement notre souveraineté tout en permettant au Commandement des opérations interarmées du Canada de se tenir au courant de la situation dans certains des coins les plus reculés du territoire.

Déploiements antérieurs dans le cadre de l’opération Nanook

Nanook 2015

Nanook 2015

L’Opération NANOOK 2015 a été basée à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, du 16 au 30 août 2015.  Environ 650 membres du personnel militaire ont pris part à l’op NANOOK 2015, la plus importante et la plus connue des opérations des Forces armées canadiennes (FAC) effectuée chaque année.

L’op NANNOK 2015 est un effort pangouvernemental centré sur la sûreté et la sécurité ainsi que la défense du Nord canadien. L’opération sert à améliorer la collaboration entre les FAC et les autres ministères et agences ainsi qu’à renforcer les relations avec les autorités locales, les Autochtones et les partenaires internationaux.

Les États-Unis ont également contribué au succès de NANOOK 2015, en plus du Royaume-Uni et de la France, en prenant part à l’opération à titre d’observateurs de l’exercice. 

L’op NANOOK 2015 est une occasion de formation conjointe, combinée et interorganisme  qui permet aux FAC d’aider les ministères et agences du gouvernement. Les scénarios opérationnels incluaient un déversement de pétrole et la gestion des conséquences, ainsi que des  scénarios de sûreté et de sécurité lors d’événements d’entraînement sur la sécurité dans les communautés d’Inuvik, d’Uluhaktok, de Tuktoyaktuk, de Sachs Harbour et de Fort Smith et leurs environs. Ces scénarios ont été conçus et exécutés dans le but d’exercer la souveraineté du Canada dans le Nord et de mettre en pratique les mesures d’intervention locales, régionales et nationales des FAC en cas d’urgence.

Les activités effectuées durant l’opération NANOOK renforcent les capacités des Forces armées canadiennes à mener des opérations dans l’environnement difficile de l’Arctique et illustrent leur engagement renouvelé en matière de soutien à l’endroit des partenaires de mission dans le Nord et du gouvernement fédéral dans leurs interventions en réaction à des situations pouvant avoir une incidence sur la sécurité et la sûreté.

Nanook 2014

Nanook 2014

L’opération Nanook 2014 s’est déroulée dans la région de l’île de Baffin, au Nunavut, du 20 au 29 août 2014. Plus de 800 personnes ont participé, notamment des membres de tous les services des FAC ainsi que des gouvernements fédéral et territorial, un navire de la marine royale danoise et un aéronef de surveillance de la United States Navy.

Cette opération, composée de divers scénarios, avait pour but d’assurer une présence visible dans le Nord et de démontrer la capacité du Canada de répondre aux incidents de sécurité dans cette région. L’opération Nanook 2014 s’est concentrée sur deux aspects principaux : les capacités de recherche et sauvetage (SAR) et la capacité des FAC de soutenir les autres ministères dans des endroits reculés du Nord.

Les deux scénarios, qui ont visé à encourager l’interopérabilité entre les participants, se sont déroulés au large de l’île de Baffin, dans le détroit de Davis et dans la baie York.

  • Un exercice de SAR (SAREX) s’est déroulé du 20 au 23 août dans le détroit de Davis et a compris une simulation de bâtiment de pêche en détresse. Le centre conjoint de coordination de sauvetage (JRCC) Halifax a dirigé l’opération visant à localiser le bâtiment et les survivants. Il était soutenu par le NCSM SHAWINIGAN, le HMDS TRITON et le Navire de la Garde côtière canadienne HENRY LARSEN, ainsi que par les aéronefs afférents.
  • Du 25 au 29 août, des membres des Forces armées canadiennes ont répondu à l’échouement simulé, pour des raisons mécaniques, d’un navire de croisière comptant 50 passagers dans la baie York. Les FAC ont déployé une trousse de catastrophe aérienne (CATAIR) et ont travaillé avec d’autres ministères pour répondre à cette crise.
Nanook 2013

Nanook 2013

Le soutien à des scénarios de gestion des urgences, la réponse à des menaces envers la sécurité publique et l’aide aux organisations de maintien de l’ordre étaient les principaux aspects de l’opération Nanook 2013.

L’opération comprenait quatre scénarios se déroulant dans quatre régions géographiques distinctes du Nord canadien :

  • À Whitehorse, des membres des Forces armées canadiennes ont offert des secours terrestres et aériens au gouvernement du Yukon à la suite d’un feu irréprimé à l’échelle nationale qui a mi en danger la ville de Whitehorse;
  • Environnement Canada a demandé de l’aide des Forces armées canadiennes sur l’île Cornwallis, au Nunavut, à la suite de rapports faisant état d’activités de braconnage soupçonnées dans la région;
  • Sur l’île Resolution, les Forces armées canadiennes, en collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada, ont aidé à enquêter sur des activités suspectes simulées;
  • Sur l’île King William, les Rangers canadiens ont effectué des patrouilles simulées dans le passage du Nord-Ouest et ont fait état des activités s’y déroulant.
Nanook 2012

Nanook 2012

L’opération Nanook 2012 (du 1er au 26 août 2012) a permis de démontrer les capacités du Canada dans l’Arctique dans deux régions fort éloignées l’une de l’autre : Inuvik et Tsiigehtchic, dans les Territoires du Nord-Ouest, dans l’Arctique de l’Ouest, et le détroit d’Hudson, la baie d’Hudson et son littoral, y compris Churchill, au Manitoba, dans l’Arctique de l’Est.

Dans le scénario Ouest, les forces aériennes et terrestres ont travaillé avec la GRC et d’autres partenaires pangouvernementaux dans le cadre d’un incident de sécurité simulé. Dans le scénario Est, une intervention pangouvernementale dirigée par la GRC en réponse à un « navire d’intérêt » simulé comprenait une demande d’aide militaire. Les deux scénarios mettaient l’accent sur les principaux secteurs d’intervention des Forces canadienne chez nous : protéger le pays, décourager les menaces à la sécurité du Canada et répondre aux urgences partout sur notre territoire.

Parmi les participants internationaux à l’opération Nanook 2012, citons :

  • Un navire de guerre de la Marine royale danoise;
  • Un navire de la U.S. Coast Guard;
  • Des observateurs du Royaume-Uni et des États-Unis.

L’opération Nanook 2012 a pu compter sur la participation de plus de 1 250 membres de la MRC, de l’Armée canadienne (y compris les Rangers canadiens), de l’ARC et du COMFOSCAN.

Nanook 2011

Nanook 2011

L’opération Nanook 2011 (du 4 août au 1er septembre 2011) devait se dérouler en deux phases. La première, menée en collaboration avec nos partenaires américains et danois, comprenait des patrouilles de souveraineté et de présence sur l’île Cornwallis, dans le détroit de Davis, dans la baie de Baffin et dans le détroit de Lancaster, ainsi que le premier déploiement d’un véhicule aérien sans pilote (UAV, d’après l’anglais unmanned aerial vehicle) dans le Haut-Arctique.

La seconde phase, un exercice employant un scénario de catastrophe aérienne, a été annulée pour permettre aux forces engagées de répondre à une véritable crise. Le 21 août 2011, quand le vol 6560 de la First Air s’est écrasé près de Resolute Bay, au Nunavut, les membres des Forces armées canadiennes affectés à l’opération Nanook 2011 étaient les premiers sur les lieux et sont restés là pour aider les autorités fédérales, territoriales et municipales à mener les opérations de sauvetage et de récupération.

Les forces déployées dans le cadre de l’opération Nanook 2011 comprenaient environ 1 100 membres des Forces armées canadiennes provenant de la MRC, de l’Armée canadienne (notamment des Rangers canadiens), de l’ARC et du COMFOSCAN, ainsi que plus de 100 militaires de pays alliés.

Nanook 2010

Nanook 2010

L’opération Nanook 2010 (du 6 au 26 août 2010) s’est déroulée dans l’Arctique de l’Est et dans le Haut-Arctique. En plus des plus de 900 membres des Forces armées canadiennes, les participants comprenaient environ 600 membres de la Garde côtière canadienne, de la U.S. Navy, de la U.S. Coast Guard et de la Marine royale danoise. L’opération s’est conclue par un exercice pangouvernemental répondant à un déversement pétrochimique simulé dans la baie Resolute, au Nunavut.

Nanook 2009

Nanook 2009

L’opération Nanook 2009 (du 6 au 28 août 2009) s’est déroulée sur la côte Sud-Est de l’île de Baffin. Elle comprenait trois phases : des patrouilles de souveraineté, un exercice militaire se concentrant sur la lutte anti-sous-marine et un exercice pangouvernemental auquel ont participé plus de quinze ministères et organismes de tous les ordres de gouvernement.

Nanook 2008

Nanook 2008

L’opération Nanook 2008 (du 16 au 26 août 2008) s’est déroulée dans trois collectivités (et dans les environs) sur l’île de Baffin : Iqaluit, Kimmirut et Pangnirtung, dans le Nunavut. Les exercices menés pendant l’opération Nanook 2008 se servaient de scénarios d’urgences maritimes, y compris l’évacuation d’un navire en détresse et un déversement de pétrole.

Nanook 2007

Nanook 2007

L’opération Nanook 2007 (du 7 au 17 août 2007) s’est déroulée sur l’île de Baffin près d’Iqaluit et de Kimmirut, au Nunavut. Elle comprenait des scénarios d’interception de drogues et de déversement de pétrole impliquant environ 650 membres des Forces armées canadiennes, deux navires, un sous-marin et quatre types d’aéronefs.

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