Opération Nanook

Menée chaque année depuis 2007, l’opération NANOOK se déroule dans plusieurs endroits au Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Il s’agit de la plus importante opération de souveraineté dans le Nord canadien.

Objectifs

Les objectifs de l’opération NANOOK sont :

  • Faire valoir la souveraineté du Canada dans ses régions les plus septentrionales;
  • Améliorer la capacité des Forces armées canadiennes d’opérer dans des conditions arctiques;
  • Améliorer la coordination des opérations pangouvernementales; et
  • Maintenir l’interopérabilité avec nos partenaires de mission pour assurer une efficacité maximale en réponse aux enjeux de sécurité dans le Nord.

NANOOK 2016

Environ 850 civils canadiens et membres de la Marine, de l’Armée et de l’Aviation canadiennes prendront part à l’opération NANOOK du 21 août au 2 septembre 2016 dans la région de Whitehorse et de Haines Junction, au Yukon, ainsi qu’à Rankin Inlet, au Nunavut, et dans les environs de ces endroits. Des civils appartenant à plusieurs organismes fédéraux et territoriaux au Yukon participeront également à l’opération.

Les Forces armées canadiennes (FAC) ont déployé les ressources suivantes : 

  • Une composante terrestre comprenant des membres des unités suivantes :
    • Le 2e Bataillon du Royal 22e Régiment, basé à Valcartier, au Québec;
    • Le 5e Régiment du génie de combat, basé à Valcartier, au Québec;
    • Le 12e Régiment blindé du Canada, basé à Valcartier, au Québec;
    • Le Loyal Edmonton Regiment, basé à Yellowknife, dans les Territoires du Nord Ouest;
    • Le 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens, avec 60 unités de patrouille réparties dans les collectivités dans le Nord;
    • Le Groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique de l’Armée canadienne, composé principalement de militaires de Québec et de Montréal, au Québec. 
  • Une composante maritime comprenant les éléments suivants :
    • Deux navires de défense côtière, les Navires canadien de Sa Majesté (NCSM) Shawinigan et Moncton, basés à Halifax, en Nouvelle-Écosse;
    • Une équipe de plongeurs de l’Unité de plongée de la Flotte (Pacifique) basée à Esquimalt, en Colombie-Britannique. 
  • Une composante aérienne comprenant les aéronefs suivants :
    • Des CC-138 Twin Otter basés à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest;
    • Des hélicoptères CH-146 Griffon basés à Edmonton, en Alberta;
    • Des hélicoptères CH-147F Chinook basés à Petawawa, en Ontario;
    • Des aéronefs de patrouille maritime CP-140 Aurora basés à Comox, en Colombie Britannique. 
  • Des militaires responsables du commandement, de l’état-major et du soutien, y compris des membres du Groupe de soutien opérationnel interarmées des Forces canadiennes.

Parmi nos partenaires fédéraux et territoriaux, citons : 

  • Le gouvernement du Yukon; 
  • La ville de Haines Junction; 
  • La ville de Whitehorse; 
  • Les premières nations Champagne et Aishihik; 
  • Environnement et Changement climatique Canada; 
  • Affaires mondiales Canada; 
  • Pêches et Océans Canada; 
  • L’Agence de la santé publique du Canada; 
  • Parcs Canada; 
  • Service Canada; 
  • Sécurité publique Canada;
  • La Gendarmerie royale du Canada.

Autres : 

  • Des représentants des forces française, britannique et américaine observent l’opération NANOOK 2016.

Scénarios de l’opération

L’Op NANOOK 2016 comprend deux scénarios : un impliquant un séisme, et un portant sur la sécurité de l’arctique.

Le premier scénario, du 21 août au 2 septembre, impliquera une réponse pangouvernementale à un séisme simulé dans la région de Whitehorse et de Haines Junction, au Yukon. Les Forces armées canadiennes offriront de l’aide aux organismes fédéraux et territoriaux pour la gestion des conséquences de l’incident.

Le scénario de la sécurité de l’arctique dure du 24 au 29 août à Rankin Inlet, au Nunavut. Il comprend des patrouilles, de l’instruction en recherche et sauvetage en milieu et des exercices de combat simulé lors de la récupération d’une ressource perdue.

L’opération NANOOK permet aux Forces armées canadiennes de mettre en valeur leur capacité d’opérer efficacement dans le Nord tout en améliorant nos relations avec nos partenaires septentrionaux qui seraient nécessaires pour répondre à une demande d’aide en cas d’une véritable urgence.

L’environnement mondial

L’Arctique possède de vastes réserves de carburants fossiles et une abondance de minéraux, y compris de l’or et des diamants, ce qui signifie que la région attire de plus en plus d’attention au Canada et à l’échelle internationale. De plus, comme les changements climatiques érodent lentement la calotte glaciaire, les eaux de l’archipel arctique deviennent plus navigables chaque année et de plus en plus de navires entrent dans la région. La circulation aérienne dans le Nord augmente également. En effet, le nombre total annuel de vols empruntant des trajets polaires dans l’espace aérien canadien est passé de moins de 1 000 en 2003 à près de 10 000 en 2010.

L’augmentation de la circulation aérienne et maritime, ainsi que de l’exploitation des ressources naturelles, dans le Nord, augmentent le risque de contestations de la souveraineté, de problèmes environnementaux, d’incidents nécessitant des activités de recherche et sauvetage et d’activités criminelles, particulièrement l’entrée illicite de personnes et de marchandises.

Déploiements antérieurs

Nanook 2015

Nanook 2015

L’Opération NANOOK 2015 a été basée à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, du 16 au 30 août 2015.  Environ 650 membres du personnel militaire ont pris part à l’op NANOOK 2015, la plus importante et la plus connue des opérations des Forces armées canadiennes (FAC) effectuée chaque année.

L’op NANNOK 2015 est un effort pangouvernemental centré sur la sûreté et la sécurité ainsi que la défense du Nord canadien. L’opération sert à améliorer la collaboration entre les FAC et les autres ministères et agences ainsi qu’à renforcer les relations avec les autorités locales, les Autochtones et les partenaires internationaux.

Les États-Unis ont également contribué au succès de NANOOK 2015, en plus du Royaume-Uni et de la France, en prenant part à l’opération à titre d’observateurs de l’exercice. 

L’op NANOOK 2015 est une occasion de formation conjointe, combinée et interorganisme  qui permet aux FAC d’aider les ministères et agences du gouvernement. Les scénarios opérationnels incluaient un déversement de pétrole et la gestion des conséquences, ainsi que des  scénarios de sûreté et de sécurité lors d’événements d’entraînement sur la sécurité dans les communautés d’Inuvik, d’Uluhaktok, de Tuktoyaktuk, de Sachs Harbour et de Fort Smith et leurs environs. Ces scénarios ont été conçus et exécutés dans le but d’exercer la souveraineté du Canada dans le Nord et de mettre en pratique les mesures d’intervention locales, régionales et nationales des FAC en cas d’urgence.

Les activités effectuées durant l’opération NANOOK renforcent les capacités des Forces armées canadiennes à mener des opérations dans l’environnement difficile de l’Arctique et illustrent leur engagement renouvelé en matière de soutien à l’endroit des partenaires de mission dans le Nord et du gouvernement fédéral dans leurs interventions en réaction à des situations pouvant avoir une incidence sur la sécurité et la sûreté.

Nanook 2014

Nanook 2014

L’opération Nanook 2014 s’est déroulée dans la région de l’île de Baffin, au Nunavut, du 20 au 29 août 2014. Plus de 800 personnes ont participé, notamment des membres de tous les services des FAC ainsi que des gouvernements fédéral et territorial, un navire de la marine royale danoise et un aéronef de surveillance de la United States Navy.

Cette opération, composée de divers scénarios, avait pour but d’assurer une présence visible dans le Nord et de démontrer la capacité du Canada de répondre aux incidents de sécurité dans cette région. L’opération Nanook 2014 s’est concentrée sur deux aspects principaux : les capacités de recherche et sauvetage (SAR) et la capacité des FAC de soutenir les autres ministères dans des endroits reculés du Nord.

Les deux scénarios, qui ont visé à encourager l’interopérabilité entre les participants, se sont déroulés au large de l’île de Baffin, dans le détroit de Davis et dans la baie York.

  • Un exercice de SAR (SAREX) s’est déroulé du 20 au 23 août dans le détroit de Davis et a compris une simulation de bâtiment de pêche en détresse. Le centre conjoint de coordination de sauvetage (JRCC) Halifax a dirigé l’opération visant à localiser le bâtiment et les survivants. Il était soutenu par le NCSM SHAWINIGAN, le HMDS TRITON et le Navire de la Garde côtière canadienne HENRY LARSEN, ainsi que par les aéronefs afférents.
  • Du 25 au 29 août, des membres des Forces armées canadiennes ont répondu à l’échouement simulé, pour des raisons mécaniques, d’un navire de croisière comptant 50 passagers dans la baie York. Les FAC ont déployé une trousse de catastrophe aérienne (CATAIR) et ont travaillé avec d’autres ministères pour répondre à cette crise.
Nanook 2013

Nanook 2013

Le soutien à des scénarios de gestion des urgences, la réponse à des menaces envers la sécurité publique et l’aide aux organisations de maintien de l’ordre étaient les principaux aspects de l’opération Nanook 2013.

L’opération comprenait quatre scénarios se déroulant dans quatre régions géographiques distinctes du Nord canadien :

  • À Whitehorse, des membres des Forces armées canadiennes ont offert des secours terrestres et aériens au gouvernement du Yukon à la suite d’un feu irréprimé à l’échelle nationale qui a mi en danger la ville de Whitehorse;
  • Environnement Canada a demandé de l’aide des Forces armées canadiennes sur l’île Cornwallis, au Nunavut, à la suite de rapports faisant état d’activités de braconnage soupçonnées dans la région;
  • Sur l’île Resolution, les Forces armées canadiennes, en collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada, ont aidé à enquêter sur des activités suspectes simulées;
  • Sur l’île King William, les Rangers canadiens ont effectué des patrouilles simulées dans le passage du Nord-Ouest et ont fait état des activités s’y déroulant.
Nanook 2012

Nanook 2012

L’opération Nanook 2012 (du 1er au 26 août 2012) a permis de démontrer les capacités du Canada dans l’Arctique dans deux régions fort éloignées l’une de l’autre : Inuvik et Tsiigehtchic, dans les Territoires du Nord-Ouest, dans l’Arctique de l’Ouest, et le détroit d’Hudson, la baie d’Hudson et son littoral, y compris Churchill, au Manitoba, dans l’Arctique de l’Est.

Dans le scénario Ouest, les forces aériennes et terrestres ont travaillé avec la GRC et d’autres partenaires pangouvernementaux dans le cadre d’un incident de sécurité simulé. Dans le scénario Est, une intervention pangouvernementale dirigée par la GRC en réponse à un « navire d’intérêt » simulé comprenait une demande d’aide militaire. Les deux scénarios mettaient l’accent sur les principaux secteurs d’intervention des Forces canadienne chez nous : protéger le pays, décourager les menaces à la sécurité du Canada et répondre aux urgences partout sur notre territoire.

Parmi les participants internationaux à l’opération Nanook 2012, citons :

  • Un navire de guerre de la Marine royale danoise;
  • Un navire de la U.S. Coast Guard;
  • Des observateurs du Royaume-Uni et des États-Unis.

L’opération Nanook 2012 a pu compter sur la participation de plus de 1 250 membres de la MRC, de l’Armée canadienne (y compris les Rangers canadiens), de l’ARC et du COMFOSCAN.

Nanook 2011

Nanook 2011

L’opération Nanook 2011 (du 4 août au 1er septembre 2011) devait se dérouler en deux phases. La première, menée en collaboration avec nos partenaires américains et danois, comprenait des patrouilles de souveraineté et de présence sur l’île Cornwallis, dans le détroit de Davis, dans la baie de Baffin et dans le détroit de Lancaster, ainsi que le premier déploiement d’un véhicule aérien sans pilote (UAV, d’après l’anglais unmanned aerial vehicle) dans le Haut-Arctique.

La seconde phase, un exercice employant un scénario de catastrophe aérienne, a été annulée pour permettre aux forces engagées de répondre à une véritable crise. Le 21 août 2011, quand le vol 6560 de la First Air s’est écrasé près de Resolute Bay, au Nunavut, les membres des Forces armées canadiennes affectés à l’opération Nanook 2011 étaient les premiers sur les lieux et sont restés là pour aider les autorités fédérales, territoriales et municipales à mener les opérations de sauvetage et de récupération.

Les forces déployées dans le cadre de l’opération Nanook 2011 comprenaient environ 1 100 membres des Forces armées canadiennes provenant de la MRC, de l’Armée canadienne (notamment des Rangers canadiens), de l’ARC et du COMFOSCAN, ainsi que plus de 100 militaires de pays alliés.

Nanook 2010

Nanook 2010

L’opération Nanook 2010 (du 6 au 26 août 2010) s’est déroulée dans l’Arctique de l’Est et dans le Haut-Arctique. En plus des plus de 900 membres des Forces armées canadiennes, les participants comprenaient environ 600 membres de la Garde côtière canadienne, de la U.S. Navy, de la U.S. Coast Guard et de la Marine royale danoise. L’opération s’est conclue par un exercice pangouvernemental répondant à un déversement pétrochimique simulé dans la baie Resolute, au Nunavut.

Nanook 2009

Nanook 2009

L’opération Nanook 2009 (du 6 au 28 août 2009) s’est déroulée sur la côte Sud-Est de l’île de Baffin. Elle comprenait trois phases : des patrouilles de souveraineté, un exercice militaire se concentrant sur la lutte anti-sous-marine et un exercice pangouvernemental auquel ont participé plus de quinze ministères et organismes de tous les ordres de gouvernement.

Nanook 2008

Nanook 2008

L’opération Nanook 2008 (du 16 au 26 août 2008) s’est déroulée dans trois collectivités (et dans les environs) sur l’île de Baffin : Iqaluit, Kimmirut et Pangnirtung, dans le Nunavut. Les exercices menés pendant l’opération Nanook 2008 se servaient de scénarios d’urgences maritimes, y compris l’évacuation d’un navire en détresse et un déversement de pétrole.

Nanook 2007

Nanook 2007

L’opération Nanook 2007 (du 7 au 17 août 2007) s’est déroulée sur l’île de Baffin près d’Iqaluit et de Kimmirut, au Nunavut. Elle comprenait des scénarios d’interception de drogues et de déversement de pétrole impliquant environ 650 membres des Forces armées canadiennes, deux navires, un sous-marin et quatre types d’aéronefs.

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