Surveillance des pêches

Les Forces armées canadiennes (FAC) aident Pêches et Océans Canada (MPO) à surveiller les navires de pêche et à appliquer les règlements sur la pêche dans l’océan Atlantique. Pour ce faire, ils effectuent des patrouilles de navires et d’aéronefs. Ces patrouilles sont appelées des patrouilles de surveillance des pêches ou FISHPATS.

Les FISHPATS s’inscrivent dans une entente entre le ministère de la Défense nationale et le MPO.

Attention : Mise à jour

Il n’y a actuellement aucune ressource des FAC déployées pour des FISHPATS.

La force opérationnelle

Les FAC effectuent des FISHPATS à l’aide de navires de guerre et d’aéronefs militaires. Les navires sont des frégates de classe Halifax ou des navires de défense côtière de classe Kingston.

Les aéronefs sont des CP-140 Aurora. Ils sont habituellement utilisés pour la surveillance à long rayon des océans.

Toutes les ressources des FAC utilisées dans le cadre de FISHPATS transportent des agents des pêches du MPO. Ce sont les fonctionnaires fédéraux qui appliquent la Loi sur les pêches du Canada.

Contexte de la mission

La zone

Les FAC effectuent des FISHPATS principalement au large de la côte Est du Canada. Ces FISHPATS ont lieu dans des zones de pêche canadiennes. Les FAC patrouillent également les endroits déterminés en fonction de l’engagement pris par le Canada dans les ententes mondiaux sur la pêche, y compris :

  • La zone d’exclusion économique (ZEE) canadienne, ce qui inclut les eaux de l’Arctique, de la mer du Labrador et du détroit de Davis;
  • Les zones définies par :
    • l’Organisation des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest (OPANO),
    • la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA).

La menace

L’industrie internationale de la pêche a pris de l’ampleur. Il y a plus de bateaux de pêche et d’usines de traitement que jamais. La pêche internationale est tellement agressive qu’un grand nombre de populations de poissons sauvages risque de disparaître si l’industrie n’impose pas des restrictions.

La pêche illégale, y compris la surpêche, est dommageable. Elle réduit le nombre de poissons adultes capables de se reproduire. Si les populations de poissons ne peuvent pas atteindre l’âge de reproduction, elles finiront par disparaître. C’est une source de nourriture mondiale pour des milliards de personnes qui disparaîtra.

Au Canada, au début des années 1990, la population de morues à presque disparu de l’océan autour de Terre-Neuve.

La mission

L’origine du lien entre l’Armée canadienne et le contrôle des pêches du Canada remonte à plus de cent ans. Le Navire du gouvernement canadien (NGC) Canada a été lancé en 1904. Il a servi à titre de navire de patrouille pour le Service de protection de la pêche du Canada. L’agence appliquait la loi pour le ministère de la Marine et des Pêches, qui était responsable des ressources océaniques du Canada avant 1914. Le NGC Canada est ensuite devenu le premier Navire-école de la Marine royale canadienne, ce qui a eu lieu après la Loi sur le service naval de 1910.

Aujourd’hui, les FAC envoient des navires de guerre et des aéronefs militaires pour aider les agents des pêches du MPO. Ce sont les fonctionnaires fédéraux qui appliquent les lois et les règlements concernant la pêche au Canada.

  • Un aéronef de patrouille à long rayon CP-140 transporte des agents des pêches qui patrouillent et prennent des photos pour recueillir des données concernant la pêche illégale.
  • Les NCSM transportent des agents des pêches qui patrouillent les zones de pêches et inspectent les bateaux de pêches dans la ZEE (eaux canadiennes) et dans les zones règlementées de l’OPANO des eaux internationales.

Les FAC utilisent aussi des satellites pour déterminer où les flottes de pêches sont actives. Les FAC le font à la demande du MPO. Les navires et aéronefs de patrouille peuvent ensuite se concentrer sur ces zones.

Les résultats

Le MPO a prouvé que les FISHPATS aident à décourager et à réduire la pêche illégale. Les patrouilles aident à protéger les populations de poissons dans les eaux canadiennes.

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