Opération CALUMET

L'opération CALUMET constitue la participation du Canada à la Force multinationale et Observateurs (FMO), une opération indépendante de maintien de la paix dans la péninsule du Sinaï. Le Canada possède un contingent dans la FMO depuis le 1er septembre 1985.

Force opérationnelle à El Gorah

La Force opérationnelle à El Gorah est composée d’environ 70 membres des Forces armées canadiennes installés au camp Nord et au camp Sud de la FMO à El Gorah, en Égypte. Dirigé par un colonel ou un capitaine de vaisseau faisant office d’officier de liaison en chef de la mission, le contingent canadien fournit certains des plus influents membres du quartier général de la FMO, notamment l’officier d’état-major supérieur – Opérations aériennes et le sergent-major de la Force.

Le groupe canadien comprend également des spécialistes dans des domaines comme la logistique, le génie et l’instruction, de même qu’un service de surveillance des vols. Celui-ci comprend la réception de rapports réguliers de position des aéronefs de la FMO, l'émission d'avis de circulation et de rapports météorologiques et la transmission de plans de vol. Le groupe d'observateurs de la FMO se sert d'hélicoptères et de petits aéronefs à voilure fixe pour effectuer de nombreux voyages dans la zone de mission. L'équipe canadienne offre donc un soutien essentiel à la mission.

Depuis mars 2015, le contingent canadien comprend des policiers militaires, qui s’occupent des tâches de maintien de l’ordre et de sécurité dans les camps Nord et Sud de la force multinationale de maintien de la paix. Ces tâches comprennent le contrôle de la circulation, les patrouilles, les enquêtes, les inspections et les perquisitions. Ils sont également responsables de la tenue des programmes de prévention du crime et de la sécurité générale dans les camps Nord et Sud.

Contexte de la mission

Force multinationale et observateurs

La mission de la FMO est :

  • De superviser la mise en œuvre des clauses de sécurité du traité de paix israélo-égyptien;
  • De faire tout en son pouvoir pour veiller à ce que les conditions de ce traité soient respectées.

La FMO, dont les responsabilités principales sont l'observation, l'établissement de rapports et la vérification, emploie un important contingent d'observateurs civils qui travaillent partout dans la péninsule du Sinaï, ainsi qu'environ 1 360 militaires, provenant de douze pays, qui patrouillent la zone la plus proche de la frontière israélo-égyptienne.

La participation canadienne

La participation du Canada aux travaux de la FMO a commencé le 28 juin 1985, lorsque nous avons accepté d’assumer les responsabilités d’une unité d’hélicoptères de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. La première rotation du contingent canadien de la FMO, formée en septembre 1985, comprenait 140 membres de l’Aviation royale canadienne et neuf hélicoptères tactiques de type CH135 Twin Huey provenant des escadrons du 10e Groupement aérien tactique, une formation dont le quartier général est situé à la BFC Saint-Hubert, au Québec. Les déploiements ont commencé en février 1986 et l’unité d’hélicoptères (UH) canadienne a été mise sur pied à El Gorah le 31 mars 1986.

En plus d’opérations d’hélicoptères en soutien aux inspections et aux vérifications des observateurs, des activités des bataillons d’infanterie de la FMO et d’autres tâches comme les évacuations médicales et l’instruction de l’unité, l’UH canadienne était chargée du fonctionnement du système de contrôle de la circulation aérienne de la FMO.

L’UH canadienne a été retirée en mars 1990, quand les États-Unis ont assumé la responsabilité de la prestation du soutien en aviation à la FMO. Depuis, la participation canadienne aux travaux de la FMO consistait principalement en la surveillance des vols et en le partage de l’expertise de son état-major. Le 23 mars 2015, le Canada a assumé la responsabilité des services de maintien de l’ordre aux membres de la FMO pour une durée de quatre ans.

Le traité de paix israélo-égyptien

La FMO tire ses racines des rencontres de septembre 1978 au Camp David, près de Washington D.C., où le président égyptien Anwar El Sadat et le premier ministre israélien Menachem Begin ont entrepris des pourparlers de paix avec l'aide du président américain Jimmy Carter. Ces rencontres ont produit deux documents-maîtres, connus sous le nom des Accords du Camp David, qui ont directement mené au traité de paix israélo-égyptien signé à Washington le 26 mars 1979.

Le traité de paix israélo-égyptien comprend les clauses principales suivantes:

  • Reconnaissance officielle de chaque pays par l'autre;
  • La fin de l'état de guerre qui existait depuis la guerre israélo-arabe de 1948;
  • Le retrait complet, par Israël, de ses forces armées et de ses civils des régions de la péninsule du Sinaï capturées par Israël lors de la Guerre des Six Jours de 1967;
  • Le libre passage des navires israéliens dans le canal de Suez;
  • La reconnaissance du détroit de Tiran, du golfe d'Aqaba et du détroit de Taba-Rafah à titre de voies maritimes internationales.

Le 24 juillet 1979, le secrétaire général des Nations Unies a formellement reconnu le refus du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) de prolonger le mandat de la seconde Force d'urgence des Nations Unies et d'autoriser la création d'une nouvelle force de maintien de la paix dans la péninsule du Sinaï. Conséquemment, l'Égypte et Israël ont amorcé un effort de collaboration, encore une fois avec l'aide des États-Unis, pour créer une nouvelle solution de maintien de la paix pour la région définie à l'annexe I du traité de paix israélo‑égyptien, contenant le protocole relatif au retrait d'Israël et aux dispositions de sécurité. Après de longues négociations visant à établir le cadre de référence protégeant la souveraineté des deux signataires du traité, la FMO a été mise sur pied à El Gorah et à Sharm-el-Sheikh le 3 août 1981.

Liens externes

Gouvernement du Canada

Missions internationales

Documents pertinents

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