Opération SNOWGOOSE

L’opération SNOWGOOSE est la contribution du Canada à la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (FNUC). L’opération Snowgoose, dont les débuts remontent au mandat original des Nations Unies de 1964, est l’une des plus longues missions du Canada à l’étranger.

Force opérationnelle Chypre

À l’heure actuelle, les Forces armées canadiennes (FAC) ne contribuent qu’un officier au personnel des opérations du quartier général de la FNUC à Nicosie. La période de service habituelle pour l’opération Snowgoose est d’une année.

Le Canada au sein de la FNUC

Du 15 mars 1964 au 15 juin 1993, le Canada a fourni à la FNUC un contingent de gardiens de la paix de la taille d’un bataillon. Au cours de cette période, le contingent canadien a effectué 59 rotations et environ 25 000 membres des FAC ont effectué une période de service de six mois sur l’île.

Ainsi que le Danemark, l’Irlande et la Finlande, le Canada était l’un des quatre premiers contributeurs de troupes à la FNUC, engagées par le premier ministre Lester B. Pearson le 12 mars 1964. La première rotation était principalement constituée du contingent canadien qui est arrivé le 15 mars 1964, suivi d’un quartier général de brigade, du 1er Bataillon du Royal 22e Régiment et d’un escadron de reconnaissance provenant des Royal Canadian Dragoons et se déplaçant à bord de véhicules de reconnaissance Ferret qui avaient été transportés à Chypre à bord du NCSM BONAVENTURE.

Lorsque le Canada a retiré son contingent d’armes de combat de la FNUC, en 1993, chaque bataillon d’infanterie de la Force régulière avait été déployé à Chypre au moins une fois, et les régiments d’artillerie et les régiments blindés de la Force régulière avaient été réorganisés pour effectuer des tâches d’infanterie et donc, pour être déployés à leur tour.

L’opération a été baptisée « Snowgoose » en juillet 1974, lorsque le contingent canadien participant à la FNUC — qui était constitué au départ du 1er Commando du Régiment aéroporté du Canada et de l’Escadron du génie aéroporté (l’élément de génie de combat du Régime aéroporté du Canada) — a été rapidement renforcé par le 2e et le 3e Commando lorsque les Turcs ont commencé à envahir l’île, le 20 juillet 1974.

Contexte de la mission

La FNUC à l’heure actuelle

Depuis le 30 juin 2015, la FNUC comprend 858 militaires et 62 agents de police civils provenant de 20 pays. Trois pays – la Serbie, la Slovaquie et l’Ukraine – déploient du personnel militaire et de la police.

Les troupes de la FNUC sont responsables des tâches suivantes :

  • maintenir une zone de séparation entre les lignes de cessez‑le‑feu des forces d’opposition;
  • mener des enquêtes sur les violations du cessez‑le‑feu;
  • entreprendre des activités humanitaires; et
  • soutenir la mission de bons offices du Secrétaire général.

Les origines de la FNUC

En 1960, après 82 années à titre de colonie britannique, la Chypre est devenue un état indépendant doté d’une constitution conçue pour concilier les intérêts des communautés grecques et turques, qui sont toutes deux des résidentes à long terme de l’île. Au même moment, la Chypre a conclu un traité avec la Grande-Bretagne, la Grèce et la Turquie pour garantir les dispositions fondamentales de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du nouveau pays, ainsi que les dispositions fondamentales de sa constitution.

L’indépendance de la Chypre a été suivie par une série de crises constitutionnelles qui ont mené à la prolifération de violence intercommunautaire en décembre 1963. Après l’échec de tentatives de rétablissement de la paix par la communauté internationale, le problème a été transféré au Conseil de sécurité de l’ONU, qui a voté de façon unanime le 4 mars 1964 pour l’adoption de la résolution 186, qui recommandait le déploiement de forces de maintien de la paix pour séparer les factions opposées de l’île.

La FNUC a été mise sur pied en avril 1964 et ne comprenait au départ que quatre contingents de troupes provenant du Canada, du Danemark, de la Finlande et de l’Irlande. Son mandat initial consistait à déployer tous les efforts possibles pour empêcher la reprise des hostilités entre les communautés chypriote grecque et chypriote turque, ainsi qu’à contribuer au maintien et au rétablissement du droit et de l’ordre et au retour à la normale. Le mandat est toujours le même.

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