L’héritage des Forces armées canadiennes en Afghanistan

Les Forces armées canadiennes (FAC) ont mené des opérations en Afghanistan pendant plus de douze ans et ont joué divers rôles impliquant des ressources aériennes, terrestres et maritimes. Parmi les activités des FAC, citons leur participation à des opérations de combat, de sécurité, de développement, de soutien et d’instruction dans des fonctions et des régions variées en Afghanistan.

Depuis le début de la mission, plus de 40 000 membres des FAC ont été envoyés en Afghanistan, beaucoup d’entre eux plus d’une fois, ce qui fait de cet engagement militaire le plus important déploiement de membres des FAC depuis la Deuxième Guerre mondiale.

La mission internationale en Afghanistan

Le Canada faisait partie d’une mission accréditée par les Nations Unies et dirigée par l’OTAN comprenant plusieurs pays membres de cette organisation et partageant des vues similaires. La communauté internationale s’affaire principalement à aider le gouvernement afghan à assumer la responsabilité en matière de sécurité, de gouvernance et de développement, ainsi qu’à aider le peuple afghan à reconstruire ce pays pour en faire une société stable, démocratique et autonome.

La première partie de ce processus de transition (baptisé Inteqal) se concentre sur le transfert de la responsabilité en matière de sécurité à la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) d’ici le 31 décembre 2014.

Pour que la transition soit un succès, les FSNA doivent être pleinement en mesure de relever les défis en matière de sécurité sur une base durable et irréversible. L’Armée et la Police nationales afghanes, qui n’existaient pas en 2001, ont grandi : de nos jours, près de 350 000 militaires et policiers afghans en uniforme s’occupent de la planification, de la direction et de la conduite d’opérations partout au pays. Le processus est en bonne voie pour être terminé d’ici la fin de 2014.

La mission du Canada en Afghanistan

Le but ultime du Canada est d’aider les Afghans à reconstruire leur pays pour en faire un État viable mieux gouverné et plus stable et sécuritaire qui ne sera jamais plus un refuge de terroristes. À cette fin, les Canadiens ont offert leur aide dans les domaines de la sécurité, de la diplomatie, des droits de la personne et du développement.

Les activités des FAC ont visé à mettre en place la sécurité requise pour encourager le développement ainsi que la création d’un environnement propice à l’amélioration des conditions de vie des Afghans. Les membres des FAC :

  • Ont mené des opérations de combat visant à débusquer et à expulser les groupes insurgés comme les Taliban afin de créer un environnement sécuritaire où le développement et la reconstruction sont possibles;
  • Ont assuré la sécurité dans diverses régions pour permettre aux Afghans de reconstruire;
  • Ont facilité la réalisation de programmes et de projets qui soutiennent la récupération et la réhabilitation économiques nationales;
  • Ont formé des membres des FSNA et des membres haut placés des ministères de l’Intérieur et de la Défense pour leur donner les outils nécessaires pour assurer leur propre sécurité.

Il est impossible de surmonter les défis présents en Afghanistan par des moyens purement militaires. En plus des membres de nos Forces armées, le Canada y a envoyé des diplomates, des responsables du développement, des agents de police et des spécialistes des droits de la personne, de la bonne gouvernance, de la primauté du droit et des institutions d’une saine démocratie. Cette vaste gamme d’expertise a été assemblée pour appliquer une approche pangouvernementale à la tâche complexe que représente la construction d’un pays.

Les FAC faisaient partie de cet effort, qui comprenait également d’autres ministères et organismes gouvernementaux canadiens, comme :

  • Le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement;
  • La Gendarmerie royale du Canada;
  • Les services de police civils canadiens;
  • Sécurité publique Canada;
  • Service correctionnel du Canada;
  • L’Agence des services frontaliers du Canada.

Les opérations des Forces armées canadiennes en Afghanistan

À la suite des attentats terroristes perpétrés aux États-Unis le 11 septembre 2001, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 1368 condamnant ces attentats et soutenant les efforts internationaux visant à éliminer le terrorisme en Afghanistan.

Le 7 octobre 2001, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé l’opération Enduring Freedom visant à démanteler le réseau terroriste Al-Qaïda en Afghanistan et à renverser le régime des Taliban. Ce même jour, le premier ministre canadien, Jean Chrétien, a annoncé que le Canada fournirait des forces aériennes, terrestres et maritimes à la campagne internationale contre le terrorisme. L’opération Apollo, la contribution des FAC à la campagne, a commencé officiellement, marquant ainsi l’entrée du Canada dans la mission internationale.

Opération APOLLO (d’octobre 2001 à octobre 2003)

L’opération APOLLO constituait la contribution militaire du Canada à la campagne internationale contre le terrorisme d’octobre 2001 à octobre 2003.

En mer, le Canada a été le premier pays de la coalition après les États-Unis à envoyer des navires de guerre au théâtre opérationnel de l’Asie du Sud-Ouest. Il s’agissait du plus important engagement naval du Canada depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Des navires de la Marine royale canadienne (MRC) ont été envoyés dans la mer d’Oman et le golfe Arabo-Persique avec la tâche principale de maintenir le contrôle de la zone d’opérations maritime. En tout, quinze navires différents ont été déployés dans la région pour :

  • Soutenir les opérations militaires en Afghanistan;
  • Participer à la défense des navires de la marine américaine transportant des forces terrestres et aériennes américaines;
  • Soutenir les activités multinationales de lutte contre le terrorisme dans la région en mer.

L’Aviation royale canadienne (ARC) a déployé un détachement de transport aérien stratégique (dét TAS) en novembre 2001, puis un détachement de patrouille à long rayon d’action (dét PLRA) et un détachement de transport aérien tactique (dét TAT) en janvier 2002. Un détachement d’hélicoptères maritimes a également accompagné les navires de la MRC pour soutenir les opérations canadiennes et de la coalition en mer.

Les détachements étaient essentiels au bon déroulement des évacuations médicales, du ravitaillement des troupes sur le terrain, des livraisons rapides et du mouvement du personnel. Le dét TAS servait au transport de troupes, d’équipement et de marchandises du Canada à la région. Le dét TAT, quant à lui, était chargé du transport d’équipement et de personnel vers le théâtre d’opérations en Afghanistan, alors que le dét PLRA participait aux activités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance pour maintenir la connaissance de la situation de la coalition dans le théâtre d’opérations.

À la fin 2001, les premiers membres des Forces d’opérations spéciales canadiennes sont arrivés en Afghanistan pour soutenir les opérations multinationales de lutte contre le terrorisme. En février 2002, les premiers éléments du groupement tactique canadien du 3e Bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry  sont arrivés en Afghanistan et sont devenus une partie essentielle de la 187th Brigade Combat Team de la 101st Airborne Division américaine. Aux côtés de leurs homologues américains, les Canadiens ont combattu les insurgés pour les expulser de leurs refuges.

Le groupe opérationnel maritime a atteint son sommet en janvier 2002, avec six navires de guerre et 1 500 membres du personnel déployés. À partir de février 2002, le Canada a dirigé un groupe opérationnel multinational de navires de la coalition dans le golfe d’Oman qui comprenait, à divers moments, 16 navires et différents aéronefs provenant de huit pays différents.

De 2001 à 2003, les déploiements de l’ARC ont transporté pour plus de 3,4 millions de kilos de marchandises et 2 300 passagers, et ont comptabilisé plus de 4 300 heures de vol.

En décembre 2003, l’engagement maritime pour l’Op Apollo a pris fin après quatre rotations. Des navires canadiens ont continué d’être déployés dans la région de janvier 2004 à octobre 2008 pour soutenir la campagne internationale contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Altair.

Opération ACCIUS (de novembre 2002 à juin 2005)

L’opération ACCIUS était la contribution, par le Canada, de deux officiers supérieurs des Forces armées canadiennes à l’unité consultative militaire de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA).

L’unité consultative militaire (UCM) de la MANUA était composée d’officiers de plusieurs pays qui occupaient des postes d’officiers de liaison militaire (OLM) dans les bureaux régionaux de la MANUA à l’échelle de l’Afghanistan. Son principal objectif était de soutenir les buts de la MANUA dans les domaines de la réforme du secteur de sécurité, dans le développement des capacités de sécurité et dans le renforcement de la confiance en matière de sécurité.

Les OLM ont soutenu ces initiatives et ont renforcé la confiance et la collaboration entre les forces de sécurité afghanes et de la coalition ainsi que d’autres organisations. Ils ont fait la promotion de la compréhension, de la confiance et de la synchronisation mutuelles.

La MANUA et son mandat

La MANUA a été mise sur pied le 28 mars 2002 par la résolution 1401 du Conseil de sécurité de l’ONU avec le mandat de soutenir les processus de reconstruction et de réconciliation nationale établis dans l’Accord de Bonn de décembre 2001. Depuis, le mandat de la MANUA a été renouvelé plusieurs fois, le plus récemment le 17 mars 2014 dans le cadre de la résolution 2145 (2014) de l’ONU.

La MANUA remplit plusieurs fonctions, notamment :

  • Diriger et coordonner les efforts internationaux visant à aider l’Afghanistan à effectuer sa transition tout en renforçant la souveraineté, le leadership et la propriété dans ce pays;
  • Soutenir l’organisation d’élections et la durabilité, l’intégrité et la globalité du processus électoral;
  • Soutenir les efforts de paix et de réconciliation;
  • Aider à faire augmenter la cohérence, la coordination et l’efficacité parmi les organisations, les fonds et les programmes de l’ONU en Afghanistan;
  • Coordonner et faciliter la prestation d’aide humanitaire.
Opération ATHENA (d’août 2003 à décembre 2011)

En août 2003, la phase 1 de l’opération ATHENA, la contribution par le Canada de forces de soutien de la paix et de combat à la FIAS, a commencé. Au cours des deux années suivantes, le Canada a fourni un groupement tactique d’infanterie et l’élément de commandement d’une brigade multinationale (de février à juillet 2004) pour aider à établir et à augmenter la sécurité à Kaboul, la capitale, et dans les environs. Les membres des FAC ont mené des patrouilles à pied, des missions de surveillance, des raids armés visant des caches d’armes illégales et des activités de sécurité en vue de faciliter les élections.

La phase 1 de l’Op ATHENA a pris fin en août 2005 et la force opérationnelle canadienne a commencé sa transition à Kandahar jusqu’en janvier 2006.

Dans la seconde phase de l’Op ATHENA, les membres des FAC ont mené des opérations de combat dans la province de Kandahar (plus précisément dans les districts de Dand, d’Arghandab, de Panjwayi et de Zhari) jusqu’en juillet 2011. Les FAC sont demeurées engagées à permettre les résultats pangouvernementaux et à contribuer à ceux-ci, à mettre sur pied et à habiliter les ressources des FSNA et à établir et à maintenir la sécurité.

Le Canada a remplacé les États-Unis à la tête de l’Équipe de reconstruction provinciale de Kandahar en août 2005. Environ 350 militaires, policiers et spécialistes des affaires étrangères, des services correctionnels et du développement se sont rassemblés pour créer une équipe pangouvernementale qui s’est engagée à améliorer la qualité de vie des habitants de la province de Kandahar en assurant la gouvernance, la sécurité et le développement.

Pendant plus de cinq ans, les membres des FAC ont combattu les insurgés dans ce qui était considéré comme une des provinces les plus volatiles de l’Afghanistan : Kandahar. À son point culminant, le groupement tactique canadien comprenait près de 3 000 personnes et pouvait compter sur le soutien d’une escadre aérienne de décembre 2008 à août 2011.

L’Escadre aérienne de la Force opérationnelle interarmées en Afghanistan a été mise sur pied à la suite de recommandations présentées dans le dernier rapport du groupe d’experts indépendants sur le rôle futur du Canada en Afghanistan. Cette capacité aérienne supplémentaire en théâtre a permis d’offrir du soutien en transport aérien tactique aux forces canadiennes et à la FIAS ainsi que des capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Elle comprenait une structure robuste de commandement et de contrôle et divers aéronefs, notamment :

  • La Force canadienne d’hélicoptères (Afghanistan), qui utilisait des hélicoptères CH147 Chinook, CH146 Griffon et Mi8 affrétés;
  • Le détachement canadien de véhicules aériens sans pilote (UAV), qui utilisait des UAV CU170 Heron;
  • L’unité de transport aérien tactique, qui utilisait des CC130 Hercules;
  • Le Camp Mirage, l’élément de soutien en théâtre à Dubai, aux Émirats arabes unis.

Avec l’arrivée des aéronefs CC177 Globemaster III en 2007, l’ARC a étendu son rôle en fournissant des vols de maintien en puissance réguliers en soutien aux opérations au pont aérien vital entre le Canada et l’Afghanistan. En tout, 746 missions aériennes ont été menées, ce qui représente un total de près de 17 000 heures de vol pour assurer la livraison de 32 000 troupes et de 65 millions de livres de marchandises aux aérodromes de Kaboul, de Kandahar et à Bagram en soutien direct aux forces de la coalition.

L’escadre aérienne a aidé à sauver des vies canadiennes, alliées et afghanes en réduisant l’exposition à des embuscades, à des mines et à des dispositifs explosifs de circonstance qu’entraînaient les mouvements terrestres auparavant. En tout, l’escadre aérienne a transporté plus de 200 000 passagers et 37 millions de livres de marchandises.

Tout au long de l’Op ATHENA, des officiers supérieurs canadiens ont commandé des groupements tactiques de la coalition alors que des membres des FAC s’intégraient aux troupes internationales à tous les niveaux et opéraient à leurs côtés. Les Canadiens ont fait partie, à titre de participants ou de commandants, de plusieurs opérations multinationales de grande envergure visant à protéger les Afghans là où ils habitent, à réduire l’influence des insurgés, à éliminer les bastions d’insurgés et à créer un environnement sécuritaire pour permettre au travail de développement de se dérouler, en plus de soutenir les travaux de développement qui ont suivi.

Le Canada a déployé une robuste force opérationnelle spéciale dans la province de Kandahar, et celle-ci a ciblé les leaders insurgés, a contribué à la protection de la force en menant des opérations contre des dispositifs explosifs de circonstance et a assuré le mentorat et l’entraînement des forces spéciales afghanes.

Les FAC ont également mis sur pied des équipes de liaison et de mentorat opérationnel (ELMO) pour travailler aux côtés et au sein d’unités de l’Armée nationale afghane (ANA) et de la Police nationale afghane (PNA). Les ELMO ont travaillé avec des unités de l’ANA et de la PNA pour offrir de l’instruction individuelle et de groupe, pour encadrer les leaders à tous les grades et pour assurer la liaison avec les forces de la FIAS lors d’opérations en partenariat.

Les opérations de combat ont officiellement pris fin en juillet 2011. À titre de dernière des douze rotations dans la phase 2 de l’Op ATHENA, la Force opérationnelle de transition de la mission (FOTM) a été déployée pour mettre fin à tous les aspects de la mission militaire canadienne dans la province de Kandahar au plus tard le 31 décembre 2011. La FOTM était chargée de préparer, de réparer et d’emballer les véhicules, l’équipement et le matériel et de les expédier vers la nouvelle opération des FAC à Kaboul ou au Canada.

Operation ALTAIR (juillet 2004 à septembre 2008)

L’opération ALTAIR a été la contribution de navires de guerre canadiens en appui à l’opération Enduring Freedom dans le golfe Persique et la mer d’Oman. Pour chacune des quatre premières rotations de l’Op Altair, une seule frégate de classe Halifax était intégrée à un groupe aéronaval de la marine américaine dans la zone de responsabilité. À la cinquième et dernière rotation, un groupe opérationnel canadien de trois navires a été intégré à la Force opérationelle multinationale 150 (CTF 150).

Les déploiements dans le cadre de l’opération ALTAIR ont permis à la Marine canadienne de demeurer pertinente, souple et efficace dans le nouvel environnement de sécurité. Cette présence navale a non seulement démontré l’engagement continu du Canada envers la sécurité internationale et la campagne contre le terrorisme, mais a aussi grandement amélioré l’interopérabilité des marines canadiennes et américaines.

Opération ARGUS (de septembre 2005 à août 2008)

L’ opération ARGUS consistait en le déploiement de l’équipe consultative stratégique pour l’Afghanistan (ECS-A), une équipe de planificateurs stratégiques militaires. Elle a aidé le gouvernement de la République islamique d’Afghanistan à élaborer des stratégies nationales essentielles et des mécanismes pour la mise en œuvre efficace de ces stratégies.

Constituée d’environ 15 militaires et civils à son sommet, l’ECS-A comportait :

  • un petit élément de commandement et de soutien;
  • deux équipes de planificateurs stratégiques;
  • un analyste de défense;
  • un conseiller en communications stratégiques;
  • un expert en matière de développement.

L’ECS-A travaillait en étroite collaboration avec l’ambassade du Canada et avec des représentants du gouvernement afghan afin de fournir un soutien direct en matière de planification aux ministères et aux groupes de travail gouvernementaux chargés du développement et de la gouvernance. L’équipe a complété de nombreux travaux de concert avec le ministère du Relèvement rural et du Développement de l’Afghanistan, ainsi qu’avec des groupes de travail sur la stratégie de développement national, la réforme de l’administration publique et la politique en matière d’égalité des sexes dans la fonction publique afghane.

Les membres des équipes de planification de l’ECS-A ont mis à profit leur large éventail de compétences, de connaissances, d’expérience et d’aptitudes de planification stratégique (civiles et militaires) en vue de résoudre des problèmes civils complexes. Ils étaient intégrés dans les ministères et les organismes du gouvernement afghan et ils travaillaient sous la direction des Afghans en vue d’aider les fonctionnaires à intégrer les idées concrètes des experts internationaux et des dirigeants afghans à l’intérieur de cadres stratégiques cohésifs.

Opération ARCHER (de février à juillet 2006)

La principale activité menée dans le cadre de l’ opération ARCHER consistait à déployer environ 12 membres des FC à Kaboul au sein du Combined Security Transition Command – Afghanistan (CSTC-A). Il s’agissait d’une organisation multinationale dirigée par les É-U. fournissant des mentors et des formateurs en vue d’aider les ministères afghans de la Défense et de l’Intérieur à organiser, former, équiper, employer et appuyer l’Armée nationale afghane et la Police nationale afghane.

L’opération Enduring Freedom étant une opération militaire menée en coalition, elle a pu s’adapter à un large éventail de projets multinationaux, comme le CSTC-A, qui avait pour objet d’aider les autorités afghanes à mettre sur pied les composantes d’une nouvelle infrastructure de sécurité : les forces opérationnelles et les institutions qui en assurent soutien ainsi que l’état-major général et les ministères dirigeant ces organisations. Ces projets s’inscrivaient dans le cadre de l’entreprise internationale de longue haleine lancée après la chute du régime taliban, en décembre 2001, dans le but de reconstruire l’infrastructure de l’Afghanistan, ses institutions gouvernementales et nationales, y compris l’armée et la police.

Operation Saiph (October 2009 – May 2012)

Du 25 octobre 2009 au 31 mai 2012, l’opération SAIPH a constitué la participation périodique du Canada à la campagne internationale visant à améliorer la sécurité maritime dans le Nord de la mer d’Arabie, dans le golfe Arabo-Persique et dans les eaux autour de la Corne de l’Afrique.

La mission de l’opération SAIPH se concentrait sur cinq domaines :

  • Les efforts de lutte contre la piraterie dans le cadre de l’opération OCEAN SHIELD, une mission continue dirigée par le quartier général du commandement de la composante maritime de l’OTAN à Northwood, en Angleterre;
  • Les opérations de contre-terrorisme au sein de la Force opérationnelle multinationale 150 (CTF-150), une flottille de combat des Forces maritimes alliées dont le quartier général est situé à Bahreïn;
  • Les engagements militaires avec les pays de la région;
  • L’établissement et l’amélioration de relations stratégiques dans la région;
  • La prestation d’aide aux pays de la région en vue d’augmenter leurs ressources militaires.
Opération ATTENTION (de mai 2011 à mars 2014)

Pendant que cette tâche monumentale se déroulait, l’op ATTENTION allait bon train. Cette opération constituait la participation du Canada à la NTM-A, qui offre du soutien en matière d’instruction et de perfectionnement professionnel aux forces de sécurité nationale en Afghanistan : l’Armée nationale afghane, la Force aérienne afghane et la Police nationale afghane.

La contribution du Canada en matière de troupes arrivait au deuxième rang en matière d’importance au sein de la NTM-A et comprenait également le général commandant adjoint de l’organisation. Les Canadiens ont participé à la création d’institutions d’instruction individuelle des recrues et ont joué un rôle essentiel dans l’instruction de plus de 160 kandaks afghans (des unités de la taille de bataillons). De plus, les membres des FAC ont offert de l’instruction spécialisée dans des domaines comme la médecine, la logistique, les transmissions et les opérations aériennes.

Les Canadiens ont joué un rôle essentiel pour aider à la création de la capacité des forces de sécurité nationale afghanes pour leur permettre d’assumer la responsabilité de leur propre sécurité d’ici le 31 décembre 2014.

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