ARCHIVÉE - Opération Safari

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L’opération Safari était la participation du Canada à la Mission des Nations Unies au Soudan (UNMISUD). Elle est également la composante militaire de l’engagement pangouvernemental canadien dans le Sud du Soudan auquel participaient le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI), l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Force opérationnelle au Soudan

La Force opérationnelle au Soudan était l’équipe des Forces canadiennes déployée dans le cadre de l’opération Safari et constitue le contingent canadien de l’UNMISUD. À son apogée, elle comptait 31 membres des Forces canadiennes. De ceux-ci, 20 jouaient le rôle d’observateurs militaires des Nations Unies (UNMO) au sein d’équipes dispersées dans le Sud du Soudan, huit faisaient partie de l’état-major du quartier général de l’UNMISUD à Khartoum et trois appartenaient à l’élément de soutien canadien dans cette même ville.

Contexte de la mission

Guerre civile au Soudan

Le dernier conflit entre le Soudan du Nord et le Soudan du Sud a commencé en 1983, à la suite de la rupture d’un accord conclu en 1972 à Addis Ababa, en Éthiopie. Pendant plus de 20 ans, le gouvernement du Soudan, qui représentait le Nord, et le Mouvement/l’Armée populaire de libération du Soudan (M/APLS), le principal mouvement rebelle dans le Sud, ont combattu pour diverses raisons, dont l’accès aux ressources, l’autorité politique, le rôle de la religion dans l’État et l’auto-détermination. Entre 1983 et 2011, plus de deux millions de personnes sont mortes au Soudan, environ quatre millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays et environ 600 000 personnes l’ont quitté en tant que réfugiés.

Au cours de 2002, le processus de paix parrainé par l’Autorité intergouvernementale pour le développement a réalisé des progrès importants. Le 20 juillet 2002, les participants au conflit ont signé le protocole de Machakos, un accord-cadre définissant les principes de la gouvernance, un processus de transition et les structures gouvernementales ainsi que le droit à l’auto-détermination des habitants du Soudan du Sud et la relation entre l’État et la religion. Ils ont accepté de poursuivre le dialogue sur les questions en suspends comme le partage de l’autorité et de la richesse, la promotion des droits de la personne et le maintien d’un accord de cessez-le-feu.

L’Accord de paix global

L’Accord de paix global (APG), signé le 9 janvier 2005 à Nairobi, au Kenya, par des représentants du gouvernement du Soudan et du Mouvement/l’Armée populaire de libération du Soudan, a officiellement mis fin à la guerre civile.

Les deux côtés ont convenu que l’unité du Soudan constituait une priorité, mais les conditions de l’APG comprenaient une période transitoire de six ans et demi pendant laquelle des institutions temporaires gouverneraient le pays et la communauté internationale serait invitée à surveiller la situation.

Intervention de l’ONU : UNMISUD

Dans son rapport au Conseil de sécurité de l’ONU du 31 janvier 2005, le Secrétaire-général Kofi Annan recommandait le déploiement d’une opération multinationale de soutien de la paix comprenant jusqu’à 10 000 militaires et une composante civile appropriée, notamment plus de 700 agents de police.

L’UNMISUD a été mise sur pied en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies par la résolution 1590 du Conseil de sécurité du 24 mars 2005, avec le mandat de soutenir la mise en œuvre de l’APG et d’accomplir des tâches liées à l’aide humanitaire et à la protection et la promotion des droits de la personne. Ce mandat a été prolongé jusqu’au 30 avril 2011 par la résolution 1784 du 31 octobre 2007.

En soutien à l’APG, l’UNMISUD offre de bons conseils et du soutien politique aux deux côtés, a surveillé et vérifié leurs dispositions en matière de sécurité et a offert de l’aide dans des domaines comme la gouvernance, la récupération et le développement. La mission s’est concentrée sur l’engagement des deux côtés de retirer leurs forces des secteurs contestés et de se préparer aux élections nationales de 2010 et aux référendums de 2011 sur l’indépendance (le premier a eu lieu dans le Soudan du Sud et le second devrait avoir lieu à Abyei).

Référendums

Conformément à l’APG, deux référendums devaient avoir lieu au Soudan. Dans le premier, qui a eu lieu du 9 au 15 janvier 2011, les habitants du Soudan du Sud ont dû déterminer s’ils voulaient continuer de faire partie de l’État soudanais ou devenir indépendants. Dans le second, qui devait avoir lieu si les électeurs du Soudan du Sud votaient pour la séparation, les habitants d’Abyei devront choisir de se rattacher au Soudan du Nord ou au Soudan du Sud.

En juillet 2010, à la demande des signataires de l’APG, la Division intégrée de l’ONU à l’appui aux référendums et aux élections (UNIRED) a été formée pour surveiller les référendums et les autres élections au Soudan, dans le but d’assurer leur fiabilité et leur acceptation par le peuple soudanais et par la communauté internationale.

Soudan du Sud

La campagne référendaire et le processus de votation menés par la Commission référendaire du Sud-Soudan (CRSS) avec le soutien direct de l’UNIRED ont été paisibles et se sont déroulés presque sans incident. L’UNMISUD a limité sa participation au référendum du Sud-Soudan à la prestation d’aide technique, logistique et en matière de sécurité.

Le processus référendaire permettait également aux citoyens soudanais habitant en Australie, au Canada, en Égypte, en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda, au Royaume-Uni et aux États-Unis de voter à partir de leur lieu de résidence.

Les résultats indiquaient un taux de participation de plus de 95 pour cent et un soutien écrasant pour la séparation et l’indépendance. L’avènement de la souveraineté a eu lieu le 9 juillet 2011 à Djouba, la capitale du Soudan du Sud.

Après l’indépendance, les Nations Unies ont mis sur pied une mission de suivi, la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), à laquelle participent les Forces canadiennes dans le cadre de l’opération Soprano.

Abyei

Le référendum d’Abyei, d’abord prévu pour janvier 2011, a été repoussé jusqu’à ce que la question de l’admissibilité des électeurs soit réglée.

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