ARCHIVÉE - Opération Sculpture

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L’opération Sculpture était la participation du Canada à l’Équipe militaire internationale consultative en matière d’instruction (IMATT), un effort multinational dirigé par la Grande-Bretagne visant à aider le gouvernement de la Sierra Leone à mettre sur pied des forces armées efficaces et responsables sur le plan démocratique conformément à l’accord de paix de Lomé.

L’opération Sculpture a débuté en novembre 2000 et s’est terminée le 15 février 2013.

Force opérationnelle Freetown

En tout, il y a eu 23 rotations durant la mission. Les responsabilités de la Force opérationnelle Freetown durant cette période ont inclus :  

  • Assurer la prestation d’instruction et de conseils militaires en soutien au ministère de la Défense de la Sierra Leone, au commandement de la force interarmées et à diverses formations et unités des Forces armées de la République de Sierra Leone (FARSL);
  • Assurer la prestation d’une expertise technique en matière d’infanterie, de conseils liés à l’instruction et à l’éducation, de perfectionnement stratégique et de leadership;
  • Soutenir le développement de l’aile maritime des FARSL;
  • Promouvoir l’alphabétisation et l’acquisition de notions de calcul chez les membres des FARSL;
  • Soutenir la préparation d’une force opérationnelle des FARSL en vue d’un déploiement dans le cadre de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM);
  • Réaliser des projets de coopération civilo-militaire (COCIM).

Contexte de la mission

La guerre civile en Sierra Leone

De 1991 à 2000, la République de Sierre Leone, en Afrique de l’Ouest, a subi une guerre civile qui a provoqué une série de coups d’État, de répliques et de périodes de règne militaire. Tristement célèbre pour les actes de violence horribles perpétrés contre des civils, la guerre avait déplacé quelque 40 pour cent de la population en 1994, quand environ 10 pour cent des Sierra-Léoniens habitaient dans des camps de réfugiés dans des pays avoisinants.

Les principaux groupes insurgés étaient le Front révolutionnaire uni (FRU), qui a amorcé la guerre en 1991 pour renverser le gouvernement de la Sierra Leone, et le Conseil révolutionnaire des forces armées (CRFA), un groupe dissident de l’Armée de la Sierra Leone qui s’est allié au FRU. Les efforts des Nations Unies en vue de restaurer l’ordre civil ont commencé en 1994, mais l’accord de paix de Lomé, signé dans la capitale du Togo voisin par des représentants du FRU, du CRFA et du gouvernement de la Sierra Leone, n’a pas été conclu avant le 7 juillet 1999.

L’accord de paix de Lomé

L’accord de paix de Lomé comprenait les clauses suivantes :

  • Un cessez-le-feu surveillé en collaboration avec la Mission d’observation des Nations Unies en Sierra Leone (MONUSIL);
  • La création d’une commission de vérité et de réconciliation touchant les crimes de guerre et les violations des droits de la personne;
  • Un programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration de tous les combattants comportant une date limite du 15 décembre 1999.

En octobre 1999, la MONUSIL, qui n’était pas armée, a été remplacée par la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL), qui comprenait 6 000 combattants soutenus par un groupe d’observateurs militaires provenant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Son mandat était de réprimer l’insurrection en vue de permettre le passage en toute quiétude du pouvoir au gouvernement démocratiquement élu de la Sierra Leone, dirigé par le président Ahmed Tejan Kabbah. Le Canada a fourni des observateurs militaires de l’ONU, des membres du personnel du quartier général et du soutien aérien à la MINUSIL dans le cadre de l’opération Reptile.

Au printemps 2000, les combats ont repris entre les troupes de la MINUSIL et le FRU.

L’Équipe militaire internationale consultative en matière d’instruction

Les origines de l’IMATT

Le 7 mai 2000, une force opérationnelle interarmées britannique déployée dans le cadre de l’opération Palliser a amorcé une opération réussie d’évacuation de non-combattants visant à secourir les citoyens du Commonwealth et de l’Union européenne se trouvant en Sierra Leone.

Le 10 mai 2000, le gouvernement du Royaume-Uni a reçu une demande officielle d’intervention militaire de la part du gouvernement de la Sierra Leone. Une fois leurs objectifs initiaux atteints, les troupes déployées dans le cadre de l’opération Palliser ont été réaffectées au maintien du contrôle de l’aéroport de Lungi, aux patrouilles de Freetown et à la garantie du ravitaillement des forces de la MINUSIL. Le chef du FRU a été capturé le 17 mai 2000 et l’opération Palliser a pris fin le 15 juin 2000.

L’IMATT est arrivée sur le terrain en novembre 2000. Conçue pour tirer profit des liens amicaux traditionnels maintenus partout dans le Commonwealth, l’IMATT a été déployée avec le mandat d’aider le gouvernement de la Sierra Leone à mettre sur pied des forces armées efficaces, durables et responsables sur le plan démocratique en mesure d’accomplir toute tâche en matière de sécurité confiée par le gouvernement.

Au départ, l’IMATT était dirigée par un brigadier-général britannique qui jouait le rôle de conseiller militaire auprès du gouvernement de la Sierra Leone et comprenait une équipe de conseillers et d’instructeurs ainsi qu’un bataillon d’infanterie dont le mandat était de restructurer complètement l’armée de la Sierra Leone.

Après huit ans de recrutement, d’instruction et de mentorat à tous les grades, ainsi que de perfectionnement des capacités et de réforme au ministère de la Défense, les FARSL étaient prêtes à passer à une phase de maintien en puissance, à commencer par un examen de base mené avec le soutien de l’IMATT. Cet examen a, entre autres, mené aux décisions de réduire les FARSL à 8 500 membres, tous grades confondus, de produire un plan de sécurité nationale et d’ajouter une aile maritime.

En 2009, le gouvernement de la Sierra Leone a été en mesure d’offrir pour la première fois des troupes dans le cadre d’une opération de maintien de la paix et, en juillet 2009, les FARSL ont déployé une compagnie de reconnaissance de secteur pour travailler avec la Mission des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD). Après cinq rotations au total, le contingent a été redéployé à la Sierra Leone en février 2013.

En 2011, le gouvernement de la Sierra Leone s’est engagé à déployer un bataillon d’infanterie (850 militaires) dans le cadre de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Le bataillon a complété sa formation de pré-déploiement en septembre 2012. Pour les FARSL, cette mission représente une occasion d’apprendre et d’acquérir de l’expérience opérationnelle, ainsi que de se rééquiper. La première force opérationnelle de l’AMISOM doit se déployer en 2013.

En décembre 2012, le Royaume-Uni a approuvé le retrait de l’IMATT par le 31 mars 2013 à cause de l’accroissement des capacités des forces armées de la Sierra Leone.

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