Opération Sirona

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L’opération Sirona était la composante militaire de la contribution pangouvernementale canadienne pour combattre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Le personnel des Forces armées canadiennes (FAC) venait en renfort des efforts déployés par le Royaume-Uni (R.-U.) pour combattre la propagation de la fièvre hémorragique Ebola (FHE) en Sierra Leone. La mission a pris fin le 30 juin 2015.

Le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD) était le ministère responsable des efforts du Canada contre l’Ebola.

La force opérationnelle

Trois roulements de personnel ont été envoyés et un total de 79 membres du personnel de soutien et de soins médicaux ont été déployés à l’unité de traitement de Kerry Town (Kerry Town Treatment Unit [KTTU]) du R.-U., à Kerry Town, en Sierra Leone, situé au Sud de la capital, Freetown.

Les membres des FAC collaboraient avec leurs homologues militaires du R.-U. pour traiter les travailleurs de la santé étrangers locaux et internationaux qui ont été exposé au virus Ebola.

En Afrique de l’Ouest, les membres des FAC portaient un équipement de protection individuelle et suivaient les protocoles de sécurité afin de minimiser les risques d’être infecté par l’Ebola.

L’entraînement préalable au déploiement

Les membres des FAC ont suivi un entraînement complet avant leur déploiement. La première étape de l’entraînement préalable au déploiement, à la BFC Petawawa.

La seconde étape consistait en de l’entraînement au centre d’entraînement des services médicaux de l’Armée (Army Medical Services Training Centre [AMSTC]) à Strensall, au R.-U. L’entraînement comptait notamment :

  • Des lectures d’experts sur les maladies infectieuses (y compris l’Ébola);
  • Des lectures de travailleurs de la santé avec de l’expérience du travail en Sierra Leone;
  • De l’entraînement de sensibilisation aux cultures;
  • Des scénarios pratiques dans une simulation d’un centre de traitement de la FHE;Un exercice final de confirmation de l’entraînement et pour confirmer que le personnel a les compétences nécessaires pour opérer de façon sécuritaire dans un centre de traitement de l’Ebola.

Contexte de la mission

En 2014, l’épidémie du virus Ebola est l’apparition la plus mortelle de la maladie depuis sa découverte en 1976. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que près de 27 500 personnes ont été infectées au cours de l’épidémie, et que plus de 11 000 de ces cas se sont avérés fatals. L’ampleur de l’épidémie a dépassé les capacités des cliniques locales et des travailleurs en santé.

Le Libéria, la Guinée et la Sierra Leone ont été les pays les plus touchés. Des cas ont aussi été confirmés en France, en Allemagne, en Italie, au Pays-Bas, au Nigeria, en Norvège, au Mali, au Sénégal, en Espagne, en Suisse, au Royaume-Uni puis, aux États-Unis.

Ligne du temps de l’épidémie

  • Décembre 2013 – une jeune fille meurt de la maladie dans le Sud-Est de la Guinée.
  • Mars 2014 – Des cas sont signalés pour la première fois au ministère de la Santé de Guinée et à Médecins sans frontières.
  • Mai 2014 – On a confirmé que la maladie a traversé la frontière de la Guinée au Libéria et en Sierra Leone.
  • 8 août 2014 – L’OMS déclare la situation une urgence de santé publique internationale.
  • 18 septembre 2014 – Le Conseil de sécurité des Nations Unies tient sa première réunion d’urgence sur une crise de santé publique et déclare l’épidémie d’Ebola une menace à la paix et à la sécurité.
  • 19 septembre 2014 – L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à l’unanimité la résolution 69/1 pour appuyer la création de la Mission des Nations Unies pour l'action d'urgence contre l’Ebola (MINUAUCE).

Réponse du Canada

Le gouvernement du Canada a contribué plus de 110 millions de dollars pour appuyer des interventions touchant la santé, l’aspect humanitaire et la sécurité en vue de traiter la propagation de la maladie.

À l'heure actuelle, le Canada assure le suivi de l'éclosion de la maladie du virus Ebola en collaboration avec les partenaires internationaux, dont :

  • l’Organisation mondiale de la santé;
  • le Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis (en anglais seulement);
  • le Réseau mondial d’information en santé publique.

Les efforts sont coordonnés par la Mission des Nations Unies pour l'action d'urgence contre l'Ebola (MNUAUE) et grâce aux partenaires humanitaires d'expérience au sein du système des Nations Unies et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Ligne du temps de la mission

  • 3 et 8 octobre 2014 – Un CC177 Globemaster de l’ARC a transporté du personnel britannique et de l’équipement de East Midlands, au Royaume-Uni, à Freetown, en Sierra Leone.
  • 27 novembre 2014 – Le gouvernement du Canada  annonce l’opération Sirona.
  • 20 décembre 2014 – Les membres des FAC arrivent en Sierra Leone.
  • 30 décembre 2014 – La force opérationnelle des FAC débute l’opération à l’unité de traitement de Kerry Town du R.-U. en Sierra Leone.
  • 20 février 2015 – Le deuxième roulement du personnel médical des FAC arrive en Sierra Leone.
  • 6 mars 2015 – Le premier roulement du personnel médical des FAC rentre au Canada.
  • 20 avril 2015 – Le troisième roulement du personnel médical des FAC arrive en Sierra Leone.
  • 8 mai 2015 – Le deuxième roulement du personnel médical des FAC rentre au Canada.
  • 30 juin 2015 – le gouvernement du Canada annonce la fin de l’opération Sirona.

Opérations précédentes des FAC en Sierra Leone

Opération Sculpture (2000-2013) – La force opérationnelle Freetown faisait partie de l’équipe militaire internationale consultative en matière d’instruction (IMATT), un effort multinational dirigé par la Grande-Bretagne visant à aider le gouvernement de la Sierra Leone à mettre sur pied des forces armées efficaces et responsables sur le plan démocratique.

Opération Reptile (1999-2005) – Déploiement de membres des FAC à titre d’observateurs militaires des Nations Unies dans le cadre de la mission des Nations Unies en Sierra Leone, qui vise à obtenir une paix et une stabilité régionales par le biais d’un désarmement, d’une démobilisation et d’une réintégration des forces.

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