Exercice Rim of the Pacific

L’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC) est le principal exercice maritime international au monde et comprend des pays ayant un intérêt commun pour la région de la côte du Pacifique. L’exercice RIMPAC est mené chaque deux ans dans les îles hawaïennes et à Pearl Harbour.

But

Le RIMPAC est une importante occasion d’entraînement qui permet :

  • de renforcer l’interopérabilité entre les forces participantes;
  • d’améliorer l’état de préparation pour une vaste gamme d’opérations possibles;
  • de renforcer les partenariats interarmées.

Objectifs du Canada

Le Canada a participé à tous les exercices RIMPAC depuis ses débuts en 1971. Cet exercice biennal permet à tous les services (Armée canadienne, Marine royale canadienne et Aviation royale canadienne) de s’entraîner dans un environnement interarmées de concert avec leurs alliés et leurs partenaires internationaux.

Les forces interarmées déployées dans le cadre du RIMPAC sont composées de personnel et de ressources provenant de l’ensemble du Canada, et peuvent provenir d’une partie ou de l’ensemble des principaux responsables de la mise sur pied de la force des Forces armées canadiennes.

Les objectifs des FAC au cours de l’exécution du RIMPAC sont les suivants :

  • préparer et mettre en place des plans pour permettre à l’armée, à la marine et à la force aérienne de travailler comme force interarmées dans le contexte de la coalition multinationale;
  • améliorer la capacité des FAC à mener des missions internationales conformément aux buts du gouvernement du Canada;
  • développer des compétences et des procédures conçues pour encourager l’exploitabilité, l’état de préparation, la communication avec les partenaires et les capacités d’intervention en cas de crise.

Contexte

Le RIMPAC a commencé en 1971 à titre d’exercice annuel. Depuis 1974, l’exercice a lieu chaque deux ans. Le Canada, les États-Unis et l’Australie sont les seules nations qui ont participé à chaque exercice depuis ses débuts.

D’autres nations ont participé au RIMPAC, notamment : le Chili, la Colombie, la France, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, le Mexique, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pérou, les Philippines, la République de Corée, Singapore, la Thaïlande, les Tonga et le Royaume-Uni.

La région

La région de la côte du Pacifique est un carrefour d’activités internationales et une région très importante sur le plan du commerce international. La région est trop vaste pour être surveillée par seulement un pays; il faut donc que plusieurs pays collaborent ensemble pour la surveiller et répondre à ses besoins uniques.

L’océan Pacifique demeure une région importante pour les intérêts canadiens; en effet, le Canada fait davantage de commerce dans la région du Pacifique que dans celle de l’Atlantique.

Phases de l’exercice

L’exercice RIMPAC se déroule en trois phases : la phase portuaire, la phase d’entraînement à l’intégration des forces et la phase libre action. Chaque phase offre une expérience d’apprentissage différente et permet aux militaires d’assumer une variété de postes de leadership.

La phase portuaire est conçue pour créer des relations professionnelles et personnelles entre des représentants de différentes nations. Les membres du personnel ont l’occasion de se rencontrer directement lors de séances d’information, d’entraînement et de planification détaillée. Le but est de permettre aux participants d’apprendre à connaître leurs partenaires d’exercice, de finaliser les détails et de mettre en place un environnement opérationnel réussi et professionnel.  

La phase d’entraînement à l’intégration des forces comprend un programme d’entraînement structuré et détaillé qui permet aux participants de travailler au niveau de la force opérationnelle. Cette phase met à l’essai la capacité de chaque pays à travailler dans un contexte de commandement et de contrôle robuste et multinational. Elle comprend aussi les exercices suivants :

  • tirs de canons et de missiles réels;
  • interceptions en mer et arraisonnements;
  • guerre anti-navire;
  • guerre anti-sous-marin;
  • guerre sous-marine et manœuvres maritimes;
  • défense aérienne et débarquement amphibie;
  • élimination d’explosifs et de munitions;
  • plongée et récupération;
  • déminage.

Alors que la phase d’entraînement à l’intégration des forces vise à développer les compétences des unités participantes, la phase libre action met à l’essai ces compétences au moyen d’un scénario. Les commandants de composantes et les unités subalternes interviennent dans le cadre de scénarios de plus en plus intenses, y compris des situations réalistes auxquelles les pays pourraient faire face sur la côte du Pacifique. Ainsi, les unités et le personnel participants sont confrontés à des opérations difficiles dans l’ensemble du spectre, qui traitent des menaces aériennes, terrestres, sous‑marines et de surface.

Déploiements antérieurs

2016

2016

Le Canada a pris part au plus important exercice maritime international, soit l’exercice RIMPAC 2016, du 30 juin au 4 août 2016. Plus de 1 500 marins, militaires et aviateurs canadiens ont participé à l’exercice dirigé par la United States Navy dans la région des îles Hawaï et de la Californie du Sud. Cette année, l’exercice a rassemblé 25 000 membres du personnel, 45 navires, cinq sous‑marins et plus de 200 aéronefs provenant des forces armées de 27 pays. 

Il s’agissait de la 25e édition de l’exercice, qui a lieu tous les deux ans. Les Forces armées canadiennes (FAC) ont déployé :

  • Une composante maritime composée de quatre navires (les NCSM Calgary, Vancouver, Saskatoon et Yellowknife), une équipe de plongeurs‑démineurs de la Marine royale canadienne (MRC) ainsi qu’une équipe de logistique avancée;
  • Une composante au sol comprenant une compagnie d’infanterie provenant du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment, basé à Valcartier, au Québec;
  • Une force opérationnelle aérienne constituée de plusieurs aéronefs (huit CF188 Hornet, un CC130 Hercules, et un CP140 Aurora), d’un détachement d’hélicoptères maritime  et d’un détachement d’aviation tactique de quatre CH146 Griffon et deux CH147 Chinook;
  • Plus de 1 500 militaires et de nombreux membres du personnel du commandement, de l’état-major et du soutien.

Voici les membres des FAC qui étaient déployés dans le cadre de RIMPAC 2016

2014

2014

Le RIMPAC 2014 a eu lieu entre le 26 juin et le 1er août 2014 dans la région d’Hawaï et du Sud de la Californie. Le Canada a déployé :

plus de 1,000 militaires;

  • un groupe-compagnie composé d’une compagnie de fusiliers provenant du 3e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, basé à Edmonton, en Alberta;
  • trois navires (le NCSM Calgary, le NCSM Nanaimo et le NCSM Whitehorse);
  • un sous-marin (le NCSM Victoria); et
  • de nombreux aéronefs (six CF188 Hornet, un CC130 Hercules, un CC150 Polaris et trois CP140 Aurora).

Des membres supérieurs des Forces armées canadiennes ont occupé plusieurs postes de direction clés, dont les suivants :

  • le contre‑amiral Gilles Couturier était le commandant du Commandement de la composante maritime des forces de la coalition (CCMFC);
  • le colonel Dave Lowthian était le commandant adjoint de la composante aérienne de la Force multinationale (cmdtA CAFM);
  • le colonel Iain Huddleston était le commandant adjoint de la Force opérationnelle multinationale (cmdtA CTF) 172.

En tout, le RIMPAC 2014 comprenait 47 navires, six sous‑marins, plus de 200 aéronefs et environ 25 000 personnes provenant de 22 nations, y compris : l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, la Colombie, la France, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, le Mexique, les Pays-Bas, la Nouvelle‑Zélande, le Norvège, la République populaire de Chine, le Pérou, la République de Corée, la République des Philippines, Singapour, les Tonga, le Royaume-Uni et les États-Unis.

2012

2012

En 2012, l’exercice s’est déroulé entre le 29 juin et le 3 août. Le Canada a déployé :

  • plus de 1 400 militaires;
  • deux navires de la Marine royale canadienne (NCSM Algonquin et NCMS Ottawa);
  • un sous‑marin (NCSM Victoria);  
  • trois navires de défense côtière (NCSM Brandon, NCSM Saskatoon et NCSM Yellowknife).  

Les officiers militaires canadiens ont détenu trois postes supérieurs lors du RIMPAC 2012. C’était la première fois que des officiers non-américains commandaient des composantes de la force opérationnelle multinationale au cours de l’exercice.

  • le contre‑amiral Ron Lloyd était commandant adjoint de la force opérationnelle multinationale;
  • le brigadier-général Michael Hood était commandant de la composante aérienne de la force multinationale; 
  • le commodore Peter Ellis était commandant de la force opérationnelle multinationale 176 – un groupe opérationnel amphibie mené par le USS Essex.

En tout, le RIMPAC 2012 comprenait 42 navires, six sous‑marins, plus de 200 aéronefs et 25 000 participants. Parmi les pays participants : l’Australie, le Chili, la Colombie, la France, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, le Mexique, les Pays-Bas, la Nouvelle‑Zélande, la Norvège, le Pérou, les Philippines, la République de Corée, Singapour, la Thaïlande, les Tonga, le Royaume-Uni et les États‑Unis.

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