Historique

L’armée canadienne œuvre dans le Nord depuis l’époque de la Troupe de campagne du Yukon, une formation de volontaires fondée en 1898. La Troupe a aidé la Police montée du Nord-Ouest à maintenir la loi et l’ordre durant la ruée vers l’or.

Après son départ, il a fallu attendre jusqu’en 1923 avant de revoir un soldat dans le Nord, soit lorsque des agents de communication du Corps royal canadien des transmissions ont mis sur pied les premières stations du Réseau radiophonique des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon. Ce réseau est demeuré en service durant toute la Deuxième Guerre mondiale, étant donné les développements commercial et industriel au Yukon et dans la vallée du Mackenzie. 

Dans les années 1930, l’Aviation royale du Canada a entrepris d’établir la cartographie du Nord, notamment dans la région de Churchill, afin d’appuyer la planification de l’ouverture d’un port d’expédition océanique. La surveillance aérienne s’est ensuite accrue considérablement au début de la guerre froide, dans les années 1940.

Au cours des années 1930, l’Aviation royale du Canada a mené de façon sporadique des opérations aériennes civiles dans le Nord, explorant jusqu’au point le plus septentrional du continent, sans toutefois atteindre l’archipel Arctique.

Ce n’est que dans les années 1950, soit après quatre décennies d’existence, que la Marine royale du Canada a découvert le Nord canadien. C’est également à cette époque que le gouvernement du Canada a fait construire un navire de patrouille arctique pour la Marine (le NCSM Labrador), lequel deviendra plus tard le premier navire de guerre à traverser le passage du Nord-Ouest. En 1954, le NCSM Labrador (n° de fanion : AW 50), sous les auspices de la Marine royale du Canada, a été cédé à la Garde côtière canadienne, qui entreprend alors ses opérations de déglaçage.

Dans les années 1950, alors que l’intérêt pour le domaine militaire atteignait son apogée, on entamait la construction du réseau d’alerte avancé, un projet commun du Canada et des États-Unis. Cet intérêt a ensuite rapidement décru de telle sorte qu’en 1970, les Forces armées canadiennes se sont vues confier comme mission principale d’exercer la souveraineté, notamment dans le Nord. En 1975, les Forces armées canadiennes s’étaient déjà établies de façon permanente dans le Nord grâce à la mise sur pied d’un quartier général à Yellowknife (T.N.-O.) appelé « Secteur du Nord des Forces armées canadiennes ».

De nos jours, la présence militaire dans le Nord est désormais la responsabilité du Commandement des opérations interarmées du Canada. Ce dernier dirige six sous-commandements, dont la Force opérationnelle interarmées (Nord).

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