Récit des FAC : Le major (Hammy) Hamalainen raconte son expérience en tant que mitrailleur de porte au cours des opérations au Koweït

Vidéo / Le 4 avril 2016

Transcription

Major Hamalainen
(Transcription finale – le 22 mars 2016)

Je suis le major Jon Hamalainen. En 1990, à l’époque de la première guerre du Golfe, j’étais un jeune adjudant de 28 ans. Je faisais partie du 423e Escadron de Shearwater à bord du NCSM Athabascan. Le 24 août 1990, nous avons levé l’ancre pour aller participer à une guerre dont nous ne savions rien.

Pendant combien de temps nous partions? Personne ne le savait. Nous avons laissé nos familles derrière nous. À bord du Athabascan, j’étais aux commandes de détecteurs électroniques aéroportés. J’étais le plus haut gradé de trois militaires du rang volant à l’arrière d’un Sea King. Nos tâches étaient bien différentes de celles dont nous avions l’habitude en vol. Les mitrailleurs de bord avaient repris du service; il n’y en avait jamais eu dans les Sea King auparavant, mais ils étaient de retour, car nous devions assurer la protection du navire et de son équipage, et veiller à ce que les navires qui s'approchaient de la force opérationnelle maritime ne nous attaquent pas.

La Force aérienne a réappris à mener des combats, parce qu’elle n’en avait pas fait depuis très longtemps. Elle a dû s’adapter, évoluer et se moderniser; elle a dû apprendre à réagir autrement. Vingt-cinq ans plus tard, on constate que la Force aérienne se trouve toujours en zones de guerre et de conflit. La situation n’a pas changé, mais elle a permis à la Force aérienne de s’améliorer et d’entrer dans l’ère moderne.

La guerre du Golfe étant presque terminée, les équipages des trois hélicoptères Sea King à bord ont tiré une mission à la courte paille, et c’est mon équipage qui l’a remportée. Nous devions traverser Riyad pour atteindre la Ville de Koweït, y atterrir et escorter l’ambassadeur Anderson à l’ambassade canadienne, pour qu’il hisse de nouveau le drapeau au Koweït. C’était très effrayant de voler au milieu des flammes et de la fumée avant d’atterrir dans un aéroport complètement détruit par des bombes à dispersion, mais c’était sans doute très excitant aussi. Je m’en souviens encore aujourd’hui, et je ne l’oublierai jamais!

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