Ravitaillements air-air dans le cadre de l’exercice RIMPAC 2014

Vidéo / Le 5 août 2014

Ravitaillements air-air effectués par un CC130T Hercules de l’Aviation royale canadienne (ARC) et un avion CC150T Polaris, dans le cadre de l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC). Le Hercules ravitaille des CF188 Hornet de l’ARC tandis que le Polaris ravitaille des F/A-18 Super Hornets de la Marine des États-Unis.      

L’avion CC150 Polaris derrière moi est utilisé pour le transport aérien stratégique des Forces armées canadiennes, il transporte des dignitaires, des troupes et de l’aide humanitaire partout dans le monde. C’est aussi un ravitailleur en vol. Donc, nous fournissons du soutien de première ligne à la force de combat et aux participants étrangers, ici à RIMPAC, pour leur livrer des milliers de livres de carburant pour prolonger leur vol. Nous sommes donc considérés comme un multiplicateur de force. Nous permettons aux chasseurs de passer plus de temps sur zone, en leur servant de station d’essence aérienne, si vous voulez.   

Notre avion est basé à Winnipeg, et la moitié de nos missions sont des ravitaillements air-air, et l’autre moitié, des missions de recherche et sauvetage. Ici, à RIMPAC, nous travaillons avec nos chasseurs canadiens, mais aussi avec des F-18 de la Marine américaine, et la plupart de nos missions se passent au-dessus de l’eau, alors ils prennent leur transporteur aérien et nous rejoignent directement pour prendre notre carburant; ils peuvent ainsi réaliser une plus longue mission qui n’aurait pas été possible autrement. 

Quand nous faisons un exercice avec des F18 de Bagotville ou de Cold Lake, normalement, il n’y a pas grand-chose qui se passe, alors nous serons le seul ravitailleur ici, avec quelques chasseurs. C’est beaucoup plus complexe, on crée des routes dans le ciel, différents secteurs d’entraînement, différentes routes de ravitaillement, il y a donc beaucoup plus de parties en mouvement dans un exercice comme celui-ci. Il y aura de nombreux ravitailleurs, ici à RIMPAC, il y aura une centaine de sorties par jour, donc beaucoup d’avions en mouvement, en vol.

RIMPAC est un exercice très complexe, et nous travaillons avec des pays avec qui on ne travaille pas souvent, et tous les avions ont des cadences de déchargement différentes, différentes procédures, différentes politiques concernant le ravitaillement en vol, donc on doit apprendre comment travailler avec eux.      

L’avion que vous voyez derrière moi est équipé de deux nacelles de ravitaillement  sur l’extérieur des ailes, qui sont raccordées à nos réservoirs de carburant, dans le ventre. À l’endroit où on mettrait normalement les bagages et les marchandises, il y a quatre énormes réservoirs centraux qui traversent toute la tuyauterie et, magie, là, on allonge les boyaux, les boyaux en caoutchouc, avec un cône, un panier, un cône qu’on appelle, au bout, et les destinataires ont une perche qu’ils peuvent allonger à partir du nez de l’avion. Bref, ils ne font que se raccorder, plus ou moins, ils font monter le panier et le raccordent à un boyau pour avoir du carburant.           

C’est vraiment délicat, les pilotes de chasseurs et l’équipage des ravitailleurs doivent exécuter des manœuvres très précises, ça prend beaucoup de coordination et, comme vous pouvez l’imaginer, le panier n’est pas toujours stable pour eux là-haut. La météo peut jouer un grand rôle dans la visibilité, la manœuvre des deux avions pour qu’ils restent dans leur zone respective, considérant l’ensemble du RIMPAC, où vous avez de nombreuses formations opérant dans différentes régions, différents espaces aériens.

Nous avons un réservoir de fuselage dans l’avion, qui occupe pratiquement toute la soute. Il nous donne un extra de 23 000 livres de carburant, et avec les pompes supplémentaires, on peut leur fournir notre carburant beaucoup plus vite. Comme notre avion est plus lent et que les F18 sont plutôt rapides, nous devons accélérer jusqu’à 220 nœuds, puis on déploie nos boyaux de nos nacelles, qui se trouvent sur la partie extérieure de l’aile. Le boyau mesure 74 pieds de long et il y a un panier au bout; le F18 se raccorde avec sa perche rétractable, et on peut leur fournir du carburant à raison d’environ 2000 livres par minute.       

C’est très excitant de travailler avec plus de 20 pays, et des pays qu’on ne voit pas souvent.

J’adore mon travail.

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