Récit des FAC : C’est la fin du début au CMRC pour Élève-officier Marie-Claire Pharand!

Vidéo / Le 12 août 2016

Transcription

Moi j’suis une personne qui, qui, qui met tout le temps les choses un peu plus grosses qu’elles le sont. Donc j’vais être stressée. C’est certain que je vais avoir probablement des petites cartes de préparées pour quoi leur dire, la première rencontre avec ma troupe. Je suis l’élève-officier Marie-Claire Pharand, je suis une quatrième année au Collège Royal Militaire du Canada. Cette fin de semaine c’est l’événement de fin d’année et de graduation. De pratiquer toute la semaine pour la parade de commission. Donc, beaucoup d’exercices élémentaires, des longues journées.  

Puis on a la remise de diplôme aujourd’hui. Y’a ce soir aussi, la « sunset parade », « sunset ceremony » que ça s’appelle. Moi j’ai choisi le collège militaire parce que d’abord mes deux parents c’est des anciens militaires, des anciens officiers donc j’en avais entendu parlé.  J’avais grandi dans les valeurs un peu militaires sans vraiment être baignée complètement là-dedans. Étant donné que mes parents avaient déjà pris leur retraite. Mais donc quand je suis arrivée au secondaire mes parents ont décidé de m’amener visiter, juste pour me donner le goût, pour me montrer de quoi ça avait l’aire. Puis ça m’a beaucoup intéressé. Je me suis dit j’vais l’essayer. J’ai quand même une année de jeux, si je n’aime pas ça je peux quitter. Finalement j’ai adoré. J’ai rencontré du monde incroyable. J’ai eu beaucoup de belles expériences. Donc j’ai décidé de rester.

Le collège militaire effectivement ce n’est pas une université comme les autres, tout au contraire. On a un horaire beaucoup plus chargé. On a beaucoup de choses à balancer à côté de simplement l’école, donc. Comme ils aiment bien l’appeler ici, on a quatre piliers. Quatre piliers centraux qui inclus l’académique, le militaire, les sports et le bilinguisme. Donc on doit tout jongler avec ça en plus d’aller à l’école puis obtenir un diplôme universitaire. Je dirais deux jours, un jour à être sous-lieutenant y’a des inquiétudes mais y’a aussi des excitations, des choses que j’ai hâte d’arriver en t’en qu’officier. Je pense que d’abord le fait d’être extrêmement jeune face à une troupe qui a beaucoup d’expérience c’est une de mes inquiétudes. Je veux être respectée, que les gens comprennent que oui je viens de commencer mais que je peux quand même apporter quelque chose. On ne veut toujours pas se mettre les pieds dans les bottines pi dans les lacets c’est certain. Pour moi la plus grande leçon que j’ai apprise au collège militaire c’est certainement celle de pas oublier de où ont vient. Moi je trouve ça très important d’inculquer à mes subordonnés. Mais aussi à mes pairs. On a commencé comme des recrues, ça pas toujours été facile pi faut jamais oublier ça quand on donne des tâches ou des exercices. ça aussi bien développé notre caractère. On a pris le meilleur et le bien de chacun d’entre nous. Je pense que ça nous a vraiment formés, à faire de nous des bons officiers pour demain.

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