Récit des FAC : En troisième année, elle faisait s’écraser le deltaplane qu’elle avait fabriqué elle-même. Aujourd’hui, la capitaine Shore pilote des appareils lors de missions de sauvetage de l’ARC. #MonRécitFAC

Vidéo / Le 19 août 2016

Transcription

Je suis la capitaine Alexia Shore, et je travaille à Cold Lake au sein du 417Escadron de soutien au combat. Je fais partie des forces armées depuis quinze ans, et je pilote des hélicoptères depuis huit ans. Les sept premières années, j’appartenais au 408e Escadron tactique d’hélicoptères situé à la BFC Edmonton. Je suis allée en Afghanistan en 2011, et j’y ai piloté des Chinooks. J’ai mené 40 missions de combat et effectué près de 250 heures de vol à bord de ces appareils.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu voler. Pas tant à bord d’avions ou d’hélicoptères, mais plutôt de mes propres ailes. Quand j’étais en maternelle, je courais et sautais de la colline de la cour d’école pendant la récréation, m’imaginant que si j’allais assez vite, je parviendrais à voler. En troisième année, j’étais un peu plus maligne et j’ai tenté de fabriquer un deltaplane. Évidemment, je n’avais rien d’une ingénieure; la chose n’est pas allée bien loin, et moi non plus! C’est la dernière fois que j’ai essayé de construire un appareil du genre. À vrai dire, je ne savais pas grand-chose au sujet des forces armées avant de m’enrôler, mais j’y ai trouvé une carrière très enrichissante, souvent difficile, mais tout à fait gratifiante, et je la recommande à quiconque se passionne pour l’aviation.

Je fais partie du 417e Escadron depuis un an, et j’ai participé à deux vraies interventions. La première a eu lieu à la suite de l’écrasement d’un petit avion. Puis, il y a quelques semaines, nous avons été envoyés à Fort McMurray pour prêter main-forte lors des incendies. J’ai pris part à une vraie intervention de SAR là-bas, afin de retrouver un conducteur de VTT perdu. Si vous avez déjà conduit pendant une tempête de neige, fixant les feux arrière du véhicule devant vous et pouvant à peine distinguer la route et la signalisation routière, vous savez que c’est plutôt pénible. Même s’il est possible de voler dans de mauvaises conditions météo, ce n’est vraiment pas une partie de plaisir. Il y avait de plus tellement de circulation dans l’espace aérien, avec tous ces bombardiers à eau et ces hélicoptères qui déversaient de l’eau sur le brasier. Tout le monde devait communiquer par radio et donner sa position constamment. À tout moment, vous pouviez voir jusqu’à quinze appareils dans votre environnement immédiat. L’espace aérien était très, très achalandé, et les radios n’ont jamais été si occupées, à ma connaissance.

L’équipage et moi avons effectué des recherches pendant un peu plus d’une heure avant de manquer de carburant et de devoir revenir. Heureusement, le second équipage qui a poursuivi les recherches est parvenu à repérer l’homme, à atterrir, à le secourir et à le ramener à sa famille. C’était donc une chouette réussite pour nous, et nous étions heureux de savoir que l’homme allait bien. Même si ce n’est pas moi qui l’ai trouvé, ce qui m’aurait plu, j’étais contente que l’équipage qui a pris la relève l’ait fait.

Nous faisons tout ce que nous pouvons pour aider la population ou les forces armées. En Afghanistan, nous étions très utiles. Chaque fois que nous effectuions un vol, nous faisions en sorte que moins de gens se trouvent sur la route. Il était bon de savoir que nous pouvions concrètement protéger des gens du danger. Et là-bas comme à Fort McMurray pendant les incendies, nous étions sur appel pour aider de toutes les manières possibles.

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