Récit des FAC : Lorsque dame Nature s’est déchaînée contre le Népal, l’EICC était prête à être déployée et à porter secours à la population.

Vidéo / Le 31 mai 2016

Transcription

À la fin Avril 2015 y’a eu un tremblement de terre de magnitude 7,8 qui a touché le Népal dans la région de Kathmandu. ça causé passablement de destruction autant autour de la capitale que dans la périphérie.  Donc c’est un pays aux ressources relativement limitées qui était vraiment dans un état de crise. Et puis qui avait besoin d’aide.

Je m’appelle adjudant- maitre Jules Bérubé cinquième ambulance de campagne Val Cartier.  L’équipe d’intervention en cas de catastrophe, c’est une équipe composée d’environ 200 personnes principalement militaires et qui proviennent de différentes organisations, différents unités. Donc il y a du personnel médical, des ingénieures de combat, de l’infanterie, des gens des communications, des forces aériennes bien sûres pour les hélicoptères et même des pompiers pour faire la recherche et sauvetage et sont hautement qualifié et équipé de façon à pouvoir faire les interventions dans les premières heures, les premiers jours du désastre. Puis les gens doivent être prêts à déployer évidemment à tout moment au même titre que les pompiers par exemple. Et puis ça a des implications. Ont avait différentes équipes médicales sur le terrain, certaines centralisées dans la capitale à Kathmandu. D’autres qui étaient déployés un peu plus loin en périphérie dans des endroits difficiles d’accès il faut dire. Il faut comprendre que le terrain au Népal c’est extrêmement montagneux. C’est extrêmement difficile d’accès. Et c’est encore plus vrai suite à une catastrophe comme ça qui coupe les routes. Donc c’est nous qui avons dû se rendre pour prodiguer les soins. Donc le tremblement initial était d’une magnitude de 7,8. Y’a eu une réplique de 7,3 donc le fait qu’ont avait notre équipe immédiatement sur le terrain, l’EICC des Forces armées canadiennes c’est déployée très rapidement dans les minutes qui ont suivi ce deuxième séisme là. Nos gens sur le terrain à ce moment-là ont fait une différence énorme. Le travaille et la compétence des équipes médicales Canadiennes a été saluée et reconnue par tout le monde. Je suis très très fière de nos équipes. La personne dont la vie a été sauvée grâce à notre équipe, cette personne là ou cette famille là, c’est peut-être un pourcent ou moins d’un pourcent de tous les gens qui ont reçu de l’aide. Mais pour eux ça ne fait pas un pourcent de différence. Pour eux ça fait cent pourcent de différence.

Un des souvenirs de mission que j’ai, j’avais des para-médique qui étaient déployé sur le terrain pour venir en aide à des villageois isolés mais dans ce village là il y a des ruines, des pans de mur, qui commençaient à s’effondrer un peut partout. Les gens courraient dans tous les sens. Et puis il y avait des enfants qui étaient attirés autour d’une des para-médiques sur le terrain, elle-même une mère de famille, de jeunes enfants ici, et puis plutôt que de laisser les enfants courir d’un côté et de l’autre elle les a regroupées. Et puis elle, pi un autre médique, se sont fait un rempart pour protéger ces enfants-là. Ils ont véritablement fait un geste comme ça, un réflexe mais héroïque et qui a fait véritablement une différence. C’est une expérience qui fait changer la vie littéralement.  De voir la puissance de la nature on réalise qu’on est bien peu de chose. 

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