Stratégie de défense Le Canada d’abord

Rebâtir les Forces Canadiennes

Pour devenir une armée moderne de premier plan et être à la hauteur des visées du gouvernement, les Forces canadiennes doiventêtre entièrement intégrées, souples, polyvalentes et aptes au combat. En tant qu'élément clé dans un contexte pangouvernemental, elles doivent aussi contribuer au maintien de la sécurité tant nationale qu'internationale.

Les décisions du gouvernement à l'égard de la relance des Forces canadiennes sont en partie fondées sur l'expérience acquise dans les missions récentes au Canada et à l'étranger, en particulier en Afghanistan. En effet, le cas de l'Afghanistan a démontré l'importance d'avoir une force armée qui puisse fonctionner et être maintenue en puissance loin de son pays et dans un environnement difficile, et qui soit capable de s'adapter rapidement aux nouvelles menaces et aux changements de conditions sur le terrain. Les leçons retenues continueront de contribuer à l'élaboration de la doctrine et à l'établissement des besoins en capacités dans le futur.

L'expérience opérationnelle a démontré que le meilleur moyen de donner au gouvernement un maximum de souplesse pour qu'il puisse relever tous les types de défis en matière de sécurité, c'est de maintenir l'équilibre entre les quatre piliers sur lesquels reposent les capacités militaires : le personnel, l'équipement, la disponibilité opérationnelle et les infrastructures. La Stratégie de défense Le Canada d'abord cible les besoins des Forces canadiennes relativement à ces quatre piliers, en se fondant sur les progrès réalisés depuis 2006.

Ce tableau indique le nombre total de membres des FC de 2000 à 2008 ainsi que leur nombre total prévu entre 2008 et 2028.

1. Personnel

Le défi :
À la fin de la guerre froide, les Forces canadiennes avaient dans la Force régulière un effectif total de quelque 89 000 militaires. Au moment où ce chiffre chutait à moins de 60 000 dans les années 1990, le rythme opérationnel s'est considérablement accru à la même époque, assujettissant le personnel des Forces canadiennes à d'énormes pressions. La fatigue opérationnelle, combinée à la réalité démographique du vieillissement de l'effectif, a fini par donner une « force creuse ». Par rapport aux nouvelles exigences et à la nécessité de réagir aux crises nouvelles et imprévues, les Forces canadiennesont besoin d'un plus grand nombre de recrues compétentes et possédant des connaissances et des aptitudes adaptées au contexte actuel.

Malgré l'augmentation de la force, leur effectif actuel étant d'environ 64 000 de la Force régulière et 26 000 réservistes, les Forces canadiennes ont toujours de la difficulté à mener des opérations d'envergure au pays et à l'étranger.

Le maintien en puissance d'une opération d'envergure

Le maintien de 2 500 militaires des Forces canadiennes en Afghanistan nécessite un bassin de plus de 12 500 personnes, dont 2 500 dans le théâtre des opérations pendant six mois, 5 000 à différentes étapes de leur entraînement, et 5 000 qui récupèrent suite à leur déploiement, donnant aux soldatsun minimum de 12 mois entre les déploiements.

En outre, il faut environ 10 000 employés civils et militaires de plus au Canada pour assurer le soutien de la mission.

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Initiatives précédentes :
Le gouvernement a déjà commencé à remédier à ce problème en finançant une croissance significative de l'effectif. Le budget de 2006 prévoyait des fonds pour accroître l'effectif en activité de la Force régulière à 68 000 personnes et celui de la Réserve à 26 000 personnes. Ces effectifs supplémentaires aideront à assurer le maintien en puissance des opérations internationales dans les années à venir et permettront aux Forces canadiennes de contribuer à la sécurité des Jeux olympiques de 2010 à Vancouver.

Quoi de neuf :
La Stratégie de défense Le Canada d'abord donne accès aux ressources nécessaires pour augmenter l'effectif de la Force régulière à 70 000 membres et celui de la Réserve à 30 000 membres. Ainsi, les Forces canadiennes auront un effectif total de 100 000 militaires pour atteindre les objectifs du gouvernement en matière de défense au Canada, sur le continent américain et sur la scène internationale, tout en étant mieux préparées à poursuivre leur croissance. Cette expansion leur permettra aussi de renforcer leurs principales capacités interarmées et habilitantes, en particulier sur le plan des techniciens médicaux et des techniciens de maintenance, des spécialistes de la surveillance, de la reconnaissance et du renseignement, ainsi que des forces d'opérations spéciales.Il s'agit d'une entreprise d'envergure : le coût annuel d'une augmentation de 1 000 réguliers est d'environ 150 millions de dollars, sans compter l'équipement connexe, les infrastructures et la formation qui vont de pair avec l'expansion. En tout, un peu plus de 50 p. 100 du budget de la Défense nationale est consacré au personnel.

2. Équipement

Le défi :
D'importantes coupures dans le budget de la Défense au cours des années 90 ont amené à la dégradation générale de l'équipementdes Forces canadiennes, et ce, dans les trois services. À titre d'exemple, la Marine a été obligée de se débarrasser d'un de ses trois navires ravitailleurs et d'un de ses quatre destroyers; la Force aérienne a dû se départir de près de la moitié de ses aéronefs, y compris des hélicoptères Chinook - qui doivent maintenant être rachetés d'urgence pour la mission en Afghanistan; et l'Armée de terre a perdu une grande partie de ses véhicules de combat et de ses véhicules utilitaires. Dans l'environnement opérationnel contemporain aux multiples dangers, les Forces canadiennes ont besoin d'équipement robuste et moderne pour remplir leurs rôles.

Le personnel : un investissement

  • Le personnel constitue la ressource la plus importante de la Défense. Le ministère de la Défense nationale et les Forces canadiennes comptent beaucoup sur le travail et l'expertise d'un personnel dévoué pour assurer l'efficacité opérationnelle des forces armées.

  • Rebâtir les Forces canadiennes pour en faire une force militaire moderne de premier ordre signifie recruter les « meilleurs » et les « plus brillants » que les collectivités canadiennes ont à offrir.

  • Consciente des problèmes démographiques qui attendent la population active du Canada au tournant des prochaines décennies, la Défense continuera de viser l'excellence par les moyens suivants :

    • En recrutant des candidats compétents qui reflètent la société canadienne et en les gardant;
    • En fournissant de l'instruction technique de calibre mondial et de l'enseignement de haut niveau;
    • En encourageant le développement d'une organisation axée sur le savoir;
    • En fournissant au personnel les meilleurs services de santé possible;
    • En réunissant une équipe de la Défense motivée et efficace formée de réguliers, de réservistes et de civils

D'ici dix à vingt ans, plusieurs flottes importantes vont en être à la fin de leur vie utile, et il faudra les remplacer. Les décisions quant à l'acquisition de nouveaux systèmes clés pour remplacer ces flottes doivent être prises sans tarder.

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Initiatives précédentes :
Au cours des deux dernières années, le gouvernement a investi beaucoup de ressources pour rebâtir les Forces canadiennes et pris des décisions concernant les besoins les plus pressants en équipement tout en poursuivant l'analyse sous-tendant la Stratégie de défense Le Canada d'abord. Pendant cette période, le gouvernement a pris des engagements importants en vue d'acquérir de l'équipement pour lequel le besoin est urgent, dont des aéronefs de transport stratégique C-17 Globemaster et des aéronefs de transport tactique C-130J Hercules, des hélicoptères CH-47F Chinook, des navires de soutien interarmées et des camions pour accroître la capacité de déploiement des forces armées, des chars Leopard 2 modernes et des véhicules renforcés contre les mines pour accroître leur aptitude au combat, ainsi que des navires de patrouille extracôtiers de l'Arctique pour leurs opérations dans les eaux du Nord.

Ces acquisitions constituent une base solide pour la poursuite de la modernisation et du renforcement des forces armées, et elles leur permettront de mener leurs opérations plus efficacement et plus sûrement, aussi bien au Canada qu'à l'étranger. Cependant, il faut poursuivre l'effort pour s'assurer que les Forces disposent de tous les outils dont elles ont besoin pour faire leur travail à long terme.

Quoi de neuf :
En se basant sur une évaluation détaillée des besoins, le gouvernement s'engage, au moyen d'un plan qui s'étale sur 20 ans, à renouveler les équipements essentiels des Forces.

Ceux-ci nous permettront de conserver un maximum de souplesse pour contrer toutes les menaces auxquelles le Canada doit faire face. Il s'agit notamment de ce qui suit :

Destroyers et frégates
À compter de 2015, 15 navires pour remplacer les destroyers et les frégates. Tous ces navires auront une conception de coque commune, mais les diverses versions de frégates et de destroyers seront dotées de différents systèmes d'armes, de communication, de surveillance, etc. Ces nouveaux navires permettront aux militaires de continuer de surveiller et défendre les eaux canadiennes et de contribuer de façon significative aux opérations navales internationales.

 

Aéronefs de recherche et sauvetage
À compter de 2015, 17 avions de recherche et de sauvetage à voilure fixe pour remplacer la flotte actuelle d'avions Buffalo et Hercules qui prend de l'âge. Ces nouveaux équipements permettront d'améliorer la capacité d'intervention des militaires pour secourir des Canadiens en détresse sur le vaste territoire de notre pays et sur les océans qui l'entourent.

 

Chasseurs
À compter de 2017, 65 avions de chasse de la nouvelle génération pour remplacer la flotte existante de CF-18. Ces nouveaux chasseurs aideront nos militaires à défendre la souveraineté de l'espace aérien canadien, à demeurer un partenaire fiable dans la défense de l'Amérique du nord à travers NORAD et à donner au Canada une capacité aérienne efficace et moderne pour les opérations internationales.

 

Avions de patrouille maritime
À compté de 2020, 10 à 12 aéronefs de patrouille maritime pour remplacer les avions Aurora. Le nouvel aéronef deviendra partie intégrante d'un système de surveillance raffiné qui comprendra aussi des détecteurs, des véhicules aériens sans pilote et des satellites, et permettra d'assurer la sécurité des approches maritimes du Canada, y compris l'Arctique.

 

Véhicules et systèmes de combat terrestre
L'acquisition progressive d'une nouvelle famille de véhicules et de systèmes de combat terrestre fourniront aux soldats canadiens une capacité robuste et flexible dans les missions à haut risque à l'étranger. Les investissements déjà réalisés dans ce projet fourniront des capacités améliorées qui vont servir en Afghanistan.

 

 

Le remplacement de ces équipements essentiels exigera des investissements de 45 à 50 milliards de dollars en coûts d'acquisition. Selon les principes de la comptabilité d'exercice, ces coûts seront amortis sur la période de vie utile de l'équipement qui va au-delà de l'échéancier de la Stratégie.

En plus de ces programmes majeurs de remplacement de parcs d'équipement, la Défense va continuer à faire des investissements courants dans d'autres projets visant à remplacer du matériel essentiel existant et à améliorer nos capacités. Ces projets vont porter sur les armes individuelles, le matériel de communication et des véhicules logistiques plus petits. La Défense prévoit aussi faire l'acquisition de radars et de satellites pour améliorer ses capacités de surveillance, spécialement dans l'Arctique.

Transformer les progrès scientifiques en capacités militaires est crucial pour réussir des opérations. Les nouveaux équipements qui seront acquis, à savoir les véhicules et systèmes de combat terrestre, les navires de remplacement des frégates et des destroyers et les chasseurs de la nouvelle génération, intégreront les progrès de la technologie. Les nouveaux éléments de commandement et de contrôle exploiteront les progrès réalisés dans les systèmes d'information, notamment la miniaturisation.

3. Disponibilité opérationnelle

Le défi :
La disponibilité opérationnelle fait référence à la souplesse et à l'état de préparation des Forces canadiennes pour se déployer à la demande du gouvernement. Elle englobe les ressources nécessaires pour assurer la maintenance de l'équipement, la tenue de l'entraînement et la préparation des unités en vue des opérations. Au cours des 15 dernières années, les Forces ont été obligées d'économiser à ce chapitre. Des ressources réduites pour l'entraînement et les pièces de rechange, couplées à un rythme opérationnel accru et de l'équipement vieillissant, ont érodé l'état de préparation des Forces canadiennes, c'est-à-dire l'aptitude à entreprendre des opérations à court préavis. Jusqu'à récemment, les ressources allouées au budget d'approvisionnement national, qui couvre le carburant, les munitions, les pièces de rechange et la maintenance, ne répondaient qu'à environ 70 p. 100 de la demande, ce qui entravait grandement la capacité des Forces de s'entraîner et de maintenir un niveau de préparation élevé.

Disponibilité opérationnelle

Depuis le début des années 1990, les ressources destinées à la disponibilité opérationnelle ont été réduites et l'argent redirigé vers des besoins opérationnels de priorité plus élevée. Il en est résulté :

  • une réduction de 30 p. 100 des jours passés en mer
  • une réduction de 40 p. 100 du nombre d'heures de vol moyen des avions annuellement;
  • la capacité d'entraîner seulement 30 p. 100 des forces terrestres jusqu'à un niveau de préparation élevé.

La Stratégie de défense Le Canada d'abord contribuera à renverser cette tendance grâce à des ressources suffisantes pour que le personnel des Forces canadiennes soit prêt à se déployer avec le matériel voulu à l'endroit et au moment où on en a besoin.

La Stratégie de défense Le Canada d'abord

Initiatives précédentes:
Le gouvernement reconnaît que si les Forces canadiennes doivent intervenir avec succès dans des environnementsaussi difficiles et différents que l'Arctique et l'Afghanistan, elles doivent disposer de ressources adéquates pour l'entraînement, les pièces de rechange et le matériel. Les augmentations budgétaires récentes ont commencé à renverser le déclin de la disponibilité opérationnelle et ont permis de financer un plus grand nombre d'exercices pour l'Armée de terre, un plus grand nombre de jours en mer pour la Marine et un plus grand nombre d'heures de vol pour la Force aérienne.

Quoi de neuf :
La mise en oeuvre de la Stratégie, avec son plan qui s'étale sur 20 ans, contribuera à améliorer la disponibilité opérationnelle des Forces canadiennes. Des investissements planifiés, plutôt que ponctuels, vont permettre d'améliorer et d'augmenter l'entraînement du personnel. En outre, ce financement facilitera les choses en permettant d'amener un plus grand nombre de militaires aux niveaux de formation requis et de disposer de tout l'équipement nécessaire pour l'entraînement et pour les opérations. Grâce à cette Stratégie, le gouvernement pourra compter sur des militaires capables de se déployer plus rapidement et avec plus d'efficacité.

4. Infrastructures

Le défi :
La Défense nationale est le plus gros propriétaire que compte l'Administration fédérale. Elle détient les titres d'environ 21 000 bâtiments, 13 500 ouvrages (incluant 5 500 km de chaussées, jetées, secteurs d'entraînement, etc.) et 800 parcelles de terrain qui couvrent 2,25 millions d'hectares, soit quatre fois la superficie de l'Île-du-Prince-Édouard. Plus de la moitié des infrastructures de la Défense ont plus de 50 ans d'âge et une bonne partie de celles-ci ne sont plus adaptées aux besoins opérationnels actuels. La Défense nationale est aussi responsable d'un certain nombre d'édifices historiques et elle applique avec soin un programme visant à promouvoir la gérance de l'environnement, lequel comporte notamment des initiatives de nettoyage approfondi et de remise en état.

Par suite des compressions budgétaires des années 1990, les ressources destinées à l'entretien et au remplacement des infrastructures ont été grandement réduites. C'est pourquoi une bonne partie des infrastructures de la Défense nationale sont vieillissantes et en mauvais état, et il faudra les réparer ou les remplacer au cours des prochaines années.

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Initiatives précédentes:
Le gouvernement se préoccupe de la question des infrastructures depuis 2006. Les acquisitions de nouveaux équipements, tels que les aéronefs C-17 Globemaster et C-130J Hercules, incluent le financement de projets d'infrastructures connexes. Cela signifie que les coûts des nouveaux hangars et des autres installations directement liées à l'acquisition de ces appareils ont déjà été pris en compte dans les coûts d'ensemble de tous ces projets. Cette nouvelle approche assure une incidence moindre sur le grand budget des infrastructures.

Quoi de neuf : Pour faire en sorte que les Forces canadiennes disposent des installations dont elles ont besoin, la Stratégie de défense Le Canada d'abord comporte des mesures qui se traduiront par une amélioration globale de l'état des infrastructures de la Défense à long terme. De façon plus précise, nos militaires tireront profit des nouveaux investissements et de la mise en place d'une approche concertée à l'échelle nationale visant à instaurer une gérance responsable et une saine gestion des risques. En termes concrets, les dépenses annuelles dans ce domaine passeront d'une moyenne de 2,5 p.100 des coûts de remplacement des biens immobiliers de 2000 à 2006, à près de 4 p.100 annuellement pour les vingt prochaines années. Des ressources suffisantes seront prévues pour de futures acquisitions rendues nécessaires par l'application de cette Stratégie afin de construire ou d'améliorer des infrastructures connexes. Dans l'ensemble, la Stratégie vise le remplacement de 25 p. 100 des infrastructures actuelles au cours des dix prochaines années et de 50 p. 100 au cours des vingt prochaines années. Dans les années à venir, la Défense nationale consentira plus d'efforts à la gestion de ses sites patrimoniaux et continuera d'assurer la protection de l'environnement dans l'exercice de ses activités et d'en faire la promotion.

Plan d'investissement

La Stratégie de défense Le Canada d'abord constitue un cadre viable qui regroupe des initiatives touchant les quatre piliers des capacités militaires. Pour s'assurer que les investissements énumérés dans le présent document seront utilisés de façon cohérente, la Défense nationale est en train d'élaborer un plan d'investissement stratégique pluriannuel exhaustif. Ce plan appuiera le ministère de la Défense nationale dans la mise en oeuvre de la Stratégie en l'aidant à gérer la complexité de l'opération visant à équilibrer les ressources investies dans les quatre piliers, incluant le jalonnement des projets clés, pour que de l'équipement ne soit pas livré sans que le personnel nécessaire pour le faire fonctionner ou que l'infrastructure nécessaire à son soutien ne soient disponibles. Ce plan vise à regrouper les demandes de financement provenant de l'ensemble du ministère de la Défense nationale en un plan unique et cohérent et à s'assurer que le calendrier des investissements majeurs corresponde à la disponibilité des fonds. Le plan réduit non seulement les risques d'écarts au plan des capacités, mais assure la viabilité financière du Ministère pour les vingt prochaines années.

La première version du plan sera déposée au Secrétariat du Conseil du Trésor en novembre 2008 dans le cadre d'un projet pilote découlant de la nouvelle politique de cet organisme sur la planification des investissements, qui vise à « optimiser les ressources et à assurer une saine gérance par une planification efficace des investissements ».